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Séminaire de l’Institut Schiller : Avec les BRICS, pour un projet « gagnant-gagnant »

La rédaction
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De gauche à droite : Colonel (cr) Alain Corvez, Odile Mojon (Institut Schiller), Christine Bierre (Nouvelle Solidarité), Leonid Kadyshev (Ministre-conseiller de l’Ambassade de Russie en France)
Crédit : Institut Schiller

Une cinquantaine de membres du corps diplomatique, analystes, cadres d’entreprise et personnalités engagées ont participé à un séminaire organisé le 10 février à Paris par nos partenaires de Institut Schiller. Cette rencontre s’inscrivait dans une offensive internationale, répondant à d’autres séminaires sur le même sujet tenus à New York, Copenhague, Berlin et Francfort.

Ont successivement pris la parole :

Pour soutenir cette démarche, merci de rajouter votre signature au dernier appel en ligne lancé par l’Institut Schiller : « L’Europe et les États-Unis doivent abandonner leur approche géopolitique et coopérer avec les BRICS ! »

Résumé des interventions :

Objectif de ce séminaire ? Montrer pourquoi cette alliance formée de grands pays émergents (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) et de la Russie, est la clé pour relancer la croissance dans le monde et créer, par la coopération économique, les conditions d’une paix très menacée aujourd’hui ; montrer aussi, comme l’a si bien exprimé le colonel (cr) Alain Corvez, l’un des orateurs et gaulliste convaincu, pourquoi il est dans la nature même d’une France gaulliste d’apporter son soutien aux BRICS et d’en adopter la dynamique. Le séminaire fut aussi l’occasion d’exposer aux représentants des BRICS présents, un très grand projet qu’ils n’ont pas encore intégré dans leur liste mais qui mérite toute leur attention : la remise en eau du lac Tchad.

Dans une brève introduction, Odile Mojon rappela que l’Institut Schiller avait été fondé par Helga Zepp-LaRouche en 1984, pour mettre fin à l’apartheid technologique auquel les pays du Nord soumettaient ceux du Sud, et créer les conditions où tous les hommes puissent accéder, à leur rythme et selon leur modèle historique, au développement économique et à la liberté politique. L’Institut Schiller se bat aussi en faveur d’une culture qui élève l’homme, qui l’incite à être toujours plus grand que lui-même.

Les BRICS pour sortir de la nasse du système transatlantique

Christine Bierre, rédactrice de Nouvelle Solidarité, s’attaqua ensuite au cœur de la situation stratégique. Deux foyers de crise majeurs ont connu une forte accélération ces derniers jours. L’un évoluant vers le pire : la guerre en Ukraine, au bord de se muer en guerre mondiale ; l’autre, ouvrant au contraire une porte de sortie à la crise, avec la victoire d’Alexis Tsipras aux élections grecques.

Personne n’a d’intérêt à entretenir ce foyer de guerre en Ukraine, a dit en substance Mme Bierre, dénonçant le sabotage des efforts de paix du groupe de « Normandie » (France, Allemagne, le président Porochenko et Russie), par Victoria Nuland, la secrétaire d’Etat américaine chargée de l’Europe orientale, via son agent le Premier ministre ukrainien Iatseniouk. Nuland, la femme de Robert Kagan, agit au nom des néoconservateurs américains qui, avec le Projet pour un nouveau siècle américain, défendent la suprématie de l’Empire planétaire anglo-américain.

La révolte des Grecs contre l’austérité imposée par la « Troïka » ouvre une porte de sortie, car elle frappe le visage hideux de la même oligarchie transatlantique en matière économique. En faisant appel à la Russie et la Chine (deux BRICS !), en appelant l’Europe tout entière à renégocier la dette, sur le modèle de la remise des dettes de guerre accordée à l’Allemagne lors de la conférence de Londres de 1953, elle ouvre une brèche dans la prison de l’UE et de l’euro, et relance le débat sur la nécessité de refonder une Europe des patries et des projets, hors du contrôle de la City de Londres et de Wall Street.

Pas de vieille hiérarchie fossilisée

M. Leonid Kadyshev, Ministre-conseiller de l’Ambassade de Russie à Paris, prit ensuite la parole plus spécifiquement sur le sujet des BRICS et de la Russie. « On ne se réunit pas contre quelqu’un, mais plutôt en faveur de quelque chose », a-t-il souligné, notant que la politique étrangère russe définie en 2013 considère les BRICS comme « un phénomène nouveau propre à la période de transition d’un monde [aujourd’hui] unipolaire » vers un monde « qu’on appelle plutôt polycentrique en Russie ». Il s’agit d’un type de regroupement « où il n’y a pas de vieille hiérarchie fossilisée » du type de celle qu’on trouve dans les alliances classiques, a expliqué le diplomate, évoquant notamment l’ASEM (Asie/Europe) ou le G20. M. Kadyshev a aussi parlé de la Nouvelle banque de développement, créée par les BRICS lors de leur sommet de Fortaleza, en juillet 2014, en vue de financer de grands projets d’infrastructures, et dont le processus de ratification est en cours à la Douma en Russie.

