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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Conférence de Munich sur la sécurité : muscles, arrogance et paranoïa

La rédaction

Face au formidable vecteur de développement et de coopération que représentent les Nouvelles Routes de la soie initiées par la Chine, avec chaque jour de nouveaux projets ou de nouvelles nations rejoignant l’initiative, les chiens de garde du vieux système impérial se sont réunis à Munich, en Bavière, pour la 54e édition de la conférence annuelle sur la sécurité internationale, le « Davos de la Défense ».

Cinquante ans en arrière

Ceux qui ont aimé le Docteur Folamour de Kubrick ou le film Treize jours sur la crise des missiles de Cuba adoreront ce nouvel épisode. Sauf bien entendu qu’il ne s’agit pas d’une fiction. Tous les ingrédients ont été jetés pêle-mêle dans la grande marmite des tensions internationales : rhétorique provocatrice, dramatisation surjouée, etc. ; le tout sur la base du narratif du siècle précédent des gentils Occidentaux démocrates contre les méchants États « voyous » ou « révisionnistes ». Les esprits avaient d’ailleurs été échauffés à l’avance (heureuse coïncidence !) par l’inculpation annoncée en fanfare par le procureur spécial Robert Mueller de treize citoyens russes, dans le cadre de l’enquête sur le « Russiagate ».

Wolfgang Ischinger, l’organisateur de la conférence et ancien ambassadeur allemand à Washington, a affirmé sur un ton grave que « le monde est très proche de l’abîme, d’un conflit entre États, et nous devons reculer face à cet abîme ». Le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg a rappelé dans un discours aux accents de guerre froide que Munich était plus proche de Pyongyang que Washington. Que les Allemands de l’Ouest se le disent !…

De son côté, H.R. McMaster, le conseiller américain à la sécurité nationale, a prévenu : « Nous sommes face à une série de menaces communes ; des régimes voyous mettent en péril la sécurité internationale au Moyen-Orient et en Asie du Nord-Est ». Puis, il a ajouté : « Nous savons que la Syrie et la Corée du Nord ne sont pas les seuls États voyous à développer, utiliser, propager des armes dangereuses ». Sans doute avait-il à l’esprit l’Arabie saoudite et ses hordes de barbares djihadistes, les États-Unis d’Obama, la Grande-Bretagne de Cameron, ou encore la France de Fabius et Le Drian… ?

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a déploré l’absence de stratégie de l’Occident pour « gérer » la Chine et la Russie, qui « essaient constamment de mettre à l’épreuve et de saper l’unité [de l’UE] ». Avec son initiative la Nouvelle Route de la soie, « la Chine développe un système concurrent complet ; un système différent du nôtre qui n’est pas basé sur la liberté, la démocratie et les droits de l’homme individuels. La Chine semble avoir une véritable idée stratégique globale et poursuit cette idée avec persévérance ».

Discorde chez les Occidentaux

La presque parfaite unité dans l’hystérie anti-russe et anti-chinoise n’a cependant pas suffi pour cacher les importantes dissensions entre Européens et Américains à propos de la contribution de l’Europe à la sécurité internationale. Les Otanistes ont tenu à rappeler à l’ordre les Européens – et en particulier les Français et les Allemands –, voyant d’un mauvais œil leur projet de Défense européenne. Le grand patron de l’OTAN Stoltenberg a consacré une bonne partie de son allocution à souligner le fait que « l’UE ne peut pas protéger l’Europe à elle toute seule ». Autant pour ceux qui nourrissaient encore l’illusion d’une Europe forte et indépendante…

En contrepoint à l’intervention de son collègue Sigmar Gabriel, le ministre allemand du Développement Gerd Müller a sévèrement critiqué la conférence de Munich pour n’avoir accordé aucune attention à l’Afrique, ce continent n’étant placé par les participants qu’en dixième position seulement sur l’échelle des risques mondiaux. Müller, qui n’est pas certain d’être reconduit dans le futur gouvernement, a regretté que l’UE se recroqueville dans sa forteresse face aux afflux de migrants, tout en n’allouant qu’un « misérable » budget de 6 milliards d’euros au développement de l’Afrique, alors que ce continent a désespérément besoin d’investissements dans les infrastructures à grande échelle, pour soutenir l’emploi et l’entrepreneuriat. Le ministre allemand défend d’ailleurs un projet visant à ramener 10 000 réfugiés irakiens dans leur pays afin de participer à la reconstruction.

Main tendue de la Chine

En réponse à la rhétorique grossière de Munich, la présidente chinoise de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée populaire nationale, Fu Ying, a publié une tribune dans l’édition spéciale du mensuel German Times, dans laquelle elle assure que si la Chine compte en effet « jouer un rôle dans les affaires mondiales et apporter une contribution encore plus grande à l’humanité », cela « ne signifie pas que le modèle et l’idéologie de la Chine doivent être exportés », contrairement au monde occidental qui, sous impulsion américaine, « a tenté d’occidentaliser le monde entier en exportant ses propres valeurs et modèles ». Tentatives qui « ont non seulement échoué à résoudre de vieux problèmes, mais en ont aussi créé de nouveaux », ajoute Mme Fu (source : french.china.org)

« La Chine veut promouvoir la création d’un nouveau type de relations internationales, avec une plus grande importance accordée à une paix durable, à une sécurité universelle et à une prospérité commune, appelant à la construction d’une communauté de destin partagé pour l’humanité », écrit-elle. « Ce ne sont pas seulement nos attentes pour l’avenir du monde, mais c’est aussi une nécessité pour notre développement domestique ».

Les commentaires de Fu Ying mettent en évidence la différence fondamentale entre le jeu à somme nulle des intérêts financiers transatlantiques et la philosophie gagnant-gagnant accompagnant les Nouvelles Routes de la soie.

À nous de nous battre pour que les gouvernements d’Europe et des États-Unis renvoie les dinosaures de Wall Street, de la City et de l’OTAN dans les musées du XXe siècle, et rejoignent ce nouveau paradigme. Nous n’allons tout de même pas mourir de soif auprès de la fontaine ?

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Jacques Cheminade
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