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Thorium : signons l’appel pour investir dans les Réacteurs à Sels Fondus (RSF)

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On ne le dit pas assez : des milliers de procédés différents permettent d’obtenir grâce à l’énergie nucléaire une électricité abondante et à faible coût.

Or, pour des raisons avant tout historiques (choix militaires, financiers et politiques), seuls quelques procédés ont été pleinement développés privant ainsi l’humanité d’un énorme potentiel, en particulier celui de disposer de réacteurs nucléaires plus efficaces, plus sûrs et produisant moins de déchets.

Parmi ces options pour un « nucléaire citoyen du futur », les réacteurs à sels fondus utilisant le thorium.

Voici la lettre ouverte lancée par l’association Progrès Nucléaire [1] demandant qu’on attribue 7 millions d’euros, c’est-à-dire 1 % du budget de la R&D du secteur nucléaire, au développement de cette filière. Merci de la signer en envoyant un courriel à info progresnucleaire.org en spécifiant votre nom/prénom/fonction.

Lettre ouverte à :

  • M. Emmanuel MACRON, Président de la République
  • M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre
  • M. François DE RUGY, Ministre de la Transition écologique et solidaire
  • M. Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Économie et des Finances
  • Mme. Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • M. Gérard LONGUET, Président de l’office parlementaire d’évaluation des choix
    scientifiques et technologiques

Lettre Ouverte - Investissons dans les Réacteurs à Sels Fondus

Septembre 2018

Monsieur le Président, le Premier Ministre, Madame et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président de l’OPECST,

Depuis trente ans, la communauté scientifique nous alerte sur l’impasse environnementale des énergies fossiles, qui représentent toujours 85% de notre consommation d’énergie primaire au niveau mondial. Et pourtant, les émissions carbone ont encore augmenté de 1,6% en 2017. Pourquoi ? Les solutions proposées actuellement conduisent à trois impasses.

Première solution, les énergies renouvelables (solaire, éolien) sont utiles à faible échelle pour la production d’énergie décarbonée. Mais elles ne peuvent être déployées à échelle suffisante pour remplacer les énergies fossiles. L’impasse est fonctionnelle et trouve sa source dans l’intermittence de sa production, son coût globalement élevé, le manque de métaux rares nécessaires à sa production et son stockage, et le besoin d’occuper de larges surfaces au détriment de la nature ou d’autres activités. Malgré de gros efforts de déploiement, les énergies renouvelables ne représentent de ce fait que quelques pourcents de l’énergie primaire mondiale.

Deuxième solution, l’efficacité énergétique, ou la décroissance, réduirait nos émissions de CO2. Mais cela ne ferait que reporter de quelques années l’atteinte de niveaux similaires de CO2 dans l’atmosphère. Par ailleurs, pour éviter une impasse humanitaire et des phénomènes de migrations de masse, chaque personne sur la planète doit avoir un accès décent à l’énergie. Il est donc difficile d’allier baisse de la consommation d’énergie avec les besoins énergétiques en forte croissance dans les pays émergents.

Troisième solution, l’énergie nucléaire est actuellement dans une impasse sociétale. Elle est certes très efficiente et pourrait permettre de remplacer rapidement l’ensemble des énergies fossiles. Mais la technologie actuelle est majoritairement rejetée par la société du fait des dangers de contamination radioactive, du problème des déchets, et de son coût.

Pourtant, il existe une autre voie : les réacteurs à sels fondus (RSF), qui bénéficient d’avantages clés dus à l’utilisation d’un combustible liquide. Cette branche technologique de la fission nucléaire a eu des débuts prometteurs dans les années 1950 et 1960, avec un prototype qui a fonctionné avec succès pendant 4 ans aux États-Unis. Mais son soutien politique et financier a été coupé dans les années 1970 au profit des filières à combustible solide dont font partie les réacteurs à eau pressurisée du parc français actuel.

Avantage fondamental du RSF, le danger de contamination radioactive massive dans l’atmosphère en cas d’accident est éliminé conceptuellement. Ses dimensions plus modestes et une conception modulaire permettent par ailleurs d’envisager des coûts beaucoup plus faibles. Cette technologie offre aussi la possibilité de diminuer la production des déchets radioactifs à vie très longue et de recycler notre stock de déchets actuels. Enfin, pilotables à la minute, les RSF pourraient parfaitement complémenter les énergies renouvelables à production intermittente.

A l’étranger, on compte plus d’une dizaine de projets de réacteurs à sels fondus. La Chine mène un projet public financé à hauteur de $3,3 Milliards pour développer et industrialiser un RSF, dont le démarrage du premier prototype est prévu en décembre 2020. Plusieurs startups privées comme Terrestrial Energy (Canada), Moltex Energy (UK) ou Transatomic Power (US) développent différents concepts de RSF. Bill Gates, lui-même, à travers sa startup Terrapower travaille d’arrache-pied pour commercialiser un premier RSF dans les 10 prochaines années avec le soutien financier de l’État américain.

Un projet RSF français innovant permettra de fédérer toutes les énergies autour d’un objectif commun de développement d’une énergie pilotable, sûre, économique et socialement acceptable. Ce projet pourra rassembler les citoyens de tous bords : écologistes, gauche et droite politique, et membres de la filière nucléaire actuelle (EDF, CEA, ASN...).

La France dispose déjà des compétences nécessaires. Elle pourra, avec ce projet d’envergure internationale inspirer une nouvelle génération de chercheurs et d’ingénieurs soucieuse d’agir pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Au CEA, un séminaire en mars 2018 sur les RSF a réuni tous les acteurs de la filière
nucléaire française.

Un rapport est disponible, et un deuxième séminaire est annoncé pour novembre.

Le Directeur de l’Énergie Nucléaire, questionné par Cédric Villani lors d’une audition publique de l’OPECST a récemment répondu : « Si le gouvernement souhaite qu’un programme soit lancé sur les sels fondus, on sera évidemment tout à fait prêt à le faire ».

Les personnes soussignées demandent de ce fait au gouvernement la mise en place pour fin 2018 d’un groupe pour étudier l’opportunité de développer et industrialiser un réacteur à sels fondus.

Nous proposons pour ce faire, l’allocation d’un budget annuel initial d’au moins 7 millions d’Euros correspondant à la réaffectation d’environ 1% du budget annuel de la France en recherche et développement sur l’énergie nucléaire.

Ce groupe d’études aurait pour mission de confirmer le potentiel technique et économique du RSF, sélectionner un concept, et quantifier les ressources nécessaires à son développement.

Nous sommes à la croisée des chemins. Il est encore temps d’agir. Faisons des choix écologiques et industriels volontaristes pour relever le défi du CO2.

Pour ajouter votre signature à cette pétition, faire un courriel à info progresnucleaire.org en spécifiant votre nom/prénom/fonction.


[1L’association « Progrès Nucléaire » est indépendante et à but non lucratif. Elle est issue de
la société civile et soutient l’investissement dans des technologies nucléaires alternatives, plus sûres et plus économiques, pour le progrès des humains et de la nature. Elle s’inscrit dans ce sens dans la mouvance éco-moderniste. Site internet : http://progresnucleaire.org - Courriel : info progresnucleaire.org

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Si le monde est réduit aux seules énergies renouvelables, qui par leur faible densité et leur caractère intermittent permettent de produire beaucoup moins que les combustibles fossiles et le nucléaire, la capacité d’accueil de la Terre se réduira brutalement à un milliard d’êtres humains !

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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