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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Scandales sexuels Weinstein, MJS, etc. Le grand dérèglement culturel

La rédaction
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Nous assistons, depuis l’affaire Weinstein, à un vaste déballage. Chaque jour, de nouveaux faits de harcèlements sexuels apparaissent, mettant en cause des partis politiques, des syndicats, des administrations, etc, à en donner le tournis. Et s’il est bon que ces pratiques perverses soient mises en lumière et condamnées, le risque est que, dans le brouhaha et le zapping médiatique ambiant, aucun changement n’ait lieu en profondeur. Alors, ce déballage n’aura eu pour effet que de dégrader davantage l’image de l’être humain. C’est pourquoi il faut saisir l’occasion pour une réflexion sur la culture que nous voulons dans notre société, du point de vue des générations futures.

L’impasse perverse des perturbateurs endocriniens

« Que serait l’histoire humaine sans ses génies, ses mathématiciens, ses artistes, ses explorateurs ou ses philosophes ? (…) Reverrons-nous un jour un autre Bach, un autre Mozart ? », se demande-t-on dans le documentaire « Demain, tous crétins ? », diffusé le 12 novembre sur Arte. Face à la baisse de la capacité de concentration des enfants, à la baisse du QI, à l’augmentation du nombre d’enfants autistes, on s’attendrait à ce que le documentaire nous éclaire sur l’impact désastreux des écrans, de la publicité, des programmes de divertissement télévisés qui abêtissent, infantilisent et dépolitisent les individus... Et bien non : Barbara Demeneix, chercheuse au CNRS, est catégorique : « quand je vois ces données, je pense immédiatement à la thyroïde ».

Les perturbateurs endocriniens, les retardateurs de flamme et même les pesticides constitueraient une véritable « soupe chimique » dans laquelle nous baignons chaque jour, et causeraient des dérèglements dans le développement cérébral des enfants, conduisant ainsi fatalement notre société vers l’idiocratie annoncée. Voilà qui est tentant ! Tout deviendrait tellement plus limpide. Le problème, c’est que l’on fait ainsi un amalgame très dangereux entre des causes physiologiques et des causes culturelles. Et si l’on admet que ces éléments chimiques provoquent en effet des problèmes cérébraux altérant nos capacités cognitives (ce qui reste à prouver), pourquoi ne se demande-t-on pas quelle forme de crétinisme peut bien induire une société à pratiquer l’épandage aveugle de pesticides chimiques et à utiliser massivement des retardateurs de flamme ?

Agir sur la matrice culturelle

Les scandales concernant Harvey Weinstein, le mouvement des jeunes socialistes, l’UNEF, ou encore l’école 42 de Xavier Niel, sont bien entendu révélateurs de la loi du silence régnant dans certains milieux, et en particulier parmi les élites culturelles, politiques et économiques. Mais ce qui devrait davantage choquer, c’est combien ils sont révélateurs de l’hypocrisie des mœurs politiques de ces milieux vis-à-vis des valeurs « démocratiques », comme la liberté d’expression, les droits de l’homme, ou encore le féminisme. Libération, dans son dossier sur l’ancien président des MJS, explique par exemple comment celui-ci tentait froidement d’abuser sexuellement des jeunes femmes du mouvement, avant de monter à la tribune « pour dire combien il faut protéger les femmes parce qu’il est un grand féministe ».

Mais on prend bien soin de ne pas trop s’engager sur ce terrain. Comme le dit Jacques Cheminade dans son éditorial Estime de soi, « on parle des abus sexuels mais sans expliquer le contexte dans lequel les femmes peuvent être considérées comme des objets livrés aux désirs pervers de nantis ». On ne parle pas de la culture oligarchique, qui domine en particulier dans les milieux dirigeants mais également dans l’ensemble de la société, et qui induit le sentiment d’impunité, l’appât du gain, la cupidité...

Dans son livre-projet présidentiel de 2017, Jacques Cheminade écrit : « Les fondements mêmes de notre société sont ravagés, non par des armées constituées ou des milices s’efforçant de conquérir des territoires, mais par un empire de l’argent qui avilit et contraint les esprits. (…) Nous sommes en même temps soumis par ces forces financières à une occupation culturelle. Le dénominateur commun est de propager une conception du monde fondée sur la perception immédiate, la possession, la cupidité et l’absence de respect de l’autre, entretenant un sommeil de la raison qui engendre des monstres ».

Le Congrès sexuel du fascisme culturel

Hasard du calendrier sans doute, une exposition se tient en ce moment-même à la Maison des cultures du monde de Berlin, sur le thème : « Para-politique : liberté culturelle et guerre froide ». A travers des documents, des lettres, des photos et des images, l’exposition montre le rôle-clé de la CIA dans la création du Congrès pour la Liberté de la Culture (CLC), dont l’objectif était de mener une véritable opération de subversion en promouvant des intellectuels et artistes anti-communistes. « Le point troublant, » remarque le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), « c’est que le service secret n’a pas seulement promu une culture réactionnaire sinistre, mais il a favorisé la percée de ce libéralisme de gauche qui constitue aujourd’hui le courant dominant des intellectuels occidentaux ».

L’implication de la CIA dans le CLC est déjà bien connue. Mais il est significatif qu’un journal atlantiste comme le FAZ reconnaisse aujourd’hui le rôle joué par le Congrès dans le façonnement de la pensée libérale occidentale contemporaine, prétendument « de gauche ». En juin 2004, le mouvement politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche avait publié un dossier intitulé « le Congrès sexuel du fascisme culturel » (traduit et publié en partie par S&P), exposant comment les réseaux anglo-américains représentant Wall Street et la City de Londres avaient mis en œuvre cette opération. Le CLC a été créé à Paris en 1950 par Allen Dulles, Directeur de la CIA, qui représentait avec son frère John Foster les intérêts de la banque Morgan. L’intention était de détruire la culture dite classique qui élève l’homme et qui se fonde sur l’idée du vrai, du bien, et du beau, en induisant une complaisance et une tolérance vis-à-vis de l’usage déshumanisant des drogues, de la perversion sexuelle et en promouvant une culture faisant l’apologie de la violence. En détruisant toute idée de vérité comme source légitime d’autorité, l’on rendait les populations parfaitement malléables aux politiques de l’oligarchie financière.

L’un des cinq présidents d’honneur du CLC était le célèbre mathématicien Bertrand Russell. Alors que l’on accorde à ce personnage la réputation de grand penseur, défenseur du pacifisme, voici un extrait de son livre The Scientific Outlook (les perspectives scientifiques), publié en 1931, très parlant au regard de la société actuelle et des récents scandales : « Les hommes et femmes ordinaires devront être dociles, travailleurs, ponctuels, sans résistance et contents. De ces qualités, c’est probablement le contentement qui aura le plus d’importance. Afin de l’obtenir, toutes les recherches en psycho-analyse, comportementalisme et biochimie devront être mises en jeu. Tous les garçons et filles devront apprendre dès leur plus jeune âge à être ce que l’on appelle "coopératifs", c’est-à-dire faire exactement comme tout le monde. L’initiative sera découragée et l’insubordination, sans être punie, sera scientifiquement évacuée de leurs esprits. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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