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À qui profite la paix en Corée ?

La rédaction
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Dans la continuité de la rencontre historique de Kim Jong-un et de Donald Trump le 12 juin à Singapour, et après que le président Trump a annoncé l’annulation des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud au large des côtes nord-coréennes, Pyongyang a décidé d’annuler la célébration annuelle de la « Victoire dans la Guerre de libération de la patrie », qui devait débuter ces jours-ci et durer un mois. Cette fête, qui commémore la victoire dans la Guerre de Corée avec de forts accents anti-américains, revête une grande importance pour la société nord-coréenne, sans doute autant que le 4 juillet américain ou le 14 juillet français.

Autre signe de détente, le Japon a confirmé vendredi dernier qu’il annulait les exercices de simulation d’attaque nucléaire parmi les populations civiles.

Pendant ce temps, James Mattis se trouve à Beijing, où il a notamment été reçu par le président Xi Jinping. Le simple fait de sa venue est remarquable, puisque aucun secrétaire américain de la Défense ne s’était rendu en Chine depuis 2014. La Corée était bien entendu au centre des discussions. Le rôle principal dans l’administration américaine pour mener les négociations avec la Corée du Nord revient toutefois au secrétaire américain Mike Pompeo, qui doit bientôt se rendre à Pyongyang.

À qui ne profite pas la paix en Corée ?

Il suffit de jeter un œil sur la une de The Economist, magazine britannique reflétant généralement le point de vue de l’oligarchie financière anglo-saxonne, avec son titre sarcastique « Kim Jong Won [Kim Jong a gagné]. Avec la Corée du Nord, Trump fait passer l’art du spectacle en premier », pour mesurer combien le processus de paix en Corée enchante peu les élites « mondialistes ».

Aux États-Unis, hormis le groupe de quinze députés démocrates qui a envoyé une lettre au président Trump pour le féliciter de cette avancée diplomatique historique, l’hystérie anti-Trump des dirigeants du Parti démocrate et de la grande majorité des élites américaines n’a pas diminué d’un iota, bien au contraire. En réaction au « scandale » des enfants d’immigrés séparés de leurs parents – qui, rappelons-le, est le produit de la politique migratoire de l’administration Obama – de nombreuses personnalités en viennent même à inciter à la violence contre Trump. La députée de Californie Maxine Waters, par exemple, a appelé à ce que chaque membre de l’administration Trump soit harcelé et intimidé partout où il se trouve : « dans un restaurant, dans un grand magasin, dans une station-service, sortez, ameutez la foule et dégagez-les », a-t-elle lancé samedi sur MSNBC.

De célèbres acteurs d’Hollywood vont jusqu’à encourager les gens à se rendre dans les écoles fréquentées par les enfants des responsables de l’administration afin « d’entourer les écoles de signes de protestations », etc. Les choses ont tellement dérapé que le Washington Post même, qui a souvent été en première ligne des campagnes anti-Trump, a tenté de calmer le jeu.

Le député démocrate de Philadelphie Ro Khanna, qui était à l’initiative de la lettre des quinze députés à Trump, s’est insurgé contre le fait que le sénateur Charles Schumer et d’autres dirigeants démocrates aient adopté la ligne la plus dure des néoconservateurs côté républicains, comme John Bolton, qui dirige le Conseil de sécurité nationale, et qui avait failli faire capoter l’accord avec Pyongyang, en menaçant ce pays de le faire subir le traitement que les États-Unis avaient infligé à la Libye une fois elle s’était débarrassé de son arsenal nucléaire.

Voyons maintenant en quoi le processus de paix en Corée dérange.

Un modèle de « gagnant-gagnant »

Vendredi, le président sud-coréen Moon Jae-in se trouvait à Moscou, pour sa troisième rencontre avec le président Poutine depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017. Les deux dirigeants ont signé plusieurs protocoles d’accord et lancé les études préliminaires pour une collaboration tripartite Corée du Nord – Corée du Sud – Russie pour des projets de développement dans la région de l’Extrême-Orient russe.

« Le président Poutine et moi-même nous sommes mis d’accord pour lancer des projets commerciaux afin de préparer le terrain pour une potentielle coopération trilatérale impliquant la Corée du Sud, du Nord et la Russie », a déclaré le président Moon. « Le lancement d’une étude commune sur la connexion par rail, réseaux électriques et gaz naturel constituera un point de départ ».

Moon et Poutine ont de nouveau souligné l’ « intérêt commun » que leurs deux pays ont dans le développement de la région extrême-orientale de la Russie, ainsi que la contribution que pourront y apporter « les capacités non utilisées de la Corée du Nord », qui seront libérées grâce à la levée des sanctions.

Comme nous l’avons montré dans l’une de nos récentes publications, le développement des régions extrêmes orientale et arctique de la Russie représente pour l’ensemble de l’humanité une « nouvelle frontière ». Du fait de leur expertise technologique, le Japon et la Corée du Sud peuvent jouer un rôle significatif dans ce développement, et elles ont manifesté leur intérêt à cet égard. De plus, la force de travail hautement spécialisée de Corée du Nord pourrait fournir un apport important.

Le plan de Moon Jae-in s’appuie sur la construction de voies ferrées et de gazoducs traversant la Corée du Nord et faisant la jonction avec la Russie, la Chine et, plus loin, l’Europe. Lors du Forum économique de Vladivostok de 2017, Moon avait présenté les « neuf ponts » à bâtir entre la Corée du Sud et la Russie : gaz, voies ferrées, électricité, construction navale, emplois, routes maritimes du Nord, ports maritimes, pêche et agriculture. Il a même suggéré que le gazoduc trans-coréen s’achemine jusqu’au Japon, via le Détroit de Corée, ce que Tokyo ne peut considérer qu’avec intérêt, puisque l’île nippone dépend largement de ses importations énergétiques.

Cette perspective de développement intégré de la péninsule Coréenne, dont les citoyens occidentaux n’ont jamais entendu parler, se trouve pourtant au cœur des négociations diplomatiques qui se déroulent depuis plusieurs mois, et dont le sommet de Singapour a été l’une des étapes fondamentales. Les projets de développement mutuel, pour lesquels l’initiative chinoise de la Route de la soie offre un cadre à grande échelle et à long terme, constitueront le terreau d’une paix et d’une amitié solides entre les peuples de la région ; et c’est l’idée même de paix par le développement qui enrage tant les impérialistes, dont le pouvoir repose sur l’instabilité internationale, entretenue au travers des divisions et des conflits.

Nous ferions donc bien, en Europe et aux États-Unis, de nous inspirer de l’« esprit de Singapour » !

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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