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Transformation digitale dans l’industrie – mythes, réalité et vision pour le futur

La rédaction
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Par Jean Vieille, expert systèmes industriels 4.0

Les technologies de l’information sont au cœur de la société et de ses débats, ayant atteint un stade de pénétration tangible dans tous les aspects de la vie, familiale, professionnelle, sociale, politique, militaire, etc.

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Jean Vieille.

Cette évolution n’a jamais cessé et pour cause : la société, la vie, la matière, le monde sont le fait de l’information qui se développe avec l’expansion supposée, entropique ou néguentropique, de l’univers. Ces technologies, et plus encore leur adoption en masse, sont en train d’accomplir la prépondérance de la noosphère sur le monde matériel prédite par Vladimir Vernadski ou Teilhard de Chardin.

Notre propos concerne l’impact sur le système industriel de ces technologies dans un contexte où fleurissent les slogans comme Smart manufacturing, Industrie du futur, 4e révolution industrielle ou encore Horizon 2020.

Les acteurs économiques s’enthousiasment, au premier rang desquels ceux qui produisent et déploient ces technologies. Selon les lois bien connues (vraiment ?) du marché, l’offre crée la demande.

La technologie offre des opportunités mais l’industriel doit gérer ses investissements (sa transformation) et ses risques.

Premier mythe :
une rupture majeure qualifiée de révolution industrielle

Objectivement, la révolution annoncée ne présente pas de rupture qualitative particulière. Sur le plan des technologies de l’information, Internet of Things (IoT), Big Data, Mobilité, Cloud computing, réalité virtuelle, intelligence artificielle… sont des technologies anciennes qui poursuivent leur développement depuis des dizaines d’années pour la plupart.

Nous avons connu de vraies ruptures comme les découvertes ou inventions de l’écriture, l’imprimerie, l’électricité, les ondes électromagnétiques, le transistor. Nous en sommes toujours à perfectionner ces technologies majeures.

Concernant le système industriel dans son ensemble, la seconde ou quatrième révolutions industrielles induites par les technologies de l’information, telles que numérotées par les USA et l’Allemagne, montrent déjà par leur disparité que les ruptures industrielles ne font pas l’unanimité. Le passage de l’artisanat individuel à l’entreprise industrielle réunissant capitaux et salariés a été suivi d’une évolution continue visant à améliorer la rentabilité du capital en éliminant la main d’œuvre, par sa force (vapeur, électricité), puis son esprit (automatisation).

Second mythe :
les systèmes d’information doivent être totalement repensés, reconstruits

Les grandes SSII poussent un besoin alarmiste de « transformation digitale ». C’est un marché énorme d’audit, études prospectives, programmation, mise en œuvre, déploiement, support…

L’idée est de repenser complètement les systèmes informatiques pour mettre à profit les nouvelles (voir précédemment) technologies. Non seulement une telle démarche est irréalisable en pratique, à moins de prendre des risques considérables, mais elle ne fait que renommer et poursuivre la démarche classique du schéma directeur des systèmes d’information dont la constante de temps réelle (parfois cinq ans ou davantage) est inappropriée face à l’évolution des technologies et des métiers (sans compter le gaspillage des moyens).

Troisième mythe :
les investissements informatiques industriels sont ou doivent être économiquement rentables

La définition d’un « business case » est un rituel incontournable pour décider d’un investissement, l’informatique ne devrait pas y échapper. Pourtant, tous les responsables financiers avoueront qu’ils n’ont jamais demandé ni obtenu un bilan du gain opérationnel monétaire après la réalisation d’un projet informatique.

Evidemment, on ne touche pas à l’informatique sans modifier l’organisation, tandis que le contexte économique induit des perturbations telles que l’impact de l’informatique ne peut être clairement discerné dans les chiffres comptables.

Plus grave, la décision d’investissement repose sur des critères biaisés liés à l’habileté de la justification économique sans considération d’effets indirects bien plus importants.