Le soutien de la France sera précieux

Un message de Jayshree Sengupta, économiste senior à l’Observer Research Foundation de New Delhi en Inde, sur l’évolution des BRICS depuis le dernier sommet de Fortaleza, fut ensuite lu au public. Il était adressé particulièrement à la France, mais aussi à toute l’Europe en crise et aux prises avec la Troïka.

Mme Sengupta n’a pas cherché à occulter les difficultés que connaissent les BRICS, que les partisans de la domination occidentale montent en épingle pour minimiser le rôle que ce groupe pourrait jouer dans une transition vers un monde multipolaire. Ils rabâchent en boucle que la croissance chinoise ralentit, que « les sanctions imposées à la Russie par l’Occident (...) ont aggravé une récession déjà commencée depuis un moment ».

Le Brésil aussi fait face à des problèmes d’exportation, en particulier pour ses matières premières « dont les prix s’effondrent », ainsi qu’à un « déficit budgétaire considérable ». « Seule l’Inde semble en bonne voie pour une meilleure croissance économique qui devrait atteindre 6,5 % cette année », mais « avec 22 % de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté, dont 300 millions dans un état d’extrême pauvreté », il lui reste bien des problèmes à résoudre. Quand à l’Afrique du Sud, qui dispose de ressources minières de grande valeur et d’une main d’œuvre qualifiée, « elle a aussi de gros problèmes à surmonter : une croissance de seulement 1,4 % en 2014 et un taux de chômage de 25 %. »

Pour Mme Sengupta, cependant, « peu importe la nature des problèmes aujourd’hui ; le fait demeure que les BRICS sont la puissance économique du futur. Ils représentent 40 % de l’humanité, 3 milliards d’individus, un PIB nominal cumulé de 4000 milliards de dollars et 18 % de l’économie mondiale en 2014 ! »

Elle s’est également réjouie à l’idée que pour la première fois, les BRICS rassemblent un groupe de pays choisis pour leur "potentiel futur" plutôt que pour leur prospérité ou identité existante.

Hors des griffes du FMI

Sur la question du FMI, l’économiste indienne est allée plus loin que son collègue russe. Si les BRICS ont choisi de créer leur propre banque, c’est bien parce que « cela les libèrera des griffes du FMI et de la Banque de développement asiatique (ADB) lorsqu’ils voudront, à l’avenir, emprunter pour des projets de développement, notamment les infrastructures ».

Elle souligna aussi l’importance pour un pays d’avoir sa souveraineté monétaire :

A l’opposé des pays de la zone euro qui sont dans les griffes de la Troïka, les BRICS suivent leurs propres politiques fiscales et monétaires. Dans la zone euro, c’est le FMI de Washington et la BCE qui décident quand ils renflouent un pays en difficulté et de combien. Et ce sont eux qui décident des mesures d’austérité que le pays en question doit adopter. Et même lorsqu’apparaissent des souffrances humaines sans précédent, ils ne se rétractent jamais.

La France gaulliste, alliée naturelle des BRICS

L’intervention d’Alain Corvez, colonel (cr), ancien conseiller du général commandant la Force des Nations unies au Sud Liban (FINUL), a porté essentiellement sur les raisons profondes qui ont conduit « l’Union européenne au bord de l’éclatement, (…) à la désindustrialisation et au chômage ».

Parmi elles, « l’idéologie absolument libérale visant à supprimer tous les obstacles au commerce en permettant une " concurrence libre et non faussée", c’est-à-dire une suppression des frontières et des particularismes culturels du continent ». « Il s’agit de créer un glacis européen entièrement ouvert aux prédateurs de la finance internationale, dont les donneurs d’ordre sont à la City et à Wall Street. »

Actuellement, dit-il,

la Commission prépare en secret et sans consulter les Etats la signature avec le Canada et les Etats-Unis de traités transatlantiques qui entérineraient cet assujettissement. Heureusement, des voix s’élèvent depuis peu en France, à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour dénoncer cette forfaiture et des propositions de lois sont déposées dans ce sens.
« Pourtant, les accords des BRICS n’ont d’autre but que de résister à la domination du système dollar dirigé par les Etats-Unis et proposent à tous ceux qui y verraient un intérêt, de se joindre à eux dans un système "gagnant-gagnant". Alors qu’elle pourrait se joindre à ces efforts pour organiser un nouveau monde plus harmonieux, la superpuissance américaine y voit une activité hostile et s’efforce de construire des alliances opposées, en Asie où elle cherche à contrer la Chine et son "collier de perles", aux Amériques en créant un marché commun américain, en Europe en voulant nous lier par des traités léonins. Mais elle va plus loin en alimentant des tensions guerrières partout dans le monde, qui ont pour but de pérenniser sa tutelle sur de nombreux pays.

