X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Vous avez dit encerclement de la Russie ?

JPEG - 166.9 ko
L’encerclement de la Russie par l’OTAN, vu par un dessinateur de caricatures de l’agence russe RIA.RU
Crédit : RIA.RU

Quand nous parlons d’une crise des missiles de Cuba (1962) à l’envers, ce n’est pas de la rhétorique. Près de 60 000 soldats de l’OTAN et des pays alliés viennent de participer à quatre séries de manœuvres dans les pays baltes, en Roumanie et en Pologne. Les exercices dont le caractère est de loin le plus provocateur sont les Anaconda 16, qui viennent de se dérouler en Pologne. C’est une Pologne allumée par les Anglais et les Américains contre son vieil ennemi russe qui organise elle-même, et non l’OTAN, ces manœuvres. Mobilisant 31 000 hommes venant de 24 pays, ce sont les exercices les plus importants jamais organisés dans ce pays depuis la chute du Pacte de Varsovie en 1991.

A cela s’ajoutent les manœuvres Baltops 16 dans la mer Baltique et ses environs, les Saber Strike 16 qui ont lieu dans les trois États baltes et Swift Response 16, mobilisant l’Allemagne et la Pologne.

Le graphique publié par le département de la Défense américain sur la version 2015 de ces manœuvres parle de lui-même.

JPEG - 55.6 ko

Mais c’est en Méditerranée orientale et en mer Noire que Russes et Américains pourraient se retrouver nez à nez. Face à des chasseurs russes qui ont, à plusieurs reprises, fait comprendre à des navires américains, déployés un peu trop près de leurs frontières en mer Baltique et en mer Noire, que la Russie aimerait qu’ils aillent jouer ailleurs, les États-Unis ont décidé de passer en force. Le 6 juin arrivait en mer Noire l’USS Porter, l’un des quatre destroyers américains dotés du système anti-missile Aegis, basé à Rota, pour mouiller dans le port bulgare de Varna. Pratiquement en même temps, un autre destroyer, l’USS Dwight Eisenhower, entrait dans la Méditerranée en provenance de l’Atlantique, pour rejoindre l’USS Harry Truman qui y était arrivé le 3 juin, par surprise, via le canal de Suez ! L’officier le plus haut gradé de l’USS Truman confiait au Wall Street Journal (8 juin) que l’objectif était bien de faire « une démonstration des capacités ».

JPEG - 34.7 ko
Nouvelle Solidarité N° 10/2016 - S’abonner

A Washington, un responsable militaire qui a préféré garder l’anonymat, expliquait au même quotidien qu’il « fallait une présence en Méditerranée pour contrer les Russes. L’imprévisibilité de ce que nous avons fait avec le Truman, les fera réfléchir à deux fois ».

Cette démonstration de force de la part de l’OTAN est une entrée en matière pour le prochain Sommet de Varsovie, où elle entend obtenir des alliés européens leur accord pour un renforcement en hommes et en équipements de son déploiement avancé dans les pays Baltes, en Roumanie et en Pologne.

Quant à la Russie, tout en se gardant bien de sur-réagir au discours délirant des États-Unis, elle prend des contremesures, notamment avec le déploiement de nouveaux missiles intercontinentaux RS 28 Sarmat hypersoniques, prévu pour 2018-2020.

Avec leurs dix à quinze têtes nucléaires et systèmes électroniques avancés, leur objectif est de percer le bouclier anti-missile déployé par les États-Unis en Europe.

Au bord d’une troisième guerre mondiale ?

Face à cette escalade, les observateurs les plus avisés ont de moins en moins peur d’utiliser ces mots lourds. Le ministre des Affaires étrangères allemand, Frank Walter Steinmeier, déclarait à Bild Zeitung le 19 juin :

On ne doit pas aggraver la situation par le cliquetis des armes et une rhétorique guerrière. Celui qui pense que les parades militaires symboliques de chars à la frontière est de l’OTAN favorisent le climat de sécurité, se trompe. Les manœuvres militaires (Anaconda-16) qui simulent la réponse [de l’OTAN] à "une agression russe" sont contre-productives et dangereuses.

JPEG - 8.7 ko
Alors que les chars allemands pénètrent, pour la première fois depuis 1945, les territoires de l’Europe de l’Est, le ministre allemand des Affaires étrangères dénonce les manœuvres bellicistes de l’OTAN auxquelles son pays participe.
Crédit : Sputnik

Pour Der Spiegel (8 juin), ces manœuvres Anaconda 16 en Pologne « vont trop loin » : « Bruxelles veut rétablir le dialogue avec la Russie, mais en Pologne une vraie guerre est en train d’être jouée. » Le prochain sommet de l’OTAN « est empoisonné politiquement (...) Varsovie agit délibérément de façon provocatrice. Elle a invité la Géorgie et l’Ukraine à prendre part aux manœuvres Anaconda-16. Toutes deux voudraient faire partie de l’OTAN, alors que l’Alliance rejette cette idée depuis des années. Mais pour les Polonais, peu importe ! »

Cela fait des mois que David Cameron et Ashton Carter incitent la Pologne à agir « contre l’agression russe ».

Le 9 juin, Edward Lozansky, président de l’Université américaine de Moscou, et Gilbert Doctorow, du Comité américain Est-Ouest, faisaient paraître dans le Washington Times une page publicitaire dénonçant la diabolisation de la Russie par les médias, sur le modèle de la lutte contre l’Union soviétique, et appelant littéralement à une Perestroïka aux Etats-Unis !

Pour les deux chercheurs, « l’échec imminent de la [politique étrangère américaine] (...) et notre fuite en avant vers le précipice d’une troisième guerre mondiale, doivent être la première préoccupation de notre pays (...) Lorsqu’une guerre nucléaire menace, ce qui, hélas, est plus probable aujourd’hui qu’à n’importe quel moment depuis la crise des missiles de Cuba de 1962, toutes les autres questions » sont sans importance. Les auteurs demandent d’organiser une Perestroïka aux États-Unis et d’ouvrir le débat à tous les opposants aux politiques actuelles contre la Russie.

La proposition d’Evan Branden Montgomery, un haut responsable du Centre pour la stratégie et les évaluations budgétaires (ancien Office of Net Assessments d’Andrew Marshall), dans le Wall Street Journal du 8 juin, visant à implanter une OTAN en Asie, ne laisse planer aucun doute quant à la volonté des Etats-Unis de maintenir leur suprématie par la force. Il propose d’étendre l’arsenal nucléaire américain à la Corée du Sud et au Japon en créant un Groupe de planification nucléaire et en permettant à certains alliés de l’utiliser avec leur autorisation.

Dans ce contexte surchauffé et alors que presque tout dialogue entre la Russie et les Etats-Unis a cessé, un incident même mineur pourrait provoquer un enchaînement fatal vers la guerre.

Merci de signer et de diffuser la pétition :
À Varsovie, ils préparent la guerre. Sortons de l’OTAN !
http://sortirdelotan.fr/form/form_petition2.php

Russie, la France fait entendre sa différence

Au niveau des sanctions comme de l’escalade nucléaire de l’OTAN, la France fait de nouveau entendre sa petite musique. Après l’Assemblée nationale en avril, c’est le Sénat qui a adopté, le 8 juin, à une large majorité (302 voix contre 16), une résolution déposée par Yves Pozzo di Borgo (UDI-UC) et Simon Sutour (socialiste républicain), visant à une « levée progressive et sectorielle » des sanctions.

Le 11 juin, une douzaine de parlementaires européens de France, Italie, Allemagne, Slovénie et Malte, conduits par Rachida Dati, demandaient aussi la levée des sanctions dans une lettre ouverte. Adoptées à l’unanimité par le Conseil européen, pour une durée de six mois, les sanctions doivent être renouvelées le 31 juillet prochain.

A en croire le journaliste militaire Jean-Dominique Merchet, la France a boudé les manœuvres Anaconda 16 en Pologne (6-16 juin), auxquelles participaient vingt-quatre pays. Selon une source militaire française citée par Merchet dans L’Opinion, une telle participation française « n’est pas immédiatement utile »

Selon le journaliste : « Les militaires français seraient d’abord préoccupés par le flanc Sud, en Afrique et au Moyen-Orient », et « l’Est ne les intéresse guère ». Il impute cela :

à un tropisme historique, renforcé par les impératifs de la lutte contre le terrorisme, [auquel] s’ajoutent désormais les sentiments pro-russes d’une partie de la hiérarchie militaire. Comme chez les souverainistes de droite, le maître du Kremlin y est considéré avec une certaine sympathie, alors que les Polonais ou les Baltes passent volontiers pour des paranoïaques dans la surenchère.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard