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Avec les BRICS, éradiquons le monétarisme pour éradiquer le virus Ebola

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Mobilisation de médecins africains dans un hôpital de Guinée Conakry.
Crédit : Wikepedia Commons

Ebola ? « Une épidémie de la pauvreté et de la corruption », affirme le belge Peter Piot, ancien patron d’Onusida et aujourd’hui directeur de la London School of Hygiene and Tropical Medecine. Piot avait participé, dès 1976, à l’identification du virus Ebola à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers.

Tout commence donc il y a 38 ans lorsque, dans un hôpital de brousse aux abords de la rivière Ebola au Congo, des religieux constatent que leur personnel et des malades meurent en un temps record. Après une incubation de 2 à 21 jours, pris d’une forte fièvre accompagnée de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, d’une insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes, jusqu’à 90 % des malades perdent la vie. En cause dans cet hôpital, des seringues mal désinfectées utilisées à plusieurs reprises pour faire des injections.

Si, depuis 1976, le virus a été identifié une vingtaine de fois, tuant 1300 personnes réparties sur la RDC, le Soudan, l’Ouganda et le Gabon, le monde assiste depuis mars de cette année à une forte progression. Sur 1975 cas recensés en Guinée, en Sierra Leone, au Liberia et au Nigeria, 1069 personnes sont décédées.

Transmission

Le filovirus Ebola est une zoonose, c’est-à-dire qu’il passe de l’animal à l’homme après un contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés. Dans le collimateur : les chauves-souris frugivores (mangeant des fruits). Porteur sain (il ne meurt pas d’Ebola), cet animal est soupçonné de contaminer les animaux de brousse (chimpanzés, gorilles, singes, antilopes des bois) qui à leur tour transmettraient le virus à l’homme.

Entre humains, le virus Ebola se propage ensuite comme résultat de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou de contacts indirects par l’intermédiaire d’environnements contaminés par ce type de liquides. Pour l’instant, aucune contagion par l’air comme la grippe n’a été constatée et, heureusement, contrairement à d’autres virus qui mutent en permanence, il s’agit toujours du même virus, c’est-à-dire qu’il est à 98 % similaire à celui isolé en 1976.

Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS, « les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille peuvent également jouer un rôle dans la transmission du virus Ebola ». Comme le précise Peter Piot :

Comme dans toutes les cultures, toute personne qui meurt est lavée et son corps est exposé. Le problème est quand vous faites cela sans gants, à mains nues. Une personne morte d’Ebola a le corps couvert de virus à cause du vomi, de la diarrhée et du sang (…) C’est de cette façon que vous avez de nouveaux foyers de contamination et c’est ce qui se passe en ce moment en Afrique de l’Ouest.

Pas rentable !

Si, après 38 ans, il n’existe toujours aucun traitement ou vaccin, ce n’est pas un hasard, affirme Pierre Mendiharat de Médecins sans frontières (MSF) :

Ebola touche un nombre très faible de patients. Cela ne représente pas un marché pour les laboratoires privés.

« Il est clair qu’il n’y a pas de marché solvable » confirme Pierre Piot dans Le Monde. A cela s’ajoute le fait que vu la haute mortalité du virus, la recherche ne peut que se faire dans des laboratoires de très haute sécurité (P4), dont il n’en existe que très peu dans le monde et seulement deux en France.

Initiative de défense biologique

Rappelons ici que dès 1983, face à l’émergence de nouvelles pandémies et conscient des limites de la biologie moléculaire, l’économiste américain Lyndon LaRouche avait lancé un appel en faveur d’une « Initiative de défense biologique » sommant les gouvernements d’offrir « un chèque en blanc » aux chercheurs capables de faire une révolution en biophysique. Ce projet fut présenté à Paris en juin 1986 par Jacques Cheminade, lors d’une conférence sur le thème « Louis Pasteur, source d’une nouvelle renaissance scientifique ».

En attendant, sans antiviraux, il faut venir au secours des malades en les aidant à lutter contre les douleurs par des perfusions permettant de les hydrater.

Pour tenter d’expliquer la flambée d’Ebola d’aujourd’hui, Sylvain Baize, responsable du centre national de référence des fièvres hémorragiques virales de l’Institut Pasteur, interrogé par l’Opinion, explique pourquoi la maladie a pu se répandre si vite : « Elle [l’épidémie] a été détectée très tard dans des pays qui n’avaient jamais été confrontés à Ebola comme la Guinée et cela a pris du temps pour qu’un rapprochement soit fait. Il s’est écoulé deux mois. On a commencé à prendre des mesures d’isolement alors que l’épidémie était déjà pas mal dispersée. »

Les BRICS ou le chaos

Ce weekend, des hommes armés de gourdins ont attaqué un centre d’isolement anti-Ebola à Monrovia, la capitale du Liberia, criant qu’il n’y avait « pas d’Ebola dans le pays » et provoquant la fuite des dix-sept patients contagieux. « Il y a un manque total de confiance envers les autorités et, combiné à la pauvreté et aux services de santé médiocres, cela donne la cause de cette grande épidémie à laquelle nous assistons », explique Peter Piot. La Guinée, 179e place sur 182 au classement de l’indice de développement humain de l’ONU, ne dépense annuellement que 50 euros par habitant pour la santé.

Ainsi, faute d’États suffisamment prospère pour offrir une éducation et des structures d’accueil dignes aux malades, c’est-à-dire disposant d’eau potable et d’électricité, la panique prend le dessus. Sinon ce qui vient de se passer ce week-end deviendra la norme.

En vérité, Ebola n’est que dernier « marqueur » d’une misère qui fragilise des millions de gens vivant dans des pays condamnés par le FMI et les banques occidentales à sombrer dans la guerre et les épidémies. [1]

C’est donc le virus du monétarisme occidental qu’il faut éradiquer avant de pouvoir attaquer celui d’Ebola ! Les pays du BRICS, en lançant la Nouvelle banque pour le développement en vue d’investir dans les infrastructures de base de l’humanité, nous montrent clairement la voie. C’était d’ailleurs comme cela que les vrais pasteuriens envisageaient leur combat.


[1Comme par hasard, cela coïncide avec les visées de la Couronne britannique pour qui il serait plus sage, dans « l’intérêt de tous », de ramener la population mondiale à 1 à 2 milliards de personnes...

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Face au système translatlantique, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – ont décidé de poser les bases d’un autre monde : politique de développement économique mutuel, nouveau système monétaire international pour nourrir la croissance, économies physiques tirées par la recherche scientifique.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

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