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Idlib : nouvelle percée de Poutine

La rédaction
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Le président russe et son homologue turc Erdogan ont signé lundi un accord pour établir le 15 octobre prochain une « zone démilitarisée » de 15 à 20 km de large séparant l’ « opposition armée » d’Idlib et les forces gouvernementales syriennes, afin de créer les conditions pour résoudre pacifiquement le conflit dans la région. La bataille d’Idlib n’aura donc pas lieu, du moins pour le moment.

Par cet accord, Poutine coupe l’herbe sous le pied des pompiers pyromanes de Londres, Paris et Washington, qui comptaient utiliser l’offensive sur Idlib comme prétexte pour une attaque occidentale contre la Syrie.

Le plan est d’ « évacuer les militants radicaux, y compris Jabhat al-Nosra », a expliqué le président russe, ajoutant qu’à l’initiative d’Erdogan, « les armes lourdes, les tanks, les nombreux systèmes de lance-missiles, les systèmes d’artillerie et les mortiers de tous les groupes d’opposition » seront retirés à partir du 10 octobre.

Même si pour l’instant cette zone démilitarisée en Syrie ne concerne qu’une partie du territoire, celle dominée par les rebelles pro-turcs, ce développement désarme temporairement les va-t-en-guerre. La situation n’en reste pas moins très dangereuse, comme on a pu le voir avec l’avion russe descendu lundi soir par erreur par les systèmes anti-missiles syrien, faisant 15 morts, lors de raids israéliens à Lattaquié.

Quelques jours auparavant, Larry Wilkerson, l’ancien chef de cabinet du secrétaire d’État Colin Powell (administration Bush Jr), a mis en garde contre la rhétorique autour de la guerre en Syrie, ainsi que d’autres situations de conflits, y voyant la « résurrection » de l’agenda néoconservateur, dont l’objectif est d’écraser l’Irak, la Syrie et enfin l’Iran. « Cela pourrait mener à un véritable désastre humanitaire », a-t-il dit lors d’une interview sur Real News Network.

Rappelons qu’après avoir été trompés par les mensonges du Premier ministre britannique de l’époque Tony Blair, et du vice-président américain Dick Cheney, Colin Powell et Larry Wilkerson ont admis leur erreur, et se sont depuis lors opposés aux néocons. « Je sais que leur objectif insidieux est de renverser Assad et d’attaquer ensuite l’Iran, mais je ne crois pas que le président [Trump] y soit enclin, à moins qu’il soit encore plus idiot qu’on ne le croit », a affirmé Wilkerson, qui s’est dit toutefois très préoccupé par le fait que plusieurs personnes dans des positions de pouvoir, dont le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, tentent actuellement d’orchestrer un scénario selon lequel Donald Trump, pour des raisons politiques ou autres, serait amené à utiliser la force de manière significative contre Assad et finalement l’Iran.

Offensive générale pour la paix

L’accord russo-turc intervient simultanément à la rencontre entre Kim Jong-un et Moon Jae-in à Pyongyang. Cette troisième rencontre de l’année entre les deux dirigeants coréens a eu lieu quatre jours après l’ouverture officielle de la ligne de communication permanente entre les deux Corées. À l’issue de la rencontre, Kim et Moon ont annoncé s’être mis d’accord sur des mesures pour dénucléariser la péninsule, et sur un prochain voyage du dirigeant nord-coréen à Séoul.

Ce processus de dégel a le don de mettre dans l’embarras les ennemis de la paix. Dans son éditorial du 18 septembre, Le Figaro rapporte qu’aux États-Unis, « les opposants de l’intérieur, qui entourent Donald Trump, peinent à dissimuler leur panique à l’heure d’un nouvel élan entre les deux Corées. S’il est bien un dossier qui échappe à leur contrôle, c’est celui de la Corée du Nord ».

Nikki Haley, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, est l’une des représentantes emblématiques de ces opposants de l’intérieur. Elle a convoqué lundi (la veille de la rencontre entre Kim et Moon) une session d’urgence du Conseil de sécurité où elle a dénoncé, non sans l’hystérie qui la caractérise, le viol par la Russie de l’embargo sur les exportations de pétrole en Corée du Nord : « Dénier, distraire et mentir, a-t-elle scandé. La Russie nous sert toujours la même chanson ». Sortant le grand jeu, Haley a accusé la Russie de protéger le gouvernement syrien dans son utilisation des armes chimiques, d’avoir orchestré l’empoisonnement des Skripal, de s’être immiscée dans les élections américaines et enfin de tricher sur les sanctions contre la Corée du Nord.

La réalité est que la dynamique mondiale échappe de plus en plus aux néocons et autres fauteurs de conflits et de divisions. En effet, une série de sommets et de forums se déroule depuis plusieurs mois, comme nous le rapportons assidûment sur ce site : le sommet des « BRICS plus » à Johannesbourg, en Afrique du Sud, où les dirigeants de la Turquie, de l’Indonésie, de l’Argentine, ainsi qu’une vingtaine de chefs d’États africains, ont été invités à se joindre aux cinq dirigeants des BRICS ; le sommet Chine-Afrique début septembre à Beijing, avec la participation de 53 dirigeants africains ; enfin, le Forum économique de Vladivostok la semaine dernière, auquel ont participé 6000 représentants de 60 nations, dont 3000 Russes, 1000 Chinois, des Sud-coréens, des Nord-coréens et des Japonais, entre autres.

Un « Global South » est en train de se former, amenant l’ensemble des pays et organisations – Initiative une ceinture, une route (ICR), Organisation de la coopération de Shanghai (OCS), Union économique eurasiatique (UEEA), etc – à coopérer à travers des projets de développement mutuel, « gagnant-gagnant ». Beaucoup y voient une renaissance de l’esprit de la conférence de Bandung de 1955, et une volonté d’en finir avec le néocolonialisme occidental qui a empêché le développement de l’Afrique, entre autres, au moyen des « conditionnalités » du FMI.

Les détentes et rapprochements, parfois spectaculaires, se multiplient entre différents pays. À Vladivostok, Poutine et le Premier ministre japonais Shizo Abe ont annoncé la signature d’un traité de paix entre les deux pays (officiellement toujours en guerre depuis 1945 !) avant la fin de l’année, réglant en particulier le contentieux des îles Kouriles. Dans le même esprit, un accord de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie a été signé le 16 septembre à Jeddah, en Arabie Saoudite, en présence du roi Salman et du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Enfin, le Pakistan a annoncé qu’il autorisera l’Inde et l’Afghanistan à commercer via les routes du Nord du pays, ce qui représente un changement majeur dans l’attitude du Pakistan vis-à-vis de l’Inde.

L’évolution de la situation intérieure américaine sera bien entendu décisive, et elle sera en grande partie déterminée par le résultat des élections de mi-mandats du 6 novembre. Si les opposants à une détente entre les États-Unis et la Russie parviennent à faire basculer le Congrès du côté des Démocrates, la situation mondiale risque de se dégrader très rapidement.

Donald Trump vient d’annoncer son intention de déclassifier l’ensemble des documents concernant le « Russiagate », ce qui aura pour effet de mettre en lumière les manigances du « Deep State » et de leur commanditaires des services secrets britanniques, dans leur tentative de coup d’État contre la présidence américaine. Nous y reviendrons dans la prochaine chronique.

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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