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Dix ans après Lehman : tout a été fait… pour que cela se reproduise en pire !

La rédaction
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À l’occasion de l’anniversaire de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, tout le monde partage le même constat : rien n’a changé dans la planète finance ; au contraire, les pratiques spéculatives et prédatrices n’ont cessé d’être alimentées par les renflouements des banques centrales, ces faux monnayeurs du XXIe siècle.

« Situation loufoque : un Himalaya de dettes publiques et privées surmonte un océan de liquidités. Un pognon de dingue manipulé par les dingues du pognon », écrit Laurent Joffrin dans Libération. Bien dit, par le rédacteur-en-chef d’un journal qui a systématiquement empêché Jacques Cheminade d’élucider le pourquoi de cette situation à un moment où cela aurait fait une différence..

  • Les produits dérivés financiers – la véritable bombe à retardement du système – représentent aujourd’hui 800 000 milliards de dollars, soit dix fois le PIB mondial ;
  • Le cumul des dettes publiques et privées de la planète représente en effet 169 000 milliards de dollars, selon le cabinet McKinsey. C’est-à-dire 225 % du PIB mondial, alors qu’il était de 154 % en 2008 ;
  • Aux États-Unis, la dette des étudiants, qui a presque triplé en dix ans, constitue d’autant plus un fardeau qu’il est de plus en plus difficile de trouver un job bien rémunéré ;
  • La dette des entreprises américaines non financières atteint 6300 milliards, un niveau supérieur à celui d’avant la crise de 2007-2008. De plus, une bonne partie de cet endettement est employé au rachat par les entreprises de leurs propres actions ;
  • La finance parallèle, ou « shadow banking », qui échappe à toute régulation, draine quelques 99 000 milliards de dollars, soit quatre fois plus qu’en 2002.

Les dispositions adoptées après le krach et censées contraindre la spéculation – comme la loi Dodd-Franck aux États-Unis ou les critères de Bâle – ne sont qu’un cache-sexe. De nouveaux poissons sont en effet apparus dans les eaux troubles de la finance mondiale.

C’est ainsi que, comme le rapporte Le Monde, les gérants d’actifs sont devenus « les nouveaux maîtres de Wall Street ». BlackRock, Vanguard et State Street, par exemple, gèrent à eux trois 14 000 milliards de dollars, soit plus que le PIB de la Chine. « Ensemble, ils sont le principal actionnaire de 90 % des entreprises du S&P 500, le principal indice boursier américain ». Ces sociétés se contentant d’investir « passivement » leur argent en suivant un indice boursier, beaucoup s’inquiètent de « l’effet moutonnier », c’est-à-dire un retrait simultané en cas de baisse du marché, qui agirait comme un accélérateur du krach.

On ne change pas d’experts

Le problème, quand on fait un constat sans apporter le bon remède, c’est que l’on est vite tenté de trouver un bouc émissaire. Et tandis que la Russie est toute désignée dès qu’intervient une crise géopolitique, les regards se tournent automatiquement vers la Chine en matière de crise financière et monétaire. « C’est la Chine qui suscite les plus grosses craintes : le niveau de sa dette ne cesse de gonfler. Elle a été multipliée par cinq pour atteindre 256 % du PIB de l’ogre chinois en 2017 », lit-on dans le dossier de Libération paru le 15 septembre, consacré aux dix ans de la crise de Lehman Brothers. Et de citer Patrick Artus, directeur de recherche économique de la banque Natixis : « À elle seule, la Chine représente 43 % de l’augmentation de [la dette mondiale] depuis 2007 ».

« Le risque principal pour l’économie mondiale et pour le développement est la Chine », a également déclaré mercredi le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney. Le secteur financier chinois « s’est développé très rapidement, et il présente les mêmes caractéristiques qui ont conduit aux dernières crises financières », a-t-il déclaré, dans une brillante démonstration de l’hôpital se fichant de la charité.

He Fei, un analyste de la Banque chinoise des Communications, a immédiatement répondu à Carney dans une tribune au Global Times : « L’histoire montre que les principaux risques financiers n’ont pas été causés par la Chine. (…) En outre, l’économie chinoise reste résiliente et la qualité et l’efficacité de la croissance du PIB se sont constamment améliorées. Les données du Bureau national des statistiques montrent que l’économie a progressé de 6,7 % au deuxième trimestre de l’année, en baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, mais se maintient entre 6,7 % et 6,9 % pour le douzième trimestre consécutif. Cette situation est de bon augure pour les efforts visant à faire face aux risques existants. Tant que le pays restera sur sa trajectoire politique actuelle, le double objectif de maintenir une croissance économique stable et de limiter efficacement les risques sera atteint ».

À cela, nous ajouterons que ces « experts » qui s’évertuent à pointer la Chine du doigt ont bien souvent été incapables de prévoir la crise financière de 2007-2008. Patrick Artus affirmait même, en mai 2008, que la crise était « derrière nous ». Et concernant la dette chinoise, précisons que le chiffre de 256 % du PIB concerne la dette globale, c’est-à-dire le cumul de la dette publique et de la dette privée, qui atteint des niveaux égaux voire supérieurs dans la plupart des pays occidentaux. La différence étant que l’émission de dette correspond chez nous au maintient à flot du système financier, au détriment de l’économie réelle, tandis qu’en Chine la part majoritaire des investissements va dans les infrastructures…

Mais c’est surtout par l’absence de solutions que nos experts et analystes se distinguent. Oui, il est important d’admettre qu’un nouveau krach, plus grave encore que celui de 2008, peut intervenir à tout instant, comme le dit Le Monde dans son éditorial du 15 septembre, intitulé « Dix ans après Lehman Brothers : en attendant la prochaine crise ». Oui, il faut que les responsables politiques cessent de se faire les serviteurs de la finance, et la mettent « sous tutelle », comme le dit l’économiste Robert Boyer dans Libération.

Mais au-delà de ce type de constats et d’incantations rituelles, il faut une stratégie et une mobilisation citoyenne pour la seule véritable solution, dont aucun ne parle de peur de s’attirer les foudres : la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires – le Glass-Steagall – seul moyen de désamorcer la bombe spéculative et de protéger l’épargne et les crédits liés à l’économie réelle, contrairement à ce que l’on a fait depuis 2008. Une telle séparation, associée à un jubilé sur les dettes illégitimes, ouvrira la voie à l’établissement d’un système de crédit public au niveau national et d’un nouveau Bretton Woods au niveau international.

Ne pas se battre pour ces solutions laisse le champ libre à la montée des « populismes », ou « illibéralisme » comme on le dit maintenant. C’est là que se situe l’engagement politique de S&P.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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