Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

17 janvier - 6 février, Clichy - Banque nationale, crédit public. Rendons la planche à billets au peuple ! Lire 17 janvier - L’Empire défait : retrait des troupes américaines de Syrie Lire 17 janvier - Le crédit public pour le peuple Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Gilets jaunes, Jeremy Corbyn : nouvelles cibles de la propagande anti-russe

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne
JPEG - 49.8 ko

Il n’aura pas fallu longtemps pour que la machine se mette en branle.

Dimanche, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déclaré qu’une enquête était ouverte par le secrétaire général de la défense nationale, sur des soupçons d’activité sur Twitter ayant cherché à manipuler les Gilets jaunes.

En premier lieu, on soupçonne les États-Unis de vouloir faire éclater l’UE. Les équipes de LREM n’ont pas oublié le fait que « l’ancien » conseiller de Trump, Steve Bannon, était l’invité d’honneur du Congrès du Rassemblement national en France. Installé à Bruxelles, Bannon, se défendant de toute ingérence, « conseille » la vaste palette de « populistes » contestant les politiques mortifères de l’UE et fait tout pour canaliser la rage populaire vers le bouc-émissaire idéal, l’immigration légale et clandestine. Criant au complot, certains macroniens ont également enquêté, sans résultat concluant, sur l’origine du nom de domaine « gilets jaunes ».

La tension est telle que, interrogé dans l’émission Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI dimanche 10 décembre, Le Drian a invité Donald Trump à ne pas se mêler de politique intérieure française : « Laissez nous vivre notre vie. (…) Je dis à Donald Trump et le président de la République [Emmanuel Macron] lui a dit aussi : nous ne prenons pas parti dans les débats américains, laissez-nous vivre notre vie de nation ». Le président américain avait commenté par une série de tweets le mouvement des Gilets jaunes en France et s’était senti flatté que ce qu’il croyait être des gilets jaunes sur les Champs-Élysées chantaient « We Want Trump ! ». Or, selon les services de fact-checking de l’AFP, il semblerait qu’il s’agissait d’une vidéo publiée le 2 décembre sur Twitter et relayée au moins 17 000 fois. La vidéo, présentée comme ayant été filmée en France, vient en réalité de Londres, et date probablement de juin !

Concernant l’enquête de la défense nationale, si Le Drian n’a pas directement nommé la Russie, le Times de Londres s’en était chargé la veille. Alors que des chercheurs français en cybersécurité, comme Baptiste Robert (cf Libération), estiment qu’ « aucune action coordonnée évidente » n’apparaissait dans leurs études, le quotidien britannique affirme que « des centaines de comptes liés à la Russie sur les réseaux sociaux ont cherché à amplifier les manifestations qui ébranlent la France ». Le Times s’appuie pour cela sur une enquête de New Knowledge, une entreprise américaine de cybersécurité spécialisée dans la lutte contre la désinformation, cofondée en 2015 par un ancien de la NSA et des forces spéciales américaines.

L’arroseur arrosé

Il est notable que cette accusation – ridicule au demeurant, puisque les Gilets jaunes utilisent majoritairement Facebook – intervienne en plein scandale en Grande-Bretagne, suite aux révélations par Anonymous de l’opération connue sous le nom de Integrity Initiative (I.I.), financée par le gouvernement, et menant des campagnes de propagande anti-russe dans plusieurs pays occidentaux, via les ambassades britanniques, comme nous l’avons rapporté dans la chronique du 3 décembre.

Ce scandale a redoublé d’ampleur dimanche dernier lorsque le quotidien écossais Daily Record a affirmé détenir des « preuves inquiétantes » sur le fait qu’un compte twitter de I.I. a été utilisé pour attaquer Jeremy Corbyn, le Parti travailliste, ainsi que d’autres dirigeants du parti. L’un de ces tweets disait par exemple : « Volontairement ou involontairement, [Corbyn] joue le jeu du Kremlin ».

Devant cette violation flagrante de l’objectif même de l’organisation – qui est de contrer les « infox » de la Russie – les dirigeants travaillistes sont montés au créneau, pour dénoncer une atteinte à la vie démocratique et appeler à l’ouverture d’une enquête. « S’il s’avère qu’il existe bien une opération menée par le ‘Deep state’ contre notre parti avec l’argent du contribuable, cela est totalement inacceptable et une enquête doit être ouverte immédiatement », a déclaré Jon Trikett, un député travailliste.

