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Syrie : fin d’une guerre ignoble et retour au « concert des nations »

La rédaction
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Après sept ans de guerre, la victoire militaire sur les terroristes djihadistes est plus proche que jamais. C’est un échec retentissant pour la politique impérialiste des néo-conservateurs anglo-américains et de leurs complices, comme l’Arabie Saoudite et … la France.

L’armée syrienne prépare actuellement ses forces en vue de l’assaut contre l’un des derniers gros foyers de djihadistes se trouvant à Idlib et aux alentours. Des unités de l’armée pilonnent également des villages contrôlés par les djihadistes dans la province d’Hama. Au nord de Lattaquié, d’importantes forces militaires se réunissent, dont des unités des Forces de défense nationale et de la Garde républicaine, ainsi que la 4e division blindée, rejointes bientôt par les « Tiger Forces » (les unités d’élites syriennes), en prévision de la bataille décisive dans le nord-ouest, dont l’enjeu est de sceller la frontière turco-syrienne et de reprendre le contrôle du district stratégique de Jisr Al-Shughour, qui se trouve actuellement entre les mains des djihadistes.

Dans le nord-est, le Conseil démocratique syrien (CDS), une alliance arabo-kurde soutenue par Washington, a pour la première fois engagé des pourparlers avec le gouvernement de Damas, afin de trouver un terrain d’entente pour assurer la réunification du pays sous l’autorité légitime du gouvernement. Une délégation du CDS est arrivée en fin de semaine dernière à Damas pour cela, sans qu’aucune précondition à l’ouverture du dialogue n’ait été imposée, et avec l’idée que ce dialogue devra durer le temps nécessaire. Le coprésident du Conseil démocratique syrien, Riad Darar, qui fait partie de cette délégation, a déclaré que ces pourparlers pourraient « faciliter l’entrée de l’armée dans les territoires à majorité kurdes à l’est de l’Euphrate » en échange d’une « reconnaissance par la Constitution syrienne des droits culturels kurdes ».

Pendant ce temps, la priorité est désormais donnée au retour des millions de réfugiés syriens, et la Russie est très active pour en créer les conditions, en particulier pour ceux qui se trouvent dans les pays voisins de la Syrie. L’envoyé spécial de la présidence russe en Syrie, Alexander Lavrentyev, s’est rendu le 26 juillet à Beyrouth pour y rencontrer le président libanais Michel Aoun. « Les gens comprennent que le gouvernement et l’appareil de sécurité gouvernemental ne représentent aucune menace, et qu’ils peuvent retourner chez eux, dans les territoires se trouvant sