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Tract S&P pour le Salon international de l’agriculture de Paris 2018

La rédaction
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Unissons producteurs et consommateurs
contre les manipulations financières

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Après plus d’un mois de mobilisation, le gouvernement a dû revoir sa copie. Le ministère de l’Agriculture a présenté mardi 20 février la nouvelle carte des zones défavorisées : 4 900 communes y entrent, et 1349 en sortent. Si Bruxelles la valide, 14 100 communes se trouveront sur la nouvelle carte des zones défavorisées, contre 10 500 sur l’ancienne qui date de 1976. Pour les agriculteurs qui se trouvent dans ces zones agricoles défavorisées, ils toucheront des aides supplémentaires. Les autres qui en sortent continueront à percevoir 80 % de l’aide en 2019, puis 20 % en 2020. Pourront-ils gagner leur vie avec leurs productions et préserver la valeur de leurs exploitations ? Poser la question, c’est vouloir apporter une meilleure réponse, à un autre niveau.

Ce qui frappe, c’est que le débat se concentre sur les aides. Or, tout le monde le sait : « On ne veut pas d’aides, on veut des prix ! »

Les causes de l’absence de prix ? En premier lieu, le démantèlement des outils de régulation de la PAC (quotas de production, stocks physiques, prix d’intervention, préférence communautaire, etc.). Cette dérégulation de la production et des marchés a fait naître l’illusion qu’en augmentant massivement la production, chacun allait enfin pouvoir s’enrichir. Pour sauver notre agriculture, c’est une grande réorientation de la PAC vers la régulation des productions et des marchés que nous devons obtenir.

Faisant fi de toute idée d’aménagement du territoire, banques, groupements et syndicats ont poussé nos éleveurs non pas à améliorer leur produit mais à agrandir leurs exploitations afin d’atteindre une taille industrielle, à l’instar des Allemands, des Espagnols, des Irlandais et des Danois. Pour ce faire, on leur demande de s’endetter jusqu’au cou en pariant sur un prix rémunérateur. Et comme toujours, lorsque l’offre dépasse la demande, les cours s’effondrent – une chute encore amplifiée par une spéculation sans limites.

Pourtant, personne n’ignore que le temps de la production agroalimentaire n’est pas celui des marchés financiers. Sur le marché à terme, à peine 3 % des contrats aboutissent à une transaction physique.

C’est pourquoi cette crise n’est plus un problème agricole mais un problème politique. Au lieu de se battre ensemble pour une nouvelle PAC régulatrice, productive et rémunératrice, chacun se bat contre les autres pour défendre son bout de gras, sa marge et son prix. Et à ce jeu-là, face aux producteurs et industriels, c’est la grande distribution qui tire les marrons du feu.

Car, avec la Loi de modernisation économique (LME), voulue par Nicolas Sarkozy à partir des recommandations du rapport Attali, dont Emmanuel Macron était le rapporteur, c’est la grande distribution qui impose sa loi. La LME allait « libérer l’économie » et mettre fin aux abus. En réalité, elle autorise les distributeurs à négocier librement les prix proposés par leurs fournisseurs, alors qu’auparavant ceux-ci pouvaient leur imposer des prix d’achat minimaux.

La publication, le 31 janvier dernier, du projet de loi du gouvernement, après cinq mois de palabres entre tous les acteurs dans le cadre des États généraux de l’Alimentation, confirme le pire : si les belles intentions figurent toujours dans le texte (relèvement du seuil de vente à perte, encadrement des promotions, prise en compte du prix du producteur, etc.), aucun moyen contraignant de les concrétiser n’a été retenu. A cela s’ajoute que pour « gagner du temps », on passera par des ordonnances dont l’application sera expérimentale pendant deux ans…

C’est une autre politique qui est nécessaire pour relever le défi de produire mieux et dans l’intérêt de tous :

  • coordonner avec les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) la mise en œuvre d’un nouvel ordre économique mondial gagnant-gagnant, sans complaisance ni réticence, car il n’y a pas d’autre choix. Dans ce cadre, lever les sanctions contre la Russie en exigeant en contrepartie d’importants achats de viande et de produits laitiers ;
  • organiser un moratoire et une restructuration de la dette des agriculteurs que les banques ont « poussés au crime », suivant la région, le secteur de production et le parcours individuel. Rétablir en même temps des prix planchers garantis au niveau européen, correspondant à ce qui est nécessaire à une exploitation pour vivre, rembourser ses emprunts et investir. Les producteurs porcins, bovins et de volailles ne doivent plus dépendre d’aides pour survivre, versées, de surcroît, avec des retards scandaleux ;
  • mettre fin aux négociations sur les traités de libre-échange (CETA, TAFTA) qui ne sont que des instruments de guerre économique visant à faire tomber nos normes, nos régulations et ce qui reste de nos protections légitimes ;
  • arrêter d’accumuler des normes et réglementations « écologiques » ou « climatiques » formatées pour l’agrobusiness, qui livrent nos producteurs à la concurrence de pays plus laxistes et leur imposent plusieurs heures de paperasserie par semaine ;
  • combattre l’oligopole des grandes centrales d’achat et interdire aux banques de proposer à leurs clients des placements spéculant sur le prix des matières premières agricoles ;
  • organiser la structuration de nos filières et aider systématiquement à la mise à jour des bâtiments agricoles ;
  • multiplier les circuits courts afin de couper les ailes aux vautours financiers, pour qui la terre n’est pas un milieu vivant mais un support à leurs spéculations débridées ;
  • réserver une partie de la commande publique aux producteurs locaux en vertu du principe de « produire mieux » ;
  • faire de l’accès au numérique un service public afin d’éliminer les « zones blanches », pour que les producteurs puissent maîtriser l’information et leurs ordres de vente ;
  • réorganiser les retraites agricoles au minimum équivalentes au SMIC et des pensions de réversion à 75 %.

Nous avons été les premiers à dire non à la dictature financière du dollar multinational, qui s’est mise en place le 15 août 1971, et non à l’Acte unique de la fausse Europe, signé le 17 février 1986. Car c’est à partir de là que le démantèlement de notre agriculture a été programmé.

Aujourd’hui, refaisons de l’agriculture un grand métier d’avenir pour alimenter dix milliards d’êtres humains. Ceux qui travaillent quinze heures par jour et s’endettent pour nous nourrir ont droit à un traitement juste. C’est en augmentant le pouvoir d’achat de nos salariés et le prix de vente de nos produits agro-alimentaires, et en protégeant leurs productions, qu’on parviendra à un développement « par le haut », unissant producteurs et consommateurs contre la mainmise d’une oligarchie qui impose l’austérité « par le bas ».

Faisons une Europe selon ces principes, une vraie Europe, et pas l’UE actuelle, tombée sous la coupe de faux-monnayeurs.

Nous n’avons pas le droit de laisser le pouvoir à ceux qui détruisent l’avenir du monde.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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