Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

16 novembre - Jacques Cheminade soutient les gilets jaunes (vidéo) Lire 16 novembre - L’Afrique, la Chine de demain ? Lire 16 novembre - Sacha Lin-Jung : L’amitié France-Chine et les Nouvelles Routes de la soie Lire
AccueilActualité

Tony Blair : « Donnez-moi un levier (l’Europe) et je contrôlerai le monde ! »

La rédaction

Invité le 28 novembre comme orateur dans l’antre du pouvoir impérial britannique, Chatham House (Royal Institute of International Affairs), l’ex Premier ministre britannique Tony Blair, l’un des principaux contrôleurs de Barack Obama, a sorti le chat du sac en insistant que si la Grande-Bretagne devait rester une puissance mondiale, il lui faudrait contrôler l’Europe pour obtenir le levier nécessaire.

Ce serait une « erreur monumentale » pour la Grande-Bretagne que de tourner le dos à l’Europe, a dit Blair, prévenant que la sortie du Royaume Uni de l’UE comme l’envisage David Cameron (BRIXIT) serait néfaste pour les intérêts du pays.

Quitter l’UE serait « invalidant d’un point de vue politique, dommageable économiquement, et énormément destructeur pour les véritables intérêts à long terme du Royaume », a-t-il clamé. « L’Europe est une destinée que nous n’embrasserons jamais aisément. Mais c’est un élément absolument essentiel pour que nous demeurions une puissance mondiale et économique. Ce serait une erreur monumentale que d’y tourner notre dos et se retrouver loin d’une position de pouvoir et d’influence cruciale pour le XXIe siècle. »

Blair a dit que pour faire valoir la cause des Britanniques, le Royaume Uni doit se positionner au coeur de l’aventure européenne. Car, en dépit de la crise qui frappe la zone euro, Blair estime que « la nécessité de l’Europe est aujourd’hui plus forte, et non pas plus faible, qu’elle ne l’était il y a 66 ans lorsqu’on l’a imaginé ». Cependant :

Aujourd’hui c’est différent. A l’époque, la raison d’être [de l’Europe] était la paix. Aujourd’hui, c’est le pouvoir. Il s’agissait alors d’un continent ravagé par la guerre, dans laquelle l’Allemagne avait été l’agresseur et la Grande-Bretagne le vainqueur. Aujourd’hui il s’agit d’un monde où la géopolitique subit ses plus grands changements depuis des siècles.

Le pouvoir se déplace de l’Ouest vers l’Est. La Chine a émergé, avec son économie qui s’ouvre sur le monde, une économie qui va croître pour devenir éventuellement la plus grande du monde. Sa population est trois fois celle de l’ensemble de l’Europe. L’Inde a plus d’un milliard d’habitants. Le Brésil est deux fois plus grand que le plus grand pays européen, l’Indonésie, trois fois, et plusieurs autres pays, incluant la Russie, la Turquie, le Mexique, le Vietnam, les Philippines et l’Égypte, sont plus grands aujourd’hui que la plus peuplée des nations européennes... Dans ce nouveau monde, nous avons besoin, comme levier de puissance, du poids de l’UE. Ceci est vrai dans les domaines de l’économie, du commerce, de la défense, de la politique étrangère et face aux défis globaux comme le réchauffement climatique. Ceci nous confère un poids collectif que nous n’avons pas par nous-mêmes.

Ce n’est pas compliqué, c’est aussi simple que cela. J’aurais préféré l’idéalisme des fondateurs de l’Europe. Mais la situation actuelle n’a rien à voir avec l’idéalisme. C’est de la realpolitik brutale.

Dans un monde où la Chine et l’Inde auront toutes deux des populations 20 fois plus importantes que celle du Royaume-Uni, nous avons besoin de l’UE pour nous aider à poursuivre notre intérêt national. Avec elle, nous comptons plus. Sans elle, nous comptons moins.

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • petite souris • 01/12/2012 - 21:13

    Tony Blair, l’un des principaux contrôleurs de Barack Obama, a sorti le chat du sac en insistant que si la Grande-Bretagne devait rester une puissance mondiale, il lui faudrait contrôler l’Europe pour obtenir le levier nécessaire.
    ......
    le chat est sorti ! cela ne me dis rien qui vaille !
    ..........
    au fond la Grande Bretagne contrôlant la City dirige déjà l’europe !!!!
    .............
    Il enfonce des portes ouvertes le Tony Blair !!!!!

    Répondre à ce message

  • Eric • 01/12/2012 - 20:31

    Tony Blair, en plus d’être coupable de crimes contre l’humanité, est un homme du XXème siècle, comme tous les politiciens. Il raisonne en termes d’affrontements et de compétitions entre Etats et blocs d’Etats, alors que ces derniers pourraient fraterniser et collaborer les uns avec les autres tout en conservant leur souveraineté.
    En fait, ce dégénéré, un parmi les centaines de millions qu’a produit l’abominable système monétaire, aimerait que le XXIème siècle soit un XXème siècle bis. Pour l’instant, c’est le cas. Nous ne sommes que mathématiquement au XXIème siècle, certainement pas spirituellement.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Brève histoire de la naissance et déchéance de l’euro

7 août 2012
Politique
Brève histoire de la naissance et déchéance de l’euro

L’Europe impériale de Tony Blair

29 novembre 2012
Orientation stratégique
L’Europe impériale de Tony Blair

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard