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Sommet « BRICS-Plus » : Il y a une vie après la City et Wall Street !

La rédaction
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Pendant que le feuilleton du « Benallagate » tournait en boucle dans les médias français, se déroulait du 25 au 27 juillet le 10e sommet des BRICS à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Les BRICS représentent aujourd’hui 23 % du PIB mondial (contre 11 % en 2001) et contribuent à plus de 40 % de la croissance mondiale. À l’initiative de la Chine, qui a accueilli le sommet de 2017, ce groupe de nations se qualifie désormais de « BRICS-Plus », dans un esprit d’ouverture et d’inclusivité.

La majorité des chefs d’État invités assurent une double qualité, en tant que présidents d’organisations, continentales ou régionales, ce qui démontre que le partenariat entre les cinq grands pays émergents que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, et l’Afrique du Sud, s’ouvre à une forme de coopération plus élargie.

Dans la journée de ce 27 juillet, chaque chef d’État a ainsi pu exposer les problématiques auxquelles font face leurs pays respectifs, mais également l’organisation qu’ils représentent ; ils ont saisi l’opportunité de ce dialogue pour proposer des axes de collaboration.

  • Le Président Hery Rajaonarimampianina est ainsi intervenu au nom de de la République de Madagascar, mais aussi en tant que Président du COMESA, et comme porte-parole des États insulaires de la région de l’océan Indien.
  • Le chef de l’État rwandais, Paul Kagamé, Président en exercice de l’Union Africaine, a mis en relief la volonté de collaborer avec les pays des BRICS, et l’engagement de l’Afrique dans ce sens.
  • Quant au président de la Turquie, en tant que représentant de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI), il a mis en avant la crise que traverse la Syrie, et l’investissement dans l’aide humanitaire.
  • Le Président de l’Argentine, Mauricio Macri, qui dirige également l’Union des Nations Sud-américaines (UNASUR) a fait valoir la volonté de participer activement au renforcement de cette gouvernance globale ; il a notamment indiqué que les pays de l’UNASUR sont directement affectés par l’instabilité économique et les mesures unilatérales prises par les États-Unis.
  • Le Président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, à la tête de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (CAE) regroupant six pays, le Président du Togo, Faure Gnassingbé, et la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO), le Président du Gabon, Ali Bongo, et la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), ainsi que les représentants de la SADC, tous voient en cette réunion au sommet, une opportunité pour un partenariat gagnant-gagnant dans les domaines de l’économie, du commerce, du développement, et d’autres nouvelles sphères de coopération.

Coopération Sud-Sud

Le communiqué officiel du sommet proclame que « la raison d’être de ce concept BRICS-Plus est de créer une plateforme permettant une plus grande intégration et des partenariats entre les pays du Sud, afin de façonner des changements majeurs dans l’économie mondiale ». Les discussions se sont concentrées sur la paix par le développement, les « BRICS-Plus » comme cœur de nouvelles relations Sud-Sud – ou « Global South » –, et la vision des Nouvelles Routes de la soie comme base pour les « nouvelles forces motrices pour le développement ».

La Nouvelle banque de développement (NBD) des BRICS, fondée en 2015, va également monter en puissance. Le montant des prêts accordés par la Banque, de 6,4 milliards d’euros en 2018, devrait doubler en 2019 ; une branche régionale a été ouverte à Johannesburg, et une autre doit voir le jour l’année prochaine à São Paulo, au Brésil, avec pour objectif de s’ouvrir à d’autres pays en développement.

La coopération entre les BRICS-Plus et l’Afrique a constitué le fil rouge du sommet, dans le contexte du 100e anniversaire de Nelson Mandela. De plus, le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre indien Narendra Modi ont chacun effectué une tournée de plusieurs jours sur le continent, le sommet des BRICS formant un point d’orgue.

« Quelle que soit l’évolution de la situation internationale », a déclaré Xi, « la Chine continuera à défendre sa politique africaine et ses principes de sincérité, de résultats concrets, d’affinité et de bonne foi, à défendre la justice et partager des intérêts, à bâtir une communauté sino-africaine plus étroite dont l’avenir sera partagé, afin de mettre en œuvre une coopération gagnant-gagnant et un développement commun ». Et d’ajouter que la coopération « BRICS-Plus » offre « l’opportunité de construire un partenariat ouvert, inclusif, coopératif et gagnant-gagnant, et de créer une plateforme pour approfondir la coopération Sud-Sud ».

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a proposé à plusieurs pays africains, notamment l’Angola, le Mozambique et le Gabon, de les aider à développer leur secteur énergétique national, par la « réalisation de projets pétroliers et gaziers », mais également par le développement de l’industrie nucléaire, domaine dans lequel la Russie est leader technologique.

Un nouveau monde se dessine – L’Occident devra choisir

Enthousiaste, le président sénégalais Macky Sall, qui se trouvait à Johannesburg, a affirmé : « un nouveau monde se dessine, et ce nouveau monde ne peut plus être gouverné par des règles anciennes. Nous voulons une gouvernance mondiale, plus juste, plus équitable et plus inclusive ».

« Nous assistons à une nouvelle orientation des pays émergents et en développement qui, inspirés par la Chine, se tournent vers un ordre économique mondial basé sur des principes entièrement nouveaux », écrit Helga Zepp-LaRouche, la présidente internationale de l’Institut Schiller, dans son éditorial du 28 juillet. « Alors que l’Occident s’accroche à un vieux paradigme fondé sur le système économique néo-libéral, de plus en plus de nations coopèrent avec les BRICS, avec l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS) et avec d’autres organisations régionales. Cette collaboration, qui a lieu dans le cadre de l’Initiative des Nouvelles Routes de la soie et sur la base d’une coopération gagnant-gagnant, démontre que le monde peut être bien plus humain qu’il ne l’est. »

En effet, cet esprit de coopération et de développement bouleverse complètement l’ordre anglo-américain tel qu’il a tenté de s’imposer, en particulier depuis la fin de la Guerre froide, à travers un système unipolaire offrant un terrain de jeu idéal aux intérêts financiers oligarchiques de la City de Londres et de Wall Street. Que la Russie et la Chine émergent comme puissances économiques et militaires et veuillent jouer un rôle digne de leur rang sur la scène mondiale constituait déjà un mauvais rêve ; mais le rêve tourne carrément au cauchemar lorsque des dizaines de pays sur tous les continents veulent se joindre à elles !

Les (quelques) articles parus dans la presse occidentale à propos du sommet des BRICS reflètent bien l’état d’esprit cynico-dépressif qui anime actuellement les élites occidentales vis-à-vis de ce nouveau monde émergeant : « L’Initiative une ceinture et une route [ICR] de la Chine n’est pas à la hauteur », titre le Financial Times. Le porte-voix de la City de Londres énumère les problèmes d’endettement, de gouvernance et d’opacité. C’est l’hôpital qui se fiche de la charité. Dans le même registre, le journal Le Monde veut faire croire que les BRICS « cherchent un nouveau souffle », et que malgré les « vœux pieux » de Vladimir Poutine et de Xi Jinping, « le bilan du sommet semble néanmoins plutôt mince ». The Economist déverse quant à lui sa bile sur l’ICR, décrivant « un projet sinistre visant à créer un nouvel ordre mondial dans lequel la Chine sera la puissance prééminente », et mettant en garde les pays souhaitant y prendre part, qui « pourraient finir par regretter l’enthousiasme de leur gouvernement ».

« L’occident doit choisir », conclu Helga Zepp-LaRouche, « soit nous acceptons l’offre faite par la Chine et nous aidons à développer l’Afrique, l’Asie du Sud-Ouest et l’Amérique Latine avec les BRICS et d’autres nations, soit nous persistons à nous accrocher désespérément à notre système financier en banqueroute, un système qui ne peut survivre qu’en maximisant les profits pour les ‘happy few’ au détriment de la population ». Cela signifie un crash financier bien pire que celui de 2008, et un avenir dans lequel « nos cultures finiront exposées dans les musées d’Afrique et d’Asie, en exemple de sociétés ayant perdu leur capacité morale de survivre ».

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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