Un grand projet en Afrique, digne des BRICS

La dernière intervention au séminaire fut celle d’Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad, qui enthousiasma le public avec le projet Transaqua de remise en eau du lac Tchad, élaboré dans les années 1970 par l’ingénieur italien Marcello Vichi. M. Ibn-Oumar a évoqué d’emblée l’importance pour toute la région de ce grand projet, que l’Institut Schiller défend depuis de nombreuses années : « Que ce soit du point de vue de l’actualité ou de celui de l’histoire, le Tchad et les pays d’Afrique centrale qui l’entourent, ceux du Sahel en particulier, sont avant tout marqués par l’aspect sécuritaire, militaire, à travers le conflit interne et les interventions extérieures. C’est pourquoi il est très judicieux – et il faut saluer l’Institut Schiller, qui a décidé de dépasser la perspective conflictuelle et géopolitique – de parler de développement et de projets à très long terme. »

Revenir à « l’exception française »

Ce séminaire avait aussi pour but d’inciter la France à soutenir la dynamique des BRICS et à l’utiliser comme point d’appui pour retrouver sa souveraineté nationale, au sein d’une Europe réformée suite à la crise grecque et redevenue une Europe des patries et des projets.

Le message de Mme Sengupta montre l’estime dans laquelle les pays émergents tiennent la France, et l’image élevée qu’ils en ont, souvent meilleure que celle que nous en avons nous-mêmes !

En tant qu’admiratrice de la civilisation et de la culture française, moi-même, ainsi que d’autres avec moi, sommes attristés de voir la France dans un état de profond malaise (…) En Inde, nous suivons avec grande inquiétude les problèmes de la zone euro. Nous souhaitons une solution humanitaire aux problèmes économiques qui frappent les citoyens ordinaires.
« Dans le cas de la Grèce, nous nous réjouissons à l’idée que le nouveau gouvernement va tenter d’en finir avec la politique d’austérité imposée par la Troïka composée du FMI, de la BCE et de la Commission européenne, qui ont infligé des souffrances et une misère sans précédent au peuple, en particulier aux jeunes.

Les autres membres de la zone euro qui souffrent aux mains de la Troïka « devraient en faire autant », a-t-elle conseillé.

Pour Mme Sengupta, le soutien de la France aux BRICS pourrait être « un jeu à somme positive ».

Etant donné la position prépondérante de la France dans l’UE, elle ne pourra pas quitter la zone euro sans en provoquer l’effondrement.

Or, la France a toujours été à la tête du changement du système financier international. Le 4 février 1965, le président Charles de Gaulle dénonça le système dollar, ordonnant à la Banque de France de convertir en or ses réserves dollars. Le résultat fut une réduction constante des approvisionnements américains en or, puis la menace plus grave que d’autres pays rejoignent la France dans un "gold rush" (course vers l’or).

Les Etats-Unis cherchaient alors une alternative à l’or comme base de leur devise. En remplacement de l’or, Washington proposa que le FMI adopte les Droits de tirage spéciaux (DTS) comme unité de compte entre pays. De Gaulle y mit son veto et continua à réclamer de l’or pour ses dollars. Sa démarche changea tout le système financier international et Nixon mit fin à la convertibilité du dollar en or.

La France pourrait intervenir aujourd’hui en offrant aux BRICS son expertise dans de nombreux domaines. En échange, les BRICS offriraient à la France un partenariat avec ce qui va devenir le groupe de pays le plus dynamique. Les BRICS salueraient l’aide française pour mettre en place des institutions et des "filets de protection sociale" pour les pauvres, parvenir à la sécurité alimentaire et promouvoir la croissance agricole.

Le général de Gaulle

M. Corvez évoqua, quant à lui, le lien entre les conceptions portées par les BRICS et celles, économique et humaine, portées par le général de Gaulle. Il souligna leur opposition absolue avec le libéralisme :

Imprégné de philosophie humaniste et chrétien convaincu, le général de Gaulle avait une immense culture et son intelligence hors du commun lui faisait envisager l’avenir de la France au sein de l’humanité tout entière. Il rappelait, à tous les pays du monde qu’il visitait, que la valeur suprême était la personne humaine et qu’il fallait d’abord la respecter, quelles que soient sa race et ses cultures. Il répétait partout qu’il fallait respecter le droit des peuples à disposer eux-mêmes de leur destin et que le devoir des plus forts était d’aider les plus faibles, de même que les majorités devaient prendre en compte les droits légitimes des minorités. (…). Nul doute qu’il a été un promoteur de l’idée d’un nouvel ordre mondial s’inspirant de ces principes.

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Face au système translatlantique, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – ont décidé de poser les bases d’un autre monde : politique de développement économique mutuel, nouveau système monétaire international pour nourrir la croissance, économies physiques tirées par la recherche scientifique.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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