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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Les États-Unis, champions de l’ingérence ? « Oui, mais nous on le fait pour votre bien ! »

La rédaction

Notre époque ferait apparaître les plus grands arracheurs de dents de l’histoire comme de simples bonimenteurs du dimanche, tant la pratique du mensonge atteint aujourd’hui des proportions gargantuesques, de façon toujours plus éhontée et plus grossière, et où l’on n’hésite pas à accuser son voisin alors qu’on a soi-même le bras tout entier dans le pot de confiture.

Dans un article publié le 22 février et intitulé « Comment Poutine manipule les démocraties occidentales », le magazine britannique The Economist explique, en reprenant la thèse du procureur spécial Robert Mueller qui enquête sur le « Russiagate », que « la Russie a lancé en 2014 une conspiration contre la démocratie américaine » et contre l’Europe. « On pense que la Russie a financé des politiciens extrémistes, piraté les systèmes informatiques, fomenté des manifestations et propagé des mensonges », lit-on.

Le refrain de l’agressivité russe contre les démocraties occidentales tourne tellement en boucle dans les médias – avec en arrière-fond les roulements de tambour de la guerre – que les citoyens se trouvent comme frappés d’amnésie, oubliant que les champions incontestés de l’ingérence dans les affaires intérieures des pays, au moyen de coups d’État, d’immixtions électorales, de « révolutions » populaires et de guerres, sont bien les États-Unis.

Interviewé sur Fox News le 17 février à propos de l’interférence russe dans les élections américaines, l’ancien directeur de la CIA James Woolsey l’a avoué sans détour. Alors que la présentatrice Laura Ingraham lui demandait si les États-Unis avaient déjà « tenté de s’immiscer dans les élections d’autres pays », Woolsey a répondu : « Oh probablement... mais c’était pour le bien du système... » Ingraham a alors demandé : « Nous ne le faisons plus maintenant ? On ne perturbe pas les élections des autres pays ? » Ce à quoi Woolsey a répondu : « Eh bien... hhhhmmm, numm... seulement pour une très bonne cause... dans l’intérêt de la démocratie ».

Une pratique bien huilée…

Comme l’écrivain russe Vladimir Fédorovski l’a récemment rappelé dans un entretien avec Le Figaro Magazine, c’est bien la CIA qui a assuré en 1996 l’élection de Boris Yeltsine à la présidence russe, plongeant ainsi la Russie dans l’effondrement économique et social le plus fulgurant de son histoire.

Bien entendu, il ne s’agissait pas d’une exception. Une commission du Sénat russe vient de mener une étude dénombrant « une centaine de cas certifiés d’ingérence américaine dans les affaires souveraines d’environ soixante nations, depuis la ratification de la Charte des Nations unies en 1946 ». Valentina Matvienko, la présidente du Sénat, a déclaré que les tentatives d’interférer dans les affaires internes de la Russie durent depuis des années et que près de 100 milliards de dollars ont été envoyés en Russie pour sponsoriser des « activités politiques ». (Source : RT)

D’après le politologue Dov Levin, enseignant post-doctorat à l’institut de politique et stratégie de l’Université Cornegie-Mellon, les États-Unis ont continué leurs opérations d’immixtion électorale à l’étranger après la fin de la Guerre froide, notamment en Israël, dans l’ancienne Tchécoslovaquie et ailleurs. Depuis 2000, ils se sont immiscés dans les élections en Ukraine, au Kenya, au Liban, en Afghanistan, etc.

Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe aux affaires européennes et eurasiatiques dans l’administration Obama, a ouvertement admis que le Département d’État avait dépensé cinq milliards de dollars dans la « révolution de Maïdan » en 2014, afin de faire tomber le président Yanoukovitch (grâce à l’aide des milices paramilitaires néo-nazies, rappelons-le).

Tradition britannique

Mais ne nous y trompons pas. Il est trop facile de tomber dans un anti-américanisme primaire. Comme S&P l’a affirmé depuis plus d’un an, le « Russiagate » a été concocté dans les cuisines britanniques. L’ « ex » agent du MI6, Christopher Steele, sur lequel se sont appuyés les plus hautes instances de l’administration Obama, du FBI et du Département américain de la Justice pour tenter d’empêcher l’élection de Donald Trump, puis de saboter sa présidence, n’est pas un individu isolé. On sait désormais que plusieurs personnalités de haut niveau dans les institutions britanniques sont impliquées dans cette affaire, comme le directeur du Global Communications Headquarters (le GCHQ, la NSA britannique), Robert Hannigan, ou l’ancien chef du MI6 Sir Richard Dearlove (l’auteur du dossier sur les armes de destruction de Saddam Hussein remis à Tony Blair). L’ingérence dans l’élection américaine de 2016 n’est donc pas russe, mais britannique.

Et l’on peut, à ce stade, parler d’une véritable « tradition ». Au cours de la relativement courte histoire de la nation américaine, sept présidents sont morts en cours de mandat, et dans de nombreux cas, la main britannique apparaît clairement. L’organisateur du complot contre Lincoln, Judah Benjamin, par exemple, était allé trouver refuge en Angleterre. L’assassin de William McKinley fréquentait les cercles d’une certaine Emma Goldman, une anarchiste russe dont l’historien Quentin R. Skrabec affirme qu’elle était financée par les riches banquiers de Wall Street et d’Angleterre. Enfin, la société Permindex, qui est au cœur de l’assassinat de John F. Kennedy, était directement liée au MI6 britannique.

En réalité, l’Empire britannique n’a jamais accepté la perte de ses anciennes colonies, d’autant plus que le modèle de nation libre et indépendante que représentait la République américaine menaçait l’hégémonie de son système de pillage et d’esclavage dans le monde. Au XIXe siècle, à la suite du mandat du président John Quincy Adams, aucun président voulant perpétuer l’héritage des Pères fondateurs – caractérisé en particulier par la création d’une banque nationale « hamiltonienne » et le développement des infrastructures et des manufactures – ne pourra terminer son mandat. William Henry Harrison meurt en 1841, après trois mois à la présidence, officiellement d’une pneumonie contractée suite à un trop long discours sous la pluie. Zachary Taylor meurt en 1850, officiellement pour avoir mangé trop de cerises et avoir bu trop de lait lors d’une cérémonie. Puis, Lincoln, James Garfield et McKinley sont assassinés en 1863, 1888 et 1901 (lire notre article « Pourquoi seuls les bons présidents américains sont-ils assassinés ? »).

Il est essentiel pour nous, Français et Européens, autant que pour les Américains, de se réapproprier cette histoire, afin de ne plus être les dupes du « story telling » actuel et d’intervenir avec discernement en politique.

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  • BONIN Stéphane • 07/03/2018 - 18:29

    Ca, je peux vous le confirmer : j’ ai eu plusieurs accrochages verbaux avec des personnes (et bien des personnes "blanche" (donc "bien occidentales")) à propos "du méchant/criminel ASSAD sur La Ghouta . Ma recette pour "affronter" ces amnésiques ? Tout simplement leur rappeler Falloujah, Mossoul, le Viet-Nam, l’ Irak, la Libye (avec les récents négriers, ça fait mal !) et même les conditions de la libération de la France en 1944 : les bombardements massifs de nos villes, en le ramenant à la mémoire des amnésiques, quelle démonstration !

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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