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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

À Davos, l’étoile chinoise éclipse la lune du monétarisme occidental

La rédaction

Au milieu des discours convenus sur la lutte contre le réchauffement climatique, le protectionnisme et les inégalités, l’initiative des Nouvelles Routes de la soie de la Chine, et la vision d’un nouveau monde gagnant-gagnant qu’elle porte avec elle, a fait une entrée très remarquée au Forum économique mondial. Et l’ironie est que seule la Chine était en mesure d’apporter une réelle réponse au thème du Forum « Construire un avenir commun dans un monde fracturé ».

Le New York Times a dû l’admettre, en grinçant des dents : « À Davos, la vraie star était sans doute la Chine, pas Trump », titre son édition du 28 janvier. Sous la photo d’un Liu He souriant, le principal conseiller économique de Xi Jinping et représentant de la Chine au Forum, le journaliste Keith Bradsher reconnaît que la présentation de Liu He était « l’un des discours les plus suivis » et que tout au long du Forum, l’initiative de la ceinture et la route [« Belt and road initiative », BRI] a été le sujet principal de discussion.

« À un bout de la ville, le président brésilien Michel Temer a accueilli favorablement une offre inattendue de Beijing aux nations latino-américaines, visant à établir une étroite collaboration avec l’initiative chinoise », écrit Bradsher. « À l’autre bout de la ville, le Premier ministre pakistanais Shahid Khaqan Abbasi a profité de son allocution pour saluer l’expansion rapide des investissements chinois dans son pays, y compris la construction de centrales électriques et d’un grand port. (…) C’était comme si les dirigeants des différents pays rivalisaient entre eux pour se rapprocher de la Chine ».

Et le NY Times de citer Joe Kaeser, directeur général de Siemens : « La [BRI] sera la nouvelle OMC… que vous le vouliez ou non ».

De son côté, Bloomberg News écrit le 29 janvier : « En s’élargissant à l’Arctique et à l’Amérique latine la semaine dernière, [la BRI] du président chinois Xi Jinping a pris une dimension véritablement mondiale. Seuls les États-Unis, leur voisin le Canada et le Japon n’ont pas encore été inclus dans le plan, qui vise à construire ou à moderniser un réseau d’autoroutes, de chemins de fer, de ports et de pipelines ». Le journaliste reconnaît plus loin qu’en réalité le Japon participe bien à l’initiative chinoise, et que Xi Jinping a proposé à plusieurs reprises aux États-Unis de s’y joindre.

Fin de paradigme

L’Europe et les États-Unis n’ont rien de mieux à offrir qu’un monétarisme à bout de souffle, une sorte de Milton Friedman en fin de vie, cloué au fond de son lit, et qui aimerait qu’on cesse l’acharnement thérapeutique et qu’on le laisse mourir dans la dignité. On continue à vendre l’illusion du retour de la croissance, alors que tout le monde sait que les résultats des grandes entreprises sont dopés par les programmes d’ « assouplissement quantitatif » (« quantitative easing », QE) et, disons-le franchement, par le programme de casse sociale pratiquée entre autres par le gouvernement Macron-Philippe. L’exemple récent, tragique et révoltant, en est l’envolée de l’action de Carrefour au CAC40, au lendemain de l’annonce du plan de suppression de 2400 postes en France (c’est-à-dire le quart des effectifs !), grâce à la Rupture conventionnelle collective (RCC) mise en place par les ordonnances travail.

Heureusement, le principe de réalité a eu voix au chapitre à Davos. Dans le rôle de Daniel venant traduire l’inscription sur le mur du palais de Babylone (« l’empire a été mis dans la balance et son règne touche à sa fin »), l’économiste William White, ancien chef économiste de la Banque des règlements internationaux de Bâle, a mis en garde : « Tous les indicateurs des marchés sont actuellement très similaires à ce que nous avons connu avant la crise de Lehman [brothers], mais c’est comme si la leçon n’avait pas été retenue ». Avec les programmes d’assouplissement quantitatif, « les banques centrales ont jeté de l’huile sur le feu », a-t-il souligné dans son entretien avec le Telegraph.

On sait en effet que, bénéficiant des conditions d’accès au crédit facilitées par les banques centrales, les sociétés américaines ont racheté pour 2700 milliards de dollars de leurs propres actions, tout en augmentant leur dette nette de 4500 milliards, pour atteindre environ 14 000 milliards de dollars. Et pour ceux qui moqueraient les habituels excès des « amerloques », sur fond de chant du coq, il faut savoir que le même phénomène sévit en Europe, et que les entreprises françaises sont parmi les plus touchées. Comme l’affirme Le Monde du 29 janvier, « elles ont profité des taux bas pour accroître considérablement leur endettement, passé de 141,5 % à 168,5 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2007 et 2016. Sur la même période, celui des entreprises allemandes, insensibles au QE, a reculé de 90,3 % à 86 % du PIB. Celui des italiennes est tombé de 109 % à 107,7 % du PIB… »

Donald Trump a bien été élu sur un programme visant à mettre fin aux ravages de la mondialisation financière (il a même évoqué le rétablissement du Glass-Steagall Act, c’est-à-dire la séparation entre banques de dépôts et banques d’affaires), à reconstruire les infrastructures et à réindustrialiser le pays ; bref, à relancer une politique au service de l’économie réelle et des « populations oubliées ». Mais non seulement il n’a pas pris le taureau de la finance par les cornes – ce qui lui interdit de rétablir un système de crédit public sans lequel il ne trouvera jamais les moyens de réaliser son plan –, pire, il pavane partout en bombant le torse, se vantant de la « réussite » de Wall Street.

Oui, on peut railler Trump l’excentrique — c’est de bon ton aujourd’hui —, mais nous avons le même problème avec notre président Macron : en effet, comme l’a dit un jour Jacques Cheminade, « on ne peut pas changer de chaussettes sans se laver les pieds ».

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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