Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

16 décembre - Mobilisation : la fraternité au goût du jour ! Lire 14 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 2] Lire 14 décembre - Non à la « normalisation » (comprenez braquage) de la Caisse des dépôts ! Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Sommet de l’OTAN : le trublion et les zombies

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne
PNG - 928.2 ko

La situation du vieux monde has-been transatlantique, tel qu’elle vient de se manifester lors du sommet de l’Otan, ressemble de plus en plus à une farce. À l’approche de l’heure fatidique où Donald Trump allait poser le pied à Bruxelles, la fébrilité était très palpable parmi les gouvernements européens, et en particulier les gouvernements vacillants d’Angela Merkel et de Theresa May, les « morto che parla » comme on dit dans la mafia italienne.

Avant de monter dans l’hélicoptère présidentiel, sur la pelouse de la Maison-Blanche, Trump a commenté son futur voyage en Europe : « Donc, je vais avoir l’Otan, puis le Royaume-Uni, qui est plutôt dans la tourmente, et enfin Poutine. Franchement, Poutine pourrait bien être le plus facile de tous. Qui l’eût cru ? Qui l’eût cru ? »

À Bruxelles, lors d’un petit-déjeuner avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, qui ne devait être qu’une séance de photo autour d’un café-croissant, Trump a enfoncé le couteau dans la plaie, à sa manière grossièrement provocatrice, en dénonçant le fait que l’Allemagne achète son énergie à la Russie tout en attendant de l’Otan qu’elle assure sa sécurité face à la « menace russe ».

« L’Allemagne est prisonnière de la Russie car elle s’est débarrassée des usines à charbon [sic], du nucléaire, et elle tire une grande partie de son gaz et pétrole de la Russie », a-t-il déclaré devant un Stoltenberg pétrifié. « Je pense que l’Otan doit se pencher là-dessus car je trouve que c’est douteux… (…) Ça n’a pas de sens qu’ils paient des milliards de dollars à la Russie et que nous devions les défendre contre la Russie ». Puis, plus tard, au milieu des discours creux sur l’unité et la solidarité entre les pays membres de l’Alliance atlantique, il en a remis une couche : « Comment est-il possible d’être unis alors que certains obtiennent leur énergie auprès de ceux dont on est censé se protéger ? »

Feignant d’ignorer que le gaz n’est pas inclus dans les sanctions contre la Russie, le président américain a en particulier dénoncé le projet de gazoduc Nord Stream 2 qui doit être construit dans la Mer Baltique afin d’alimenter l’Allemagne en gaz naturel. Bien entendu, le problème n’est pas le projet en lui-même ; c’est l’idée qu’il faudrait se défendre contre la Russie qui est parfaitement ridicule, car elle ne représente aucune menace, si ce n’est dans les cervelles fossilisées des élites atlantistes. Notons toutefois l’arrière-pensée de Trump – qui joue sans doute là-dessus pour prendre à contre-pied ses adversaires à l’intérieur des États-Unis – consistant à vouloir torpiller le projet Nord Stream 2 afin d’amener l’Europe à acheter le gaz naturel liquéfié américain.

Par ailleurs, si Donald Trump a choisi de ne pas reprendre la position frontalement anti-Otan qu’il avait défendu pendant la campagne présidentielle de 2016, où il l’avait qualifiée d’ « obsolète » et d’ « un coût disproportionné », il n’a cessé de demander aux autres pays membres de payer davantage, allant même jusqu’à 4 % du PIB (ce que même les États-Unis ne font pas) ; et dans le même temps, il a répété inlassablement que « c’est une bonne chose d’être amis avec la Russie et la Chine ».

Plus que jamais, il ne faut pas se fixer sur les comportements contradictoires des uns et des autres, et a fortiori du président Trump. Ce qui est certain, c’est que la maison transatlantique tremble de tous ses membres à la veille de la rencontre entre Trump et Poutine le 16 juillet à Helsinki (lire notre chronique du 4 juillet : La rencontre Trump-Poutine donne des sueurs froide aux Britanniques).

Car, comme l’a dit Jacques Cheminade sur RT France le 11 juillet, la seule raison d’être de l’Otan, depuis la chute du Mur et la fin de la Guerre froide, a été de façonner une image d’ennemi à la Russie parmi les populations d’Occident, afin de justifier la relation « spéciale » de Londres avec Washington, une logique de guerre, de changements de régime, et de déploiements militaires en Europe se rapprochant dangereusement de la frontière russe.

Qu’il s’en rende compte ou non, Trump bouscule les fondements idéologiques du complexe militaro-financier, basés sur le concept ami-ennemi, avec un Empire britannique agissant toujours de façon à diviser pour régner, et faisant en sorte que ses ennemis potentiels se battent les uns contre les autres. Nicholas Burns, l’ancien ambassadeur américain à l’Otan et anglophile déclaré, a d’ailleurs déploré (en bon connaisseur) l’ « approche orwellienne » de Trump : « Il traite nos amis comme nos ennemis et fait de nos ennemis comme Poutine des amis ». La grande crainte est que, lors de leur entrevue en tête-à-tête qui ouvrira la rencontre de lundi et se fera sans la présence du moindre conseiller, Poutine et Trump « risquent » de s’entendre !

Au milieu de cette situation de chaos et de confusion, de la cour de récréation tragique qu’est devenue l’UE, le sommet d’Helsinki s’annonce comme une discontinuité dans le cours historique des dernières décennies, d’autant plus qu’il se combine avec le fait que le « Russiagate » se retourne chaque jour davantage contre ses auteurs. Plus que jamais, l’occasion se présente d’enterrer une bonne fois pour toutes la géopolitique « amis-ennemis », qui a pendant trop longtemps empoisonné le monde, et d’établir des relations d’entente entre les nations déterminées par les objectifs communs de l’humanité.

Ce qui implique à court terme des accords de paix en Syrie et dans l’ensemble de l’Asie du Sud-ouest, et pourquoi pas sur le conflit israélo-palestinien, et à long terme une coopération entre les États-Unis, la Russie et la Chine dans le cadre des Nouvelles Routes de la soie.

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Cheminade : l’OTAN a perdu sa raison d’être

12 juillet
Actualité
Cheminade : l’OTAN a perdu sa raison d’être

L’Occident est à l’ouest ! Que faire après le G7 ?

15 juin
Orientation stratégique
L’Occident est à l’ouest ! Que faire après le G7 ?

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard