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Les « Midterms » et la trahison de l’héritage démocrate de Roosevelt

La rédaction
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Contrairement à ce que beaucoup voudraient faire croire, les élections de « Midterm » du 6 novembre sonnent comme une défaite pour le Parti démocrate, et pour l’ensemble du système médiatique (y compris français) qui a inconditionnellement épousé sa cause. La vague bleue tant annoncée, qui devait enfin refermer la parenthèse Trump, n’a pas eu lieu. Pour autant, il ne s’agit que d’une demi victoire pour le président américain, et tout reste à faire pour le pousser à prendre de véritables mesures pour libérer les États-Unis du diktat de Wall Street, sortir de la logique actuelle de guerre commerciale et de guerre tout court et poser les bases d’une coopération internationale.

Les élections de mi-mandat tournent pourtant presque toujours à l’avantage de l’opposition, comme par effet mécanique. Depuis cinquante ans, seuls Clinton en 1998 et Bush en 2002 étaient parvenus à ne pas perdre des élus au Congrès. Certes, les Républicains ont perdu 30 sièges à la Chambre des représentants (députés), et les Démocrates y deviennent majoritaires ; mais ce résultat est à comparer avec la perte de 54 sièges par Clinton aux Midterms de 1994 et de 63 sièges par Obama en 2010. Surtout, les Républicains renforcent leur majorité au Sénat, et sur les onze candidats ayant reçu le soutien actif du président Trump, neuf l’ont emporté.

Les candidats démocrates se sont montrés incapables de s’élever à la hauteur des défis de notre époque, se contentant d’une campagne anti-Trump ou en défense des minorités ethniques ou sexuelles, avec des effets polarisants largement amplifiés et hystérisés par les médias. Cet échec du Parti démocrate n’est que la confirmation de la trahison du parti de Roosevelt, des frères Kennedy et de Martin Luther King, devenu aujourd’hui un repère de néocons plus virulents encore que ceux qui dominaient l’administration Bush. Ses dirigeants, à l’image d’Hillary Clinton qui se moquait en 2016 des « déplorables » lorsqu’elle évoquait les électeurs de Trump, ne font plus corps avec les « hommes et les femmes oubliés » ; et, ayant pleinement adhéré à l’idéologie de la société post-industrielle, ils n’ont opposé aucune résistance à l’intrusion du monde de la finance dans la politique économique et stratégique des États-Unis, et s’en sont même fait les collabos.

Comme le souligne le site Atlantico, « les Démocrates doivent s’encombrer de l’embarrassant bilan de Barack Obama sur la régulation financière où il a manqué à la fois une grande promesse électorale de 2008 mais aussi un momentum historique après la crise financière (…). À titre de comparaison, le plan d’ensemble imaginé par Franklin Delano Roosevelt, avait permis d’enrayer en partie la crise de 1929, mais aussi de prévenir des risques systémiques de la part des établissements bancaires avec notamment la mise en place du Glass-Steagall Act en 1933 ».

De la même manière en France, le Parti socialiste a manqué le coche en 2012-2013 lorsque, trahissant la promesse du Bourget contre « le monde de la finance », Hollande a capitulé face au lobby de la Fédération bancaire française et à leur agent Pierre Moscovici, et mis en œuvre une réforme bancaire n’opérant aucune réelle séparation entre la banque d’affaire et la banque de dépôt – contrairement à ce que Jacques Cheminade avait préconisé lors de ses entrevues avec le conseiller de l’Élysée… un certain Emmanuel Macron.

La déroute des partis censés défendre les intérêts des plus démunis, comme le Parti démocrate américain ou le PS français (et nous pourrions ajouter le SPD allemand, ou encore le Parti démocrate italien, etc), est inéluctable si ces mouvements, leurs dirigeants et leurs bases ne parviennent pas à se libérer de la matrice dans laquelle ils se sont fourvoyés depuis près de 40 ans, qui les a conduits à substituer à la question sociale – c’est-à-dire la bataille pour libérer l’ensemble des classes populaires et ouvrières du besoin matériel – un « social-libéralisme » opportuniste et un « écologisme » hypocrite qui ont fait le jeu des 10 % les plus riches de la population.

Les Démocrates sont désormais dos au mur. Soit ils renouent avec l’héritage de Roosevelt en trouvant quelques domaines où l’intérêt des populations exige une coopération trans-partisane avec Donald Trump, soit ils s’entêtent à lancer une procédure de destitution contre lui – procédure qui n’aurait aucune chance d’aboutir en l’absence d’une majorité démocrate au Sénat. De ce point de vue, il est significatif que le président ait justement proposé aux Démocrates, lors de sa conférence de presse suite aux élections du 6 novembre, de coopérer dans les domaines les moins clivants comme les infrastructures ou la politique commerciale.

Nos amis américains du Comité d’action politique de l’économiste Lyndon LaRouche (LPAC) continuent de mobiliser la population pour pousser les Républicains comme les Démocrates à revenir à leur promesse de rétablir le Glass-Steagall Act ; promesse qui figurait dans les programmes électoraux des deux partis en 2016, et qui est ensuite passée à la trappe, pour le plus grand bonheur de Wall Street.

Tout est possible désormais. De fait, Trump sort renforcé de ces élections. Le spectre de la destitution s’est éloigné, et le parti de la guerre, incrusté dans les partis républicain et démocrate, est dans les cordes. Les 30 novembre et 1er décembre, en marge du G20 à Buenos Aires, le président américain rencontrera Xi Jinping et Vladimir Poutine. L’occasion lui sera donnée d’aller plus loin dans le sens des efforts réalisés à Singapour et à Helsinki pour une détente dans les relations internationales. Un tel contexte est une chance qu’il nous faut saisir pour mettre sur la table les solutions qui nous permettront de nous libérer de la dictature financière – Glass-Steagall et nouveau Bretton Woods – et de réellement nous donner les moyens de résoudre les problèmes vitaux de l’humanité : la crise migratoire, la pauvreté et le sous-développement.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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