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Affaire Alstom : racket américain et abdication française

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Qui connaît Satellite Tracking Systems, une activité hautement stratégique d’Alstom, désormais aux mains de General Electric.
Crédit : Alstom

Y voyant surtout une énorme manœuvre financière faussement présentée à l’époque comme de la « rationalité économique », nous avions, dès mai 2014, exprimé les raisons de notre opposition au rachat d’Alstom par la société américaine General Electric.

Le rapport de recherche de 40 pages intitulé « Racket américain et démission d’Etat - Le dessous des cartes du rachat d’Alstom par General Electric » , publié en décembre 2014 par le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (Cf2R), confirme (hélas) nos pires soupçons et dresse un tableau proprement hallucinant d’aussi bien les méthodes de chantage américain que l’incrédulité, la soumission volontaire et la trahison d’une partie de nos élites industrielles, financières et politiques.

Le rapport, écrit par Leslie Varenne et Eric Denécé, démontre d’abord de façon irréfutable l’absence de toute rationalité économique de cette vente précipitée qui ne correspondait à aucune nécessité urgente.

En réalité, affirme le rapport, ce sont les risques liés aux procédures judiciaires pour corruption engagées contre Alstom dans de nombreux pays qui ont joué un rôle déterminant dans le rachat de la société française par General Electric. La justice américaine a su habilement exploiter les craintes des dirigeants du groupe.

Le rapport note que le 16 décembre 2014, trois jours avant l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires d’Alstom qui approuvera le rachat du groupe à General Electric, une dépêche de l’agence Bloomberg évoquait la fin des poursuites contre les dirigeants d’Alstom :

Accusé de corruption, le groupe serait prêt à transiger avec le ministère de la Justice américain, mais c’est GE qui paierait !

Perte d’indépendance

Le rapport se penche ensuite sur les conséquences stratégiques dramatiques de cette abdication. Par exemple, General Electric, en achetant Alstom, a mis discrètement la main sur une petite filiale du groupe français, Satellite Tracking Systems qui fournit à nos armées et qui contribue à l’efficacité de notre dissuasion nucléaire, par la surveillance constante de l’activité et de la position des satellites alliés ou adverses. Or, précisent les auteurs :

Le rachat par GE, ne vise pas à acquérir une technologie dont les Américains ne disposent pas, mais au contraire d’en priver un allié souvent rétif, dérangeant, et surtout un concurrent réel. La France sera désormais aveugle en la matière et nous n’aurons d’autre option que de nous ranger derrière la bannière américaine et d’adhérer à leur politique étrangère de plus en plus irresponsable et dangereuse pour la paix mondiale.

Autre désastre, le fait que :

A terme, nous ne serons plus maître de nos approvisionnements et pièces détachées pour les turbines de nos centrales comme de nos sous-marins et les générations futures - s’il y en a - intégreront des composants étrangers que nos partenaires pourront décider ou non de nous fournir. Dès lors, en raison de notre incapacité de produire des turbines, les programmes nucléaires civil et militaire français deviendront dépendants des Etats-Unis...

Situation inquiétante lorsque l’on sait que déjà aujourd’hui, dans le cadre de la crise ukrainienne, aucun satellite européen ne peut plus être mis en orbite par un lanceur russe suite au veto de Washington, car ils intègrent tous des composants américains !

Et les auteurs concluent :

L’affaire Alstom révèle par ailleurs l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants français. Elle est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenchées contre nous, profitant de la faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente des navires Mistral à la Russie et le racket dont a été victime BNP/Paribas.

C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis avec les États-Unis, tout au plus alliés... La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups !

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Pour quoi se bat  ?

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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