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Fausses alertes nucléaires à Hawaï et au Japon : le retour de la « Guerre des mondes » ?

La rédaction
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Les fausses alertes aux missiles nucléaires, que viennent de connaître les Hawaïens et les Japonais, rappellent fortement le début d’une « guerre psychologique », semblable à l’émission radio animée par Orson Welles sur CBS en 1938, sur la base de La guerre des mondes, un « roman » de politique-fiction du géopoliticien britannique H.G. Wells. L’émission avait causé un vent de panique à travers les États-Unis, des dizaines de milliers d’auditeurs croyant qu’il s’agissait d’un bulletin d’informations et qu’une attaque extraterrestre était en cours.

Samedi matin, les 1,3 millions d’habitants de l’île américaine d’Hawaï ont été plongés dans un état de terreur absolue, lorsqu’ils ont reçu de la part de l’Agence de gestion des urgences d’Hawaï un « message d’alerte » disant : « MENACE DE MISSILE BALISTIQUE SUR HAWAÏ. METTEZ-VOUS IMMÉDIATEMENT A L’ABRI. CE N’EST PAS UN EXERCICE ». Trois minutes après l’annonce, les officiels militaires étaient informés qu’il s’agissait d’une fausse alerte, mais pendant 38 minutes, la grande majorité des résidents et des touristes étaient persuadés qu’ils vivaient leurs derniers instants. 38 minutes pendant lesquelles le monde s’est retrouvé au bord de l’apocalypse. Car il aurait suffi que Kim Jong-un panique, sur la base d’une mauvaise interprétation de la situation, et qu’il appuie sur le bouton…

La cause de cette fausse vraie alerte aurait été imputée à un employé de l’Agence de gestion des urgences, qui aurait appuyé sur le mauvais bouton, « en raison d’une interface peu ergonomique » de son système informatique. On pourrait y croire, si quatre jours plus tard le même scénario ne s’était pas répété au Japon, la fausse alerte aux missiles étant cette fois-ci diffusée par la chaîne publique japonaise NHK, suite à « une erreur de manipulation ».

Le dialogue inter-coréen n’arrange pas tout le monde

Il faut dire que les médias américains ont très peu couvert la percée fondamentale dans les relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, survenue quelques jours plus tôt avec la réunion entre les deux Corée à la « Maison de la paix », dans le village de Panmunjon. Ils ont également très peu couvert le fait que le Président Sud-coréen Moon Jae-in a publiquement remercié le Président Trump pour son rôle dans les négociations. Ignorant cette réalité, les médias et la plupart des dirigeants politiques ont continué à nourrir les peurs, nourrissant le fantasme qu’une guerre préventive finirait par devenir inévitable.

Bizarrerie supplémentaire, le fait que vendredi, la veille de la fausse alerte à Hawaï, plusieurs centaines de commandants militaires, politiciens et responsables locaux participaient à une conférence de haut niveau, organisée par le Conseil des affaires militaires de la Chambre de commerce d’Hawaï. Dans une atmosphère surchargée en testostérones néoconservatrices, le lieutenant-général Leaf a souligné la « menace réelle » pesant sur Hawaï. « Nous sommes plus proches [de la Corée que les États-Unis]. Nous représentons une cible facile », a-t-il dit, ajoutant que les missiles nucléaires nord-coréens ne visent ni la Corée du Sud ni le Japon. « Les États-Unis sont la cible désignée, ceci parce que nous sommes l’ennemi public n°1 de la Corée du Nord ». De son côté, l’amiral Harris est allé droit au but en disant à des participants nerveux : « Bien que la possibilité d’une frappe nucléaire soit infime, nous vivons maintenant dans un monde où nous devons être prêts à faire face à toute éventualité ».

Mardi, les présidents Xi Jinping et Donald Trump se sont parlés par téléphone, évoquant la situation de la péninsule coréenne. D’après le China Daily, Trump aurait manifesté sa reconnaissance envers le rôle joué par la Chine dans cette crise, et aurait exprimé sa volonté de renforcer la coordination entre leurs deux pays.

Pourtant, dans le même temps, se déroulait au Canada la conférence du « Groupe de Vancouver » sur la crise coréenne. Cette réunion, animée par le secrétaire d’État américain Rex Tillerson et la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland, excluait manifestement la Russie et la Chine, alors que s’y trouvaient invités des pays relativement peu concernés comme la Grèce, la Belgique, la Colombie et le Luxembourg. Tillerson y a réaffirmé l’opposition des États-Unis à la solution de « double gel » promue par la Russie et la Chine, qui consiste à suspendre simultanément les programmes nucléaires militaires des deux Corées.

« Tenir ce genre de réunion n’incluant pas les parties directement concernées par la question nucléaire sur la péninsule coréenne n’aidera pas à une résolution appropriée de la crise », a déclaré Lu Kang, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en conférence de presse. De son côté, Sergeï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a démenti les affirmations du Département d’État américain comme quoi les Russes et les Chinois soutenaient l’initiative de Vancouver, et a qualifié cette conférence de « destructrice ».

Tulsi Gabbart : il faut en finir avec la doctrine de changement de régime

Dans une série de tweets, la députée démocrate d’Hawaï a fustigée la mentalité de guerre froide qui domine actuellement la classe politique américaine : « nous avons connu ce type de menace nucléaire pendant la Guerre froide, lorsque les États-Unis et l’Union soviétique étaient à deux doigts d’une attaque. La paix avec la Corée du Nord exige des pourparlers directs et immédiats sans conditions préalables », a-t-elle écrit.

Selon Tulsi Gabbart, la Corée du Nord a vu comment les États-Unis ont agi en Irak et en Libye, et elle considère que les armes nucléaires représentent la seule dissuasion possible pour ne pas subir le même sort. « C’était une erreur pour les États-Unis de s’en prendre de cette façon à Kadhafi et à [Saddam] Hussein », affirme-t-elle. « La Libye et l’Irak sont encore sous le choc de nos attaques. Nous devons tirer les leçons de nos erreurs, mettre fin à notre politique de changement de régime et mettre en œuvre une politique de désescalade et de paix ».

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Jacques Cheminade
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