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Chine, Inde, Japon : le scénario de nouvelle guerre froide ne prend pas

La rédaction
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Malgré tous les efforts des Occidentaux pour encourager les rivalités et attiser les tensions dans la région, les trois principales puissances asiatiques que sont la Chine, l’Inde et le Japon ne tombent pas dans le piège, et nous donnent chaque jour davantage un bel exemple « de détente, d’entente et de coopération » entre nations.

De la compétition à la coopération

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe s’est rendu à Beijing du 25 au 27 octobre, accompagné de 500 chefs d’entreprises, pour la première visite d’État en Chine depuis 2011. Il y a rencontré son homologue Li Keqiang ainsi que le président Xi Jinping. À son arrivée, Abe a affirmé que les relations sino-japonaises entrent dans une nouvelle phase, passant « de la compétition à la coopération. (…) Nous voulons étendre nos relations de manière significative. Nous sommes voisins, et devons être des partenaires coopérant l’un avec l’autre, plutôt qu’une menace l’un pour l’autre. (…) Nous souhaitons travailler avec la Chine pour la paix et la stabilité du monde et de la région, et c’est ce que les pays du monde attendent de nous ». Des propos qu’on aimerait entendre du Président Trump qui se dit toujours grand ami de la Chine.

Dans le même registre, Xi Jinping a répondu que « la Chine et le Japon ont interagit pendant plus de 2000 ans. Depuis longtemps, les peuples de nos deux pays apprennent l’un de l’autre, et ont réussi à progresser. Au cours de cette longue histoire, il y a eu des temps déplorables et le peuple chinois a terriblement souffert ».

Comme l’ont confirmé Li Keqiang et Shinzo Abe, la coopération entre les deux pays va principalement se concentrer dans les projets d’infrastructures, y compris sous forme de partenariats en pays tiers. Les besoins en infrastructures en Asie sont énormes. On estime qu’il faudra investir environ 1700 milliards de dollars chaque année jusqu’en 2030.

La radio publique chinoise a rapporté que Li avait souhaité la bienvenue au Japon dans l’Initiative de la ceinture et la route (ICR). Car, le pays du Soleil-Levant rejoint de fait l’initiative des Nouvelles Routes de la soie promue par la Chine de par le monde. De quoi faire sauter tous les logiciels géopolitiques transatlantiques !

« Le Japon s’associe pour façonner l’Initiative de la ceinture et la route », écrit le professeur Shiro Armstrong dans l’East Asia Forum, le 28 octobre. « Cette adhésion [de Shinzo Abe] à la coopération dans les investissements conjoints dans les infrastructures par le biais de l’ICR (…) atteint une dimension plus importante même que ce à quoi on s’attendait avant sa venue ».

Plusieurs accords ont été signés entre la Chine et le Japon, dont le rétablissement du dialogue annuel de haut niveau, qui avait été suspendu il y a quelques années ; également 52 projets conjoints, dont des projets de développement urbain dans les zones économiques spéciales en Thaïlande orientale ; ou encore l’accélération des pourparlers sur l’exploitation commune des champs gaziers en mer de Chine orientale. Plus important, un accord bilatéral a été conclu de swap de devises entre les deux banques centrales pour environ 30 milliards de dollars. prenant immédiatement effet jusqu’en octobre 2021.

L’Inde ne mord pas à l’hameçon anti-chinois

Dans la foulée de son voyage à Beijing, Shinzo Abe a reçu lundi à Tokyo le Premier ministre indien Narendra Modi. Les deux chefs d’État ont renforcé à cette occasion la coopération indo-japonaise, signant notamment un accord pour la construction d’un train à grande vitesse en Inde, entre Mumbai (Ex-Bombay, 18 millions d’habitants) et Ahmedabad (6e ville de l’Inde, 6 millions d’habitants), et surtout un accord de swap de devises de 75 milliards de dollars, similaire à celui évoqué ci-dessus entre le Japon et la Chine.

Cependant, les intrigues menées depuis Londres et Washington – avec la participation opportuniste d’Emmanuel Macron – visant à entraîner l’Inde et le Japon dans une attitude anti-chinoise s’avèrent vaines. Ces derniers mois, et en particulier avec la rencontre informelle entre Modi et Xi en avril à Wuhan, en Chine, suivie de celle de Sotchi, en Russie, les relations sino-indiennes sont entrées dans une phase de dégel. En juin, lors du Dialogue de Shangri La, Modi a explicitement fait comprendre que l’Inde ne se laissera pas embarquer dans la « stratégie indo-pacifique » contre la Chine.

« L’Inde ne se fera sans doute pas berner une fois de plus – au risque de décevoir ceux qui espéraient déclencher un nouveau scénario de guerre froide en Asie, écrit Melkulangara Bhadrakumar, ancien diplomate indien, sur le site Indianpunchline.com. Le réalisme du Japon dans ses relations avec la Chine est frappant. Si le Japon ne semble pas très inquiet d’une nouvelle guerre froide, n’est-ce pas qu’il doit y avoir une raison ? Le fait est que les États-Unis n’ont plus la crédibilité pour rallier les pays de la région contre la Chine. Les pays européens ne souhaitent pas non plus mettre en péril les importants engagements qu’ils ont avec la Chine. De plus, l’entente avec la Russie donne à la Chine davantage de profondeur stratégique. Et pardessus tout, La Chine est un grand partisan de la mondialisation et l’idée d’une grande lutte entre la Chine et le reste du monde n’a aucun fondement ».

En réalité, quoi que l’on pense de la Chine, celle-ci a su montrer par son attitude pacifique, son esprit de coopération, et sa politique d’ouverture, qu’elle n’était pas encline à tomber dans le « piège de Thucydide », c’est-à-dire la prétendue fatalité d’une guerre entre la puissance déclinante et la puissance émergente. Le véritable provocateur se trouve plutôt à l’Ouest, et plus précisément du côté des forces néoconservatrices et des réseaux du pouvoir financiers de Wall Street et de la City de Londres qui tentent d’entraîner le gouvernement américain dans une escalade tragique.

Les élections de mi-mandat du 6 novembre seront déterminantes pour savoir si ces milieux réussiront à reprendre complètement en main l’administration Trump, ou si au contraire celle-ci gagnera quelques degrés de liberté pour aller plus loin dans une politique d’apaisement amorcée avec la Russie à Helsinki, et au début du mandat de Trump avec la Chine.

Solidarité & progrès est pleinement mobilisé en ce sens, et invite vivement les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Inde à initier un « nouveau Bretton Woods », afin de court-circuiter la finance transatlantique et de poser les bases d’un nouveau système économique international garantissant que le crédit et la monnaie soient des instruments publics au service du progrès humain et de la coopération entre nations.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Jacques Cheminade
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