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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Les néocons à l’assaut de la paix mondiale

La rédaction

Syrie, Corée du Nord, Ukraine… En ce début d’année, les foyers de tensions se rallument dans le monde, mettant en évidence une offensive générale des forces néoconservatrices de Londres et Wall Street contre le potentiel de paix, qui n’a pourtant jamais été aussi grand. Face à l’échec du Russiagate, qui n’est autre qu’une tentative de coup d’État contre la présidence américaine, et dont l’objectif est de tuer dans l’œuf la détente amorcée tant bien que mal avec la Russie et la Chine, ces forces font tout leur possible pour prendre au piège Donald Trump, en exploitant ses (abondantes) faiblesses, et pour le pousser à rallier leurs plans.

C’est ainsi que Trump a adopté la nouvelle « stratégie de sécurité nationale », promue par les plus belligérants de son administration, comme le secrétaire à la Défense Jim Mattis et le vice-président Mike Pence, et qui définit la Russie et la Chine comme les principales menaces pour les États-Unis, avant même le terrorisme. Les dirigeants russes et chinois ont lancé plusieurs avertissements clairs sur les dangers implicites de cette nouvelle doctrine, tout en maintenant le dialogue avec les États-Unis à propos de la Corée du Nord, le Proche-Orient et l’Ukraine.

Mais combien de temps cela pourra-t-il tenir ? Dans un entretien avec le Financial Times en marge du Forum économique mondial de Davos, le dirigeant de la banque russe VTB Andrey Kostin, proche de Vladimir Poutine, souligne l’inquiétude des Russes vis-à-vis de la situation très dangereuse créée par les déploiements de l’OTAN en Europe de l’Est. « Nous sommes au début d’une nouvelle course à l’armement », dit-il. Kostin met en garde contre la menace de nouvelles sanctions contre la Russie brandie par le Congrès américain. « Toute sanction économique à l’encontre de nos institutions serait considérée comme un acte de guerre. Après cela, l’ambassadeur de Russie n’aura plus aucune raison de davantage rester à Washington et, de même, l’ambassadeur des États-Unis n’aura plus de raison de rester à nager dans les eaux froides de Moscou. Je pense qu’il s’agit d’une situation pire que celle de la guerre froide, ce qui est très dangereux. Le Congrès joue avec le feu, car la relation va de mal en pis et nous n’en sommes pas responsables ».

Réchauffer les vieux plats

À l’initiative d’un gouvernement français qui semble avoir oublié son engagement à en finir avec « un néoconservatisme importé depuis dix ans en France  », comme l’avait dit Macron en juin 1017, s’est tenue le 23 janvier à Paris la conférence pour le « Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques », offrant un terrain idéal pour l’offensive des néocons. Le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, dont nous avons vu les errements quasi schizophrènes la semaine dernière à propos des opérations militaires américaines au Nord de la Syrie, a accusé la Russie de porter la responsabilité de la supposée attaque chimique survenue la veille dans la ville de Douma, à l’Est de Damas. Elle aurait violé, selon lui, l’accord passé en 2013 avec les États-Unis, où la Russie garantissait de vérifier que l’intégralité du stock d’armes chimiques détenu par le gouvernement syrien était bien détruit. Accusation tout à fait hasardeuse, alors qu’il n’a même pas encore été prouvé qu’il s’agissait bien d’une attaque aux armes chimiques.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, qui n’en rate pas une, a hurlé à « l’assassinat » du mécanisme d’enquête conjoint ONU-OIAC, disant que cela démontrait que la Russie « considère comme acceptable l’utilisation d’armes chimiques ».

La réponse de Moscou a été immédiate. Selon l’agence russe TASS, le vice-ministre des Affaires étrangères Sergey Ryabkov a déclaré que les remarques de Tillerson étaient « absolument inacceptables » et que « nous ne pouvons pas travailler avec les États-Unis sur cette base ». Ryabkov a ajouté qu’il espérait que Washington parviendra à « se calmer » et à prendre davantage en compte « ce qui se passe autour d’elle, y compris les propositions faites par les Russes ». Mercredi, le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov a ajouté que « nous ne sommes pas du tout d’accord avec l’approche adoptée par les Américains, qui ont mis sous le tapis toute véritable enquête sur les cas antérieurs d’utilisation d’armes chimiques ».

Côté britannique, où l’on prend d’habitude bien soin à ne pas trop apparaître en première ligne, le général Sir Nick Carter, chef d’état-major de l’armée, s’apprête à délivrer ce que le London Times décrit comme un « discours rare », dans lequel il appellera la Grande-Bretagne à se préparer davantage à une guerre contre la Russie, et demandera aux responsables du gouvernement d’accroître les investissements dans la Défense. Selon le London Times, le général « compter souligner la capacité du président Poutine à lancer des missiles à longue portée et à déployer rapidement un grand nombre de troupes de combat, ainsi que la menace posée par la guerre cybernétique. La Grande-Bretagne ne peut pas se permettre de rester les bras croisés ».

La toile de fond de tout cela est l’effondrement imminent du système financier international. William White, célèbre économiste de l’OCDE, a évoqué à Davos la situation inextricable actuelle, où la continuation comme l’interruption de la politique d’assouplissement quantitatif (QE) ne peuvent que conduire à une explosion. L’effondrement du système financier est par conséquent inévitable, comme il l’a expliqué dans son entretien avec le Daily Telegraph, à cause des politiques de renflouement menées par les banques centrales depuis 2008. « Tous les indicateurs des marchés sont actuellement très similaires à ce que nous avons connu avant la crise de Lehman [brothers], mais c’est comme si la leçon n’avait pas été retenue », a-t-il souligné. Selon William White, avec les programmes d’ « assouplissement quantitatif » (« quantitative easing », ou QE), « les banques centrales ont jeté de l’huile sur le feu ».

Le problème est que, hormis le représentant chinois Liu He, aucun des dirigeants politiques ayant participé au Forum économique de Davos, que ce soit Macron, Merkel ou le Premier ministre indien Modi, n’a évoqué cette question fondamentale. À nous de changer leurs priorités, avant que le krach ou la guerre ne s’en chargent !

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  • BONIN Stéphane • 30/01/2018 - 12:38

    Rappelez vous que dans le 3 ème ou 4ème volet de son entretien avec Oliver STONE, Wladimir POUTINE disait bien que l’ élection de TRUMP n’ allait pas changer grand chose pour les relations Russie - Etats Unis . En un mot, TRUMP ou la CLINTON, c’ est du pareil au même !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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