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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Le développement mutuel, seule solution viable pour la Corée

La rédaction
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« La plupart des crises actuelles dans le monde ont leurs racines dans le manque de développement économique », a dit Mme Zepp-LaRouche, lors d’une interview avec l’agence de presse chinoise Xinhua la semaine dernière. « Le développement économique est aujourd’hui le nouveau synonyme pour la paix, et l’initiative chinoise de ’La Ceinture et la Route’ nous offre cette possibilité de développement ».

L’escalade verbale à laquelle nous assistons depuis le discours du président Trump à la tribune des Nations unies semble avoir basculé dans une dimension où le grotesque et l’infantilisme n’ont plus de limites. Vendredi à New-York, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié cet échange de « querelle dans un jardin d’enfants », demandant à chacun de retrouver son sang-froid : « Nous devons calmer les esprits échauffés et comprendre qu’il est nécessaire de marquer une pause et de rétablir le contact ».

Lors de son discours à la tribune de l’ONU, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a également appelé au dialogue, tout en exhortant Pyongyang à ne pas « continuer dans la direction dangereuse » de l’escalade dans l’armement. « La négociation est la seule porte de sortie, et elle implique que chacun fasse des efforts. Les deux parties devraient se retrouver à mi-chemin afin de se faire part mutuellement de leurs préoccupations légitimes », a-t-il déclaré.

Trump a signé jeudi dernier un ordre exécutif imposant de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. Cet ordre exécutif va désormais permettre au Département du Trésor de « cibler toute personne entretenant des liens commerciaux significatifs dans les secteurs des biens, des services ou des technologies avec la Corée du Nord, et de leur interdire toute interaction avec le système bancaire américain ».

La cible des impérialistes : l’unification Est-Ouest

En réalité, une bonne partie de l’entourage du président Trump – y compris les officiers militaires servant dans son cabinet – a exprimé clairement que non seulement la guerre n’est pas inévitable, mais qu’elle ne peut surtout pas être une option, car cela serait une catastrophe pour la Corée du Sud, pour l’ensemble de la région et pour le monde. Trump a promis au président Sud-coréen Moon Jae-in que les États-Unis ne lanceront pas d’action militaire sans accord de la Corée du Sud, et Moon a lui-même répété à nombreuses reprises qu’il ne permettra pas qu’une guerre éclate.

La solution est sur la table, et ce depuis longtemps déjà. Lors de l’effondrement de l’URSS, Lyndon et Helga LaRouche ont appelé à saisir l’occasion de la fin de la Guerre froide pour rétablir le dialogue Est-Ouest à travers les Nouvelles Routes de la soie, c’est-à-dire la construction de corridors de développement de Pusan (Corée du Sud) à Rotterdam. Dans cette vision, l’une des clés était la sortie de la Corée du Nord de l’isolement dans lequel elle était maintenue dans les années 1950, aucun traité de paix n’ayant été signé suite à la Guerre de Corée. LaRouche proposait alors de construire un train trans-coréen relié au Transsibérien et au réseau ferroviaire chinois, permettant non seulement de terminer la Nouvelle Route de la soie, mais également de créer un environnement de confiance pour la Corée du Nord, dans lequel elle pourrait poser les jalons de son propre développement.

L’accord-cadre conclu sous la présidence Clinton entre Washington et Pyongyang en 1995, impliquant l’arrêt et le démantèlement de son programme nucléaire militaire en échange d’une aide économique, a ouvert la voie à cette solution. Le président sud-coréen Kim Dae-jung a mis en place en 1998 une politique de détente et de coopération économique avec son voisin du nord, baptisée « Sunshine policy » (« politique radieuse »). La Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie-Pacifique (Escap) a publié en 2003 un rapport mettant de l’avant la nécessité de construire deux voies ferroviaires à travers la Corée du Nord et la Corée du Sud, l’une rejoignant la Russie et l’autre la Chine, en s’intégrant dans les connections de la Nouvelle Route de la soie entre l’Asie et l’Europe. Même le Japon s’était engagé dans ce processus, le Premier ministre de l’époque Kunichiro Koizumi ayant fait le voyage à Pyongyang pour signer un accord avec le président nord-coréen Kim Jung-il. Entre 2003 et 2005, des négociations à six ont eu lieu entre la Corée du Nord, la Russie, le Japon, la Corée, les États-Unis et la Chine, en vue de résoudre pacifiquement la question des armes nucléaires.

Mais toutes ces initiatives ont constamment été sabotées par les néo-conservateurs au pouvoir aux États-Unis depuis janvier 2001 avec Georges W. Bush et Dick Cheney, ainsi que sous les deux mandats de Barack Obama. Ces idéologues du « choc des civilisations » font le jeu des forces impérialistes anglo-américaines liées aux intérêts financiers de Wall Street et de la City de Londres, lesquelles n’ont aucune envie de laisser ce nouvel ordre mondial de coopération Nord-Sud et Est-Ouest se substituer à leur hégémonie. Pour eux, le fait que la Corée du Nord veuille se doter de l’arme nucléaire est une aubaine, car cela leur fournit un prétexte pour encercler militairement la Russie et la Chine, et maintenir ainsi un état de tensions entre l’Est et l’Ouest.

Mais l’élection de Trump a jusqu’ici mis un bémol à cette géopolitique, du fait de son engagement à normaliser les relations avec la Chine et la Russie. Si les forces politiques à l’intérieur des États-Unis déterminées à neutraliser les efforts de la cabale anti-Trump obtiennent une victoire, et parviennent à réunir les courants modérés démocrates et républicains dans cette politique de détente et d’entente avec la Chine et la Russie, alors la sortie de crise est tout à fait possible. Avec la proposition sino-russe de « double gel » (gel du programme de tests nucléaires nord-coréen et gel des exercices militaires entre les États-Unis et la Corée du Sud), les bases sont posées pour rétablir la confiance entre les parties.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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