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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Campagnes anti-Trump : l’arroseur arrosé

La rédaction
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C’est un nouveau coup dur pour la cabale anti-Trump. Alors que le mythe du piratage informatique russe dans l’élection américaine de 2016 a du plomb dans l’aile, depuis que des vétérans du renseignement américain (VIPS) ont prouvé cet été que les courriels du parti démocrate n’avaient pas été « hackés » mais fuités de l’intérieur, de nouvelles révélations mettent à mal les projets de destitution du président par ce véritable État dans l’État.

CNN a révélé mardi que Paul Manafort, l’ancien directeur de campagne de Trump, avait été mis sous écoute par le FBI dès 2014, et que la FISA (Cour de surveillance du renseignement étranger des États-Unis) avait délivré en 2016 un second mandat de mise sous écoute au directeur du FBI James Comey jusqu’au début de l’année 2017. Manafort, bien que n’étant plus directeur de campagne dans cette période, était en contact régulier avec Trump et avait même ses appartements dans la Trump Tower depuis 2006.

L’éditorial de Wall Street Journal du 19 septembre remarque qu’ « il y a de grandes chances que le FBI ait entendu les conversations politiques liées aux élections de l’un des principaux prétendants à la Maison-Blanche. C’est extraordinaire – et très inquiétant. » Bien entendu, tout le monde a en tête les messages twittés en mars dernier par le président Trump accusant l’administration Obama de l’avoir mis sous écoute, ce à quoi les personnes concernées avaient opposé un démenti catégorique. Le Wall Street Journal rappelle que « M. Comey avait assuré au Congrès en mars ’n’avoir aucune information permettant de confirmer ces tweets.’ L’ancien directeur du Renseignement national James Clapper a même été encore plus spécifique en affirmant ’qu’aucune opération de mise sous écoute n’a été montée contre le président élu, ou le candidat, ou contre des membres de son staff de campagne.’ Il a nié l’existence d’un mandat de la FISA. Mentaient-ils ? »

De son côté, le New York Times a apporté de nouveaux éléments sur les méthodes d’enquêtes du procureur spécial Robert Mueller – chargé de l’enquête sur les soupçons de collusion avec la Russie – et en particulier sur le raid du FBI au domicile de Paul Manafort à la fin du mois de juillet dernier : « Paul J. Manafort était dans son lit en ce matin de juillet quand des agents fédéraux munis d’un mandat ont forcé sa porte d’entrée et pénétré son domicile en Virginie. Ils ont saisi des classeurs remplis de documents et copié les fichiers de son ordinateur, à la recherche d’éléments prouvant que M. Manafort, ancien directeur de campagne de Trump, détenait des comptes bancaires secret dans des paradis fiscaux. Ils ont même photographié son costume coûteux se trouvant dans le placard. Le procureur spécial, Robert S. Mueller III, a ensuite fait passer un message à Manafort, lui disant qu’il avait l’intention de l’inculper (…). »

Jimmy Gurulé, professeur de droit à l’Université de Notre-Dame-du-Lac et ancien juge fédéral, a dit au New York Times que « cela ressemble davantage aux méthodes habituellement utilisées lors de poursuites contre un syndicat du crime organisé ».

Comey, Mueller et le « dossier Steele »

Le Wall Street Journal note par ailleurs que la délivrance du second mandat d’écoute par la FISA correspond au timing de la fabrication du fameux dossier de l’ « ancien » agent du MI6 (services secrets britanniques) Christopher Steele, qui a largement servi de base dans toute l’accusation contre Trump et la Russie. On sait aujourd’hui que Steele entretenait des rapports étroits avec le FBI, et qu’il a même proposé en 2016 de se faire payer pour continuer ses recherches. « La FISA met la barre très haut aux conditions autorisant la délivrance d’un mandat de mise sous écoute de citoyens américains, » note le journal, « et d’autant plus haut pour une campagne présidentielle. Est-ce que Comey a arrangé lui-même le dossier Steele afin de convaincre la cour ? »

L’accusation est très grave, puisqu’il s’agit d’une entrave à la justice par un directeur du FBI... « Tout cela donne autant de raisons pour les enquêteurs de la Chambre et du Sénat pour faire la lumière sur les conditions dans lesquelles le FBI de M. Comey a mené l’enquête sur la campagne présidentielle, » continue le Wall Street Journal. « L’intrusion russe représente une menace à la démocratie, mais le fait que le FBI s’appuie sur de fausses informations sur la Russie pour justifier l’espionnage d’une campagne présidentielle en représente une aussi. Le Département de la Justice et le FBI ont rejeté les demandes de documents et d’entrevues faites par le Congrès, invoquant l’intégrité de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller ».

Le conflit d’intérêt entre le procureur spécial et l’ancien directeur du FBI est également pointé du doigt, puisque Robert Mueller a lui-même dirigé le FBI entre 2001 et 2008, et qu’il est proche de James Comey. Rappelons également que Mueller a récemment été mis en cause pour avoir fait obstruction à l’enquête de la Commission spéciale du Congrès sur le 11 septembre 2001, alors qu’il était directeur du FBI.

Révolte au sein du Wall Street Journal ?

Gerard Baker, Le rédacteur en chef du journal new-yorkais, mène depuis le début de l’année une bataille auprès de sa propre rédaction pour convaincre les journalistes de tout simplement faire leur métier, plutôt que de passer leur temps à salir le président Trump. Le New-York Times – qui n’a quant à lui aucun remord à agir de la sorte – a rapporté dans son édition du 23 août dernier que Baker a envoyé en pleine nuit une série de courriels à sa rédaction, pour protester contre les invectives anti-Trump devant paraître dans l’édition du lendemain matin, sur le discours de Trump à Phoenix : « Désolé, » écrit-il, « mais il s’agit de commentaires travestis en informations... Ne pourrions-nous pas nous contenter de rapporter ce qu’il a dit, plutôt que d’en faire une exégèse et une critique sélective ? »

A noter, le fait que certains journalistes reprochent à Baker la tribune qu’il avait écrite dans le London Spectator le 19 novembre 2016, où il tournait en ridicule la consternation des élites américaines face à l’élection de Trump et des élites britanniques face au Brexit, en comparant cette situation avec la victoire des Américains contre l’empire britannique lors de la Guerre d’indépendance : « Au moment où les troupes britanniques ont rendu les armes au général George Washington à Yorktown, ils ont chanté une interprétation lugubre d’une vieille chanson à boire qui saisissait de façon improbable l’énormité de ce qui venait d’arriver – le plus puissant empire du monde mis à terre par une foule bigarrée de gueux : ’Le monde complètement chamboulé’. »

AGENDA :

AUX ARMES !
Les 22, 23 et 24 septembre : Journées de formation et de mobilisation de S&P

AG2017 : RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :
yannickcaroff solidariteetprogres.org
0176691450
Lieu de la conférence : 93400 Saint Ouen.

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  • BONIN Stéphane • 23/09/2017 - 19:32

    Quand nos journalistes rendront-ils ses informations ? Les véritables informations !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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