Réalité

S’il n’y a pas rupture, un nouvel état du monde est bien en train de s’installer. Le développement de la noosphère poursuit le déplacement de l’équilibre matière-énergie-information au profit de cette dernière, supprimant progressivement le lien entre emploi et capital. La part de main d’œuvre dans les biens physiques disparaît, les rendant abordables pour le plus grand nombre.

Nul besoin des marchés pour créer et financer une entreprise. Les besoins devenant épars et modestes, le crowdfunding rendra la Bourse obsolète, survivant quelque temps pour les besoins auto-entretenus de la spéculation.

Les GAFAM dont les actifs tangibles et réalisables sont faibles occupent actuellement les cinq premières places en capitalisation boursière : leur présence en bourse n’est guère justifiée que par la seule plus-value artificielle d’un capitalisme dopé au silicium.

L’industrie produit encore des biens physiques, mais la part « noosphérique » prend une place de plus en plus importante. Un smartphone haut de gamme comporte une plus-value émotionnelle quatre fois supérieure à son coût de fabrication ; les distributeurs d’énergie vendent paradoxalement de l’économie d’énergie ; les fabricants de pneumatiques ou de moteurs vendent des kilomètres parcourus ou des heures de marche ; de plus en plus le produit industriel devient outil de production de service déporté et non propriété de l’utilisateur.

Cette évolution est lente toutefois en comparaison de la vraie révolution des rapports humains issue de la convergence de toutes ces technologies réifiée dans les réseaux sociaux.

S’il n’existe pas de raisons suffisantes pour une remise en cause systématique des systèmes d’information face aux nouvelles technologies, on assiste à l’essor accéléré des opportunités, poussé par la croissance exponentielle des interactions et de la complexité, offertes par le marché, l’environnement, la technologie, la créativité humaine.

Ces interactions, cette complexité sont directement liées aux technologies de l’information : leur importance est critique par leur déploiement extensif externe et par leur rôle fondamental dans la constitution même d’un système complexe, industriel ou autre. L’aspect économique lié aux technologies de l’information est en réalité dérisoire face aux véritables enjeux.

Une autre vision

Face à une évolution permanente du contexte et des technologies plutôt qu’une révolution X, l’industrie ne fait pas face à une situation exceptionnelle, mais à une accélération d’une évolution qui ne cesse jamais.

L’ingénierie – transformation de l’entreprise - se réalise toujours de façon opportuniste pour accomplir la transformation nécessaire de manière à maintenir le métabolisme de l’entreprise et ses équilibres externes. Intimement liées, l’informatique et l’organisation se différencient des disciplines lourdes de la construction et des machines par une facilité et le coût réduit de transformation : les évolutions suivent de fait un cycle bien plus court, réactif et opportuniste lorsqu’il n’est pas perturbé par une démarche planiste d’évolution dirigée.

L’intrication et la pénétration profonde des technologies de l’information dans la structure et le fonctionnement de l’entreprise nécessitent une tout autre approche de la transformation que l’investissement planifié : la gestion de la dette transformationnelle. En partant de la provocation, de la détection et de la priorisation des opportunités, les industriels doivent poursuivre (et non pas initialiser) leur transformation digitale permanente par un ajustement des moyens mettant en regard les opportunités non réalisées et la performance globale de leur entreprise.

Cette performance globale, à laquelle les opportunités doivent être systématiquement confrontées, doit guider l’entreprise dans le jeu de ses rôles au cœur de notre monde, assurant sa survie ou celle de son espèce et celle de ses super-systèmes à court et long terme par la satisfaction de ses parties prenantes : clients/fournisseurs, apporteurs de ressources, employés, environnement, société de l’individu à l’humanité.

Une telle approche répond directement à la fois au pragmatisme industriel dans sa recherche d’efficacité et de résilience, et à la complexité croissante du monde exacerbée par le progrès continu et l’adoption en masse des technologies de l’information.

On développe ainsi localement une intelligence systémique, collective, contagieuse capable d’entraîner le monde dans une transformation vertueuse guidée par la cohésion noosphérique.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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