X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Ukraine : des anciens ambassadeurs américains dénoncent le bellicisme d’Obama

La rédaction
JPEG - 17.5 ko

Devant 200 personnes invitée au National Press Club de Washington par le Comité pour la république [1] le 11 février, l’ancien ambassadeur américain en Union soviétique Jack Matlock a vertement critiqué la politique belliciste de l’administration Obama à l’égard de la Russie.

Principal invité de la soirée, Jack Matlock a été ambassadeur à Moscou de 1987 à 1991. Spécialiste de la Russie, il a joué un rôle prépondérant dans les négociations entre Reagan et Gorbachev, qui ont mis fin à la Guerre froide.

Il a été introduit par Chas Freeman, ancien ambassadeur américain en Arabie saoudite dans l’administration Bush père, de la manière suivante :

Nous sommes rassemblés pour débattre de questions lourdes de conséquences et qui sont d’actualité. La Russie est-elle sur l’offensive ou est-elle repliée sur elle-même ? Quelle place a la Russie dans un système d’États européens ? Quel type d’Ukraine servirait au mieux les intérêts de la paix et de la stabilité en Europe, et peut-on persuader la Russie de coopérer dans la création d’une telle Ukraine ? Quel est le risque de guerre avec la Russie ? Quelles seraient les conséquences d’une telle guerre ? Pourrait-elle être nucléaire ?

Matlock a accusé l’administration Obama, ainsi que le Congrès américain, de mener une « politique étrangère autiste » pouvant conduire à une guerre nucléaire, et dénoncé le danger de l’actuel débat concernant l’envoi d’armes à l’Ukraine.

Je me demande ce qu’il se passe dans ce village [Washington], a-t-il déclaré. Les gens disent que la Russie n’est qu’une puissance régionale. Mais l’éléphant dans la salle et dont personne ne parle est la question nucléaire. Aucun pays disposant de missiles balistiques intercontinentaux est une simple puissance régionale.

L’ambassadeur a ensuite résumé l’histoire des relations entre l’Union soviétique et les États-Unis à la afin de la guerre froide, et les promesses qui ont été faites à Gorbatchev.

Il n’y a pas de traité à ce sujet, mais dans les accords négociés avec Bush en 1989 et 1990, on a dit à Gorbatchev que s’il laissait partir l’Europe de l’Est, nous ne chercherions pas à en tirer un avantage.

Puis il a dénoncé la politique d’élargissement de l’OTAN, à laquelle il a toujours été opposé, et rappelé que la Russie n’avait pas été hostile à l’indépendance de l’Ukraine. Il a expliqué qu’au lendemain des attentats du 11 septembre Vladimir Poutine avait été le premier à tendre la main aux États-Unis, éliminant la « station d’écoute » russe à Cuba et retirant les vaisseaux russes de Cam Ranh Bay.

Notre réponse a été de violer le Traité ABM et nous avons débuté la construction d’un système de défense antimissile… L’explosion verbale de Poutine lors de la Conférence de Munich sur la sécurité de 2007 aurait dû être un signal d’alarme sur la manière dont ils [les Russes] ressentaient les choses. Mais nous avons ignoré la réaction russe.

Matlock a également montré à quel point l’approche diplomatique de Reagan était différente de celle d’Obama, qu’il a qualifiée d’arrogante et de dangereuse :

La politique de Reagan reposait sur quatre points fondamentaux : 1) il insistait sur le fait que Gorbatchev devait être en mesure de faire accepter l’accord [qu’ils étaient en train de négocier] par le Politburo ; 2) la question clé était celle du contrôle des armements, et toute autre question susceptible de miner la confiance devait être évitée ; 3) il ne fallait pas être ’’offensifs’’ sur les droits de l’Homme, puisque cela pouvait nuire aux gens que nous souhaitions aider ; 4) il ne fallait pas considérer l’accord comme ’’une victoire’’ sur les Russes. Reagan se devait de convaincre les dirigeants soviétiques que les accords n’étaient pas dirigés contre eux, et il n’a jamais dénigré un dirigeant soviétique.

Matlock a vivement dénoncé Barack Obama pour avoir lancé des attaques personnelles contre le Président Poutine, dans son dernier discours annuel sur l’État de l’Union. « Ses commentaires étaient complètement déplacés », a-t-il déclaré, puis il a critiqué toute la politique d’Obama à l’égard de l’Ukraine, incluant celle de « changement de régime ».

Si vous pensez qu’on peut résoudre tous les problèmes en renversant un dirigeant, vous avez tort. N’avons-nous pas appris cela de l’Irak ?

Il a rappelé qu’il n’y avait pas qu’une seule voix en provenance d’Ukraine car, en tant que pays récent, il comprend différents peuples qui n’avaient jamais fait partie d’une seule nation, et dont certains n’ont jamais été consultés concernant sa formation. « L’Ukraine orientale a toujours fait partie de la Russie, tandis que la partie occidentale n’en n’a jamais fait partie », a-t-il déclaré. Pour ce qui concerne l’envoi d’armes à l’Ukraine, il a prévenu que cela ne ferait que causer « la mort de plus d’Ukrainiens ». Pour résoudre la situation, il faudra peut-être des années, et il faudra que Poutine ait confiance que l’Ukraine ne finira pas sous l’influence de l’OTAN.

Et s’il doit y avoir une Europe entièrement libre, a-t-il conclu, ce sera une Europe « avec des frontières ouvertes et comprenant des systèmes différents ».

Cette mobilisation de dignitaires américains en faveur de la paix, en particulier de cercles républicains reconnus pour n’avoir jamais accepté la politique impérialiste et arrogante des néoconservateurs de l’administration Bush/Cheney, tombe à point nommé puisque, comme l’a affirmé le même soir le général allemand Harald Kujat, l’ancien chef d’état-major de l’armée allemande et ancien chef de la Commission militaire de l’OTAN (2002-2005), les accords de Minsk ne pourront tenir que s’ils sont suivis d’une solution politique.

« Cela dépend principalement, a-t-il déclaré, de la manière dont se comporteront les Américains dans la situation ». « Je suis entièrement convaincu, a-t-il ajouté, que le Président Obama devra s’asseoir à la table, et c’est seulement à ce moment-là que l’Ukraine, ainsi que la Russie, arriveront à un accord : l’Ukraine, parce qu’elle dépend fortement des États-Unis, et la Russie, parce qu’elle souhaite, naturellement, être reconnue comme puissance mondiale. »


[1Le Comité pour la république est une association d’anciens responsables et diplomates américains pour la défense et le respect de la Constitution et des libertés républicaines, mises à mal par le Patriot Act au lendemain des attentats du 11 septembre et autres dérives des administrations Bush/Cheney et Obama. Il a été fondé en juillet 2003 suite à la publication d’un manifeste.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard