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Chérine Sultan et Fabien Ramel : ne pas se soumettre face à ce système

La rédaction

Candidats Solidarité & Progrès pour le canton Rennes 1 lors des élections départementales du 22 et 29 mars 2015 :

Chérine Sultan. Née à Rennes en 1986, j’ai grandi à Messac puis à Redon. Issue d’une formation du bâtiment, je défends activement l’idée que tout citoyen forme une pierre angulaire du débat public !

Fabien Ramel. Né le 14 février 1988 à Rennes, j’ai vécu à Bréteil avant de venir m’installer à Rennes il y a 6 ans. Après mes études, je suis devenu graphiste autodidacte.

Site de campagne : http://rennes.solidariteetprogres.org/

Pour notre journal Nouvelle Solidarité, Johanna Clerc, militante S&P, a interrogé la candidate Chérine Sultan :

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Question : Beaucoup de gens se demandent : pourquoi se présenter quand on a peu de chances d’être élu en dehors des gros partis ?

Chérine Sultan : Je connais une méthode simple pour ne pas être élu, c’est de ne pas être candidat ! Donc, déjà, on tente sa chance ! Et puis, nous voulons élever le débat en montrant qu’il y a des questions fondamentales qui doivent être amenées même à l’échelle locale, et mettre les autres candidats au défi de voir la réalité. Parmi elles, la cause internationale de la crise financière, qui a des impacts ici. Nous voulons changer ce système à l’échelle mondiale et faire ici un audit de la dette. Cette question ne sera pas discutée si on ne l’amène pas. Nous voulons forcer les élus et les autres candidats à reconnaître qu’il y a quelque chose à faire. Notre état d’esprit, c’est de ne pas se soumettre face à ce système.

Ce n’est pas la première fois que vous amenez ces questions-là...

Dès 2008, nous avions fait une campagne aux cantonales à Rennes, pour expliquer aux gens comment la crise financière se ferait sentir, à terme, jusque dans leur caddie et comment y faire face. Ensuite il y a eu les régionales, puis les municipales l’an dernier, où nous avons monté une liste de 61 candidats. Par contre, c’est une première pour Fabien et moi en tant que chefs de file.

Pourquoi amener dans une élection locale, le changement du système financier international ou la coopération avec les pays des BRICS ?

Votre voiture peut passer le contrôle technique haut la main, mais si vous n’avez aucune destination ni route, elle ne roulera pas ! C’est ça, l’idée. Par exemple, la baisse des dotations de l’Etat, les emprunts toxiques, les collectivités locales doivent « faire avec », c’est ce qu’ils disent dans leurs assemblées. Mais ils ne sont pas en train de demander aux instances supérieures qu’il y ait un changement, alors qu’au contraire, les élus locaux ne doivent pas se soumettre à ces conditions. Se libérer du monde de la finance, c’est ce que font les BRICS ! On ne veut pas rejoindre ces pays parce qu’ils font de bonnes choses chez eux, mais parce qu’ils sont en résistance face à ce système. C’est cet esprit-là qu’on doit rejoindre. Les coopérations à l’international sur de grands projets, c’est ce qui ramènera des moyens supplémentaires sur le territoire pour relancer le développement économique. Il faudra solliciter les régions, les départements, les communes.

C’est-à-dire ?

L’investissement public est fait à 70 % par les collectivités territoriales, donc en termes de construction d’infrastructures – train, route, etc. – c’est ici que ça se fait. L’impact local ? Ces Nouvelles routes de la soie dont nous parlons, ce n’est pas quelque chose qui va tomber du ciel, c’est bien nous qui devrons les bâtir ! C’est comme ça qu’on créera réellement du travail. A moins que... le département ne disparaisse dans la réforme territoriale et qu’on lui retire les secteurs liés au développement économique... Même limitée, il a une certaine prise d’initiative jusqu’à aujourd’hui, qu’il ne faut pas abandonner. Notre candidature intervient dans un contexte de réforme territoriale, où je ne peux pas vous dire moi-même, si je suis élue, sur quoi s’exercera ma compétence, puisque le Sénat et l’Assemblée nationale voteront là-dessus en même temps que ces élections. Et les gens ne sont pas du tout au courant !

Comment réagissent-ils, justement, face à votre campagne ?

Quand ils ne sont pas au courant, ils sont déjà contents qu’on vienne leur dire qu’on va bientôt voter, et ils se demandent bien pourquoi il y a tous ces changements de modalités électorales. C’est très loin d’eux, nous faisons de la pédagogie sur tout ça. Par rapport à nos idées, à cette perspective de coopérer avec les BRICS, les gens savent que la politique n’a pas apporté grand-chose et qu’il faut changer de manière de penser. Beaucoup sont prêts à nous écouter, à voir comment nous pensons différemment... parce qu’ils cherchent du neuf, en fait. On l’a vu il y a trois semaines, avec ces 4 millions de personnes dans les rues : les gens sont prêts au changement. Maintenant, il faut qu’ils osent l’incarner.

Comment faites-vous campagne ?

En tout, nous avons une équipe d’une vingtaine de militants, dont d’anciens candidats aux municipales, qui viennent avec nous en porte à porte, sur les marchés, aux abords des supermarchés, distribuer des tracts, et qui découvrent « l’âpre joie d’être responsables » et de pouvoir un jour se débrouiller sans nous. Ils prennent ça sérieusement, comme un défi, pour eux, de transmettre les idées. Financièrement, cette campagne nous coûte autour de 2000 euros (affiches, professions de foi et bulletins de vote), qui seront remboursés si nous faisons plus de 5 %. Sachant que cela représente entre 600 et 1000 voix, c’est jouable si nous sommes très présents sur le terrain !

Un mot pour nos lecteurs ?

Si vous habitez le département, je vous invite à venir nous rejoindre à Rennes et à en parler autour de vous. Faites circuler les documents, faites connaître notre blog, appelez-nous si vous avez de bonnes idées ! Et où que vous soyez, aidez-nous avec vos dons !

Propos recueillis par Johanna Clerc, militante S&P.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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