Le Daily Record rapporte également que, outre les 2,25 millions de livre sterling obtenus auprès du Foreign Office en 2017-2018, Integrity Initiative est soutenue par les politiciens d’extrême-droite anti-russes de Kiev.

Une situation échappant à tout contrôle

Comme nous l’affirmons depuis longtemps, ce sont les Britanniques et leurs alliés américains, et non les Russes, qui interfèrent massivement dans les processus et élections démocratiques aux États-Unis, en Grande-Bretagne, et dans de nombreux autres endroits du monde. Soulignons que plus qu’une marque de toute-puissance, il s’agit en réalité d’un véritable aveu de faiblesse. Car depuis le Brexit, l’élection de Trump en 2016, les élections italiennes de 2018 et les événements actuels en France avec le mouvement des Gilets jaunes, la situation échappe de plus en plus au contrôle de l’oligarchie financière de Londres et de Wall Street.

Outre-Manche, le gouvernement de Theresa May est sur la sellette. Lundi, la Première ministre a été contrainte de reporter le vote du Parlement sur l’accord du Brexit, admettant qu’elle n’aurait pas la majorité. La grande crainte est évidemment qu’en cas de rejet, des élections législatives anticipées ne portent Jeremy Corbyn au 10, Downing Street.

En France, après quatre semaines de mobilisation, le gouvernement Macron-Philippe semble complètement dépassé, intervenant toujours avec un train de retard. Les milieux financiers sont consternés de voir une population française se lever contre la politique d’austérité. « Incapable de contrôler les manifestants par des mesures de sécurité, se lamente le Wall Street Journal, Macron doit désormais faire face aux pressions lui demandant d’inverser le cours de son programme, qui consiste à rendre la France économiquement plus compétitive à travers une mutation profonde du marché du travail, de la fiscalité, des dépenses publiques et du système des retraites ». Le pire, comme le note le quotidien new-yorkais, est que les soutiens les plus proches de Macron sont en train de le lâcher : « la panique se répand parmi ses alliés à l’Assemblée nationale ».

Comme l’avait souligné Jacques Cheminade dans son message au lendemain de la mobilisation du 17 novembre, l’impact de ce mouvement est plus grand que peuvent le penser les Gilets jaunes eux-mêmes, au niveau français, européen et international.

« Ce qui est très intéressant avec les gilets jaunes, dans un pays très bloqué comme la France, c’est qu’ils font sauter les digues », a-t-il expliqué dans son entretien vidéo du 7 décembre avec nos amis américains du LPAC (Comité d’action politique de Lyndon LaRouche). « Je ne sais pas quelle forme cela prendra. Je pense que nous avons une république constitutionnelle, donc Macron devrait rester ; mais il sera soumis à une pression totale venant du terrain, du peuple, de tout le monde. Et il sera paralysé dans sa tentative d’élaborer une politique au service des élites financières oligarchiques ».

Et de conclure : « L’occasion nous est donné aujourd’hui en Europe – du fait de ce qu’il se passe en Chine et de ce que vous faites aux États-Unis – d’en finir avec le système anglo-américain ou L’Empire britannique – comme le décrit très bien l’auteur britannique [Nicholas Shaxson] dans son livre Les paradis fiscaux, enquête sur les ravages de la finance néolibérale – ce système des banques et des fonds offshore qui pensent pouvoir tout diriger depuis leurs ‘Paradis fiscaux’ ».

Lire aussi : Trump, Corbyn, LaRouche… Pourquoi ils veulent leur tête

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Integrity Initiative : une propagande anti-russe made in London

3 décembre 2018
Chroniques stratégiques
Integrity Initiative : une propagande anti-russe made in London

Trump, Corbyn, LaRouche… Pourquoi ils veulent leur tête

24 septembre 2018
Chroniques stratégiques
Trump, Corbyn, LaRouche… Pourquoi ils veulent leur tête

Derrière le « Deep State », c’est Londres qui veut destituer Donald Trump

3 février 2018
Actualité
Derrière le « Deep State », c’est Londres qui veut destituer Donald Trump

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard