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Face à la colère, l’oligarchie des incapables rêve d’une « Europe-empire »

La rédaction
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Les élites du monde « néolibéral » ressemblent de plus en plus à des poules sans têtes qui continuent à caqueter et à déambuler en faisant comme si rien n’avait changé ; le problème, c’est que cette incapacité à se remettre en question nous rapproche chaque jour du gouffre.

Le président Macron – Monsieur 26 % – nous en donne un exemple caricatural avec ses gesticulations face à la menace du populisme, cette « lèpre » qui menace l’ordre sociétal des honnêtes gens. Toute une énergie déployée pour crier au loup – principalement par opportunisme politique – en ne voulant pas voir que ce phénomène, qui apparaît de partout dans le monde occidental, n’est que la manifestation d’une population oubliée, mise au rebut de la « mondialisation heureuse » par les 20 % qui en bénéficient, et qui émerge aujourd’hui comme une nouvelle majorité populaire réclamant ses droits et surtout sa dignité, comme le montre bien Christophe Guilluy dans son livre No Society.

Mercredi soir sur TF1, dans une mise en scène théâtrale sur le porte-avions Charles de Gaulle, devant un Rafale qui brule 110 litres de kérosène par minute lorsque l’on pousse ses moteurs à plein régime, le président français a tenté d’adresser un « je vous ai compris » à la colère des « gilets jaunes », faisant son mea culpa sur le fait qu’il n’a pas « réussi à réconcilier le peuple et ses dirigeants », tout en fulminant qu’il ne changera rien. Tellement convaincu d’être dans le vrai, l’orateur finit par ne plus voir le mépris qu’il exprime et qui ruine un peu plus sa popularité à chaque passage télévisé.

Trois jours plus tôt, lors des commémorations pour le centenaire du 11 novembre, Macron se mettait également en scène dans le costume du dirigeant gaullo-mitterrandien debout face au nationalo-populisme. Étant donné qu’une grande rencontre entre Trump et Poutine aurait fait trop d’ombre à l’initiative française, les grands sujets internationaux ont été abordés lors d’un déjeuner de deux heures à l’Elysée en compagnie de leur hôte, le chef d’État français Emmanuel Macron et le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres.

Tandis que les médias faisaient leurs choux gras des tweets légèrement provocants du président américain à l’encontre de son homologue français, personne n’a daigné souligner l’incohérence entre son projet d’armée européenne, destinée à « nous protéger contre la Chine, la Russie et même les États-Unis », et le fait qu’une telle armée resterait de toute façon liée à l’OTAN, comme Merkel et Macron l’ont d’ailleurs tous deux confirmé – ce sur quoi Trump n’a pas manqué d’ironiser, en rappelant que les États-Unis fournissent la majorité du budget de l’organisation atlantique. Il est certain que cette Europe qui cherche tant à exister, pourrait commencer par cesser de s’équiper en matériel militaire américain. La Belgique, pour ne pas la nommer, pour remplacer ses F-16, aurait pu choisir le Rafale ou l’Eurofighter, au lieu d’acheter le F-35 américain.

De pire Empire

Dans l’atmosphère d’anxiété et de fébrilité – incertitude du Brexit, fronde du gouvernement italien, etc – qui entoure la préparation du prochain sommet européen du 4 décembre, le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a accordé le 11 novembre (un siècle après la fin de la Grande guerre provoquée par les empires) une interview très révélatrice au quotidien allemand Handelsblatts. « L’Europe doit devenir une sorte d’empire, comme la Chine, et comme les États-Unis », a-t-il affirmé. Et, alors que le journaliste s’étonnait de l’entendre utiliser un terme qui « sonne comme un cri perçant à nos oreilles », le ministre a voulu assurer qu’il doit s’agir d’un « empire pacifique, un État constitutionnel. J’utilise ce terme pour mieux faire comprendre que le monde de demain sera celui du pouvoir. Le pouvoir fera toute la différence : la puissance technologique, économique, financière, monétaire et culturelle sera décisive. L’Europe ne doit plus craindre de jouer de sa puissance et être un empire de paix ».

C’est bien le loup qui sort du bois. Bruno Le Maire reprend ici à son compte les thèses du « libéral impérialisme » du haut fonctionnaire européen, le britannique Robert Cooper, et de Mark Leonard de l’European Council on Foreign Relations. Le président de la Commission européenne Manuel Barroso ne disait rien d’autre lorsqu’il affirmait que l’UE était « un empire non-impérial » (puisqu’on la rejoint volontairement)…

Il faut craindre que c’est ce qui se trouve derrière cette étonnante idée de « souveraineté européenne » chère à Macron. Car une telle souveraineté européenne n’a et ne peut avoir aucune réalité, d’autant plus avec une UE qui s’est faite la courroie de transmission de la finance folle de Wall Street et de la City et s’est progressivement désolidarisée des populations ; la seule réalité que cela reflète, c’est l’état d’esprit paranoïaque animant aujourd’hui l’ensemble de la classe dominante, qui se perçoit comme prise en étau entre une Russie agressive alimentant les nationalismes en Europe, une Chine envahissante et malintentionnée et une Amérique trumpiste, avec ses mesures extraterritoriales et ses hordes d’affreux « déplorables », ces gueux racistes, homophobes et hostiles à la « société ouverte ».

Cette paranoïa s’est amplifiée au fur et à mesure des votes de rejet qui se sont manifestés par le Brexit, l’élection de Trump et de la coalition Ligue-M5S en Italie. Ces votes ne sont pourtant pas des accidents de l’histoire, contrairement à ce que l’on voudrait faire croire, mais les conséquences d’une précarisation du socle des classes moyennes occidentales, comme le montre Christophe Guilluy. « Expliquer ces résultats par l’ingérence de la Russie ou la multiplication des fake news relève au mieux de la malhonnêteté, au pire de la stupidité », écrit l’essayiste. Car, en effet, la sécession des élites, qui a opéré à partir des années 1980 à travers la « citadellisation » dans les grandes métropoles, où se sont progressivement concentrés les classes supérieures et les « winners » de la mondialisation, a correspondu à l’appauvrissement et l’exclusion de l’ancienne classe moyenne issue des Trente glorieuses, reléguée dans la « France périphérique », c’est-à-dire dans le monde rural et les villes petites et moyennes – cette France qui se lève aujourd’hui avec les gilets jaunes.

Ne pas remettre en cause le modèle économique qui a engendré cette logique, et chercher à le préserver à tout prix, c’est nous conduire au chaos et à la guerre de tous contre tous. Rappelons d’ailleurs que ce sont bien les empires – français, allemands, britanniques, etc – qui avaient conduit à la Première Guerre mondiale, comme l’a dit avec raison la dirigeante du RN, qui s’est toutefois gardée de préciser que ces empires avaient pour cela manipulé et exacerbé les nationalismes.

Ce modèle économique est aujourd’hui en situation de faillite, dans tous les sens du terme. À nous de nous élever à la hauteur du défi, et d’apporter à la colère qui vient un projet pour nous libérer de ce système de spoliation et de dictature financière, et en bâtir un nouveau qui donne la priorité au travail humain, à l’école, au laboratoire et à l’hôpital.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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