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Après le sommet d’Helsinki

La rédaction
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Le sommet historique qui s’est tenu lundi entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Helsinki représente un point d’inflexion dans le changement de paradigme international qui se déroule actuellement. C’est le résultat d’une longue bataille de l’ombre, dans laquelle Solidarité et Progrès, en association avec l’Institut Schiller international, a joué un rôle d’éclaireur et de catalyseur.

En 2009, l’économiste et dirigeant politique Lyndon LaRouche avait appelé à constituer une alliance entre les quatre grandes puissances – les États-Unis, la Chine, l’Inde et la Russie – afin de substituer au système de pillage financier dominé par Londres et Wall Street un nouvel ordre de coopération entre nations, seul moyen de résoudre enfin les problèmes vitaux de l’humanité. Les événements récents, depuis le sommet de Singapour entre Trump et Kim Jong-un jusqu’au sommet d’Helsinki, semblent bien aller dans cette direction, et le moins que l’on puisse dire est que les élites néolibérales transatlantiques ne sont pas vraiment ravies.

Il est notable d’ailleurs qu’avant son entretien en tête-à-tête avec Poutine, Trump ait dit aux journalistes que la Russie et les États-Unis devaient coopérer avec « notre ami commun le président Xi ». Lors de la conférence de presse qui s’est tenue après leur discussion de deux heures et demi, les deux présidents ont tous deux déploré la « folie » et le « danger » de permettre que les relations entre les deux puissances nucléaires (qui détiennent à elles seules 90 % de l’arsenal nucléaire mondial, comme l’a rappelé Trump) continuent de se dégrader.

« Les tensions actuelles, l’atmosphère tendue, n’ont en réalité aucun fondement réel », a déclaré Poutine. « La Guerre froide appartient au passé. L’ère de confrontation idéologique exacerbée entre les deux pays appartient à un passé révolu ».

Les deux présidents ont fait en sorte d’établir des « points de contact » dans plusieurs domaines, avec la création de trois groupes permanents travaillant ensemble : un groupe d’entrepreneurs et d’hommes d’affaires pour envisager la coopération économique et commerciale russo-américaine ; un groupe d’experts composé de politiques, de diplomates et de militaires, pour résoudre les différents problèmes mondiaux, et avant tout élaborer un accord de paix en Syrie et dans le Moyen-Orient ; et enfin un groupe de travail sur la cybersécurité.

Poutine a également proposé que les douze membres du renseignement russe accusés par le procureur spécial Robert Mueller d’être impliqués dans le « Russiagate » soient interrogés par la justice russe, en présence d’officiels américains, y compris des membres de la commission d’enquête de Robert Mueller, mais à condition de réciprocité vis-à-vis des ressortissants américains ayant interféré dans la vie démocratique russe. Il a notamment cité le cas du multimilliardaire George Soros.

Dans sa déclaration, le président Trump s’est dit déterminé à s’inscrire dans la tradition diplomatique américaine qui considère que « la diplomatie et le dialogue sont toujours préférables au conflit et à l’hostilité ». Il a affirmé que la relation entre la Russie et les États-Unis « n’a jamais été aussi mauvaise ; toutefois, cela a changé il y a environ quatre heures ».

« Je préfère prendre un risque politique à la recherche de la paix plutôt que de menacer la paix en recherchant des avantages politiques », a-t-il ajouté.

Le système géopolitique en péril

Trump ne savait pas si bien dire, car un déluge de furie et d’hystérie s’est immédiatement déclenché parmi les élites et les médias américains, contre le fait que le président ait osé nier l’existence d’une interférence russe dans l’élection de 2016, et donc contredire les services de renseignement. Il faut dire que le terrain avait été soigneusement préparé, Robert Mueller ayant choisi de sortir de son chapeau la mise en accusation des douze membres du renseignement russe deux jours avant le sommet d’Helsinki (alors que les faits étaient connus depuis quatre mois).

Vingt minutes après la conférence de presse de Trump et Poutine, l’ancien directeur de la CIA de l’époque Obama, John Brennan, a accusé le président américain de « crime de haute trahison » (« High crimes and misdemeanors »), termes qui, rappelons-le, désignent dans la Constitution américaine un crime passible de la peine de mort. L’accusation de Brennan a très vite été relayée dans l’ensemble de la presse par les dirigeants politiques proche du clan Obama, comme l’ancien chef du Pentagone Chuck Hagel, qui a déploré que « les États-Unis soient devenus un État failli » et a appelé à la destitution de Trump.

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« Trahison ouverte », titre ce quotidien new-yorkais. Un appel non-dissimulé à passer à l’action ?

Le sénateur Charles Schumer et la députée Nancy Pelosi, qui dirigent la minorité démocrate au Sénat et à la Chambre, ont tous deux fustigé la « faiblesse » de Trump face au président russe et dénoncé le fait qu’il « privilégie les intérêts de la Russie sur ceux des États-Unis ». De leur côté, le Washington Post écrit : « C’est tout ce dont Poutine aurait rêvé », et le New York Magazine titre : « Au sommet avec la Russie, Trump trahit son pays à la vue de tous ».

En Grande-Bretagne, où l’on perçoit mieux qu’ailleurs la menace que représente la rencontre entre Trump et Poutine, le journal The Guardian s’inquiète de voir Trump malmener les « alliances démocratiques » tout en « nouant des amitiés avec des dirigeants autoritaires » : « Si cette tendance se poursuit », lit-on, « nous pourrions assister à la destruction du système géopolitique tel qu’il fut érigé à la fin de la Seconde Guerre mondiale et renforcé à la fin de la Guerre froide ».

La presse française, malheureusement fidèle à ses habitudes, fait du copier-coller de la presse anglo-américaine, comme par exemples Le Parisien et L’Express qui titrent «  Poutine hypnotise Trump  » et « À Helsinki, Trump s’aplatit devant Poutine ».

La tribune d’Hadrien Desuin publiée dans Le Figaro et intitulée « Helsinki : comment Trump a refusé une deuxième guerre froide », fait toutefois exception. « À Washington, la deuxième guerre froide est déclaré et l’ambiance est au maccarthysme », écrit-il. « En somme, les relations russo-américaines devraient être rompues et l’on s’offusque d’une rencontre entre ennemis. On accuse sans aucune précaution l’hôte de la Maison-Blanche d’être manipulé par le maître espion du Kremlin. (…) Le délire complotiste gagne les esprits de ce côté-ci de l’Atlantique ».

Ce qui doit venir ensuite

L’ordre mondial est en train de changer de façon irrémédiable, et les tentatives hystériques de l’en empêcher ne peuvent conduire qu’à une guerre générale dont personne ne sortirait vainqueur.

Comme l’a défini Lyndon LaRouche, les États-Unis doivent, aux côtés de la Russie, de l’Inde et de la Chine, bâtir une communauté d’intérêts entre États-nations souverains, comme principe de base dans les relations internationales. L’une des étapes incontournable de ce processus, afin de garantir une coopération économique entre les nations, sera d’établir une nouvelle architecture monétaire internationale, un « nouveau Bretton Woods », c’est-à-dire un système de crédit basé sur des parités fixes dans lequel, contrairement au système de Bretton Woods de 1944-1971, la référence ne serait pas le dollar mais un panier de matières premières.

Dans ce cadre, la priorité devra être donnée à l’exportation de biens d’équipements des nations développées vers le secteur en voie de développement, dans une perspective de bénéfice mutuel. Les Nouvelles Routes de la soie que promeut la Chine offriront pour cela une véritable plate-forme. Les États-Unis et les pays d’Europe pourront ainsi mettre fin à la logique de désindustrialisation et de libéralisme qui a ravagé nos économies au cours des quarante dernières années, tandis que les pays en voie de développement pourront s’industrialiser, qualifier leur main-d’œuvre, et élever les niveaux de vie. C’était l’intention du président Franklin D. Roosevelt en 1944, lors de la conférence de Bretton Woods. Malheureusement, Roosevelt est mort trop tôt, et le Plan Marshall s’est cantonné à contribuer à la reconstruction de l’Europe et du Japon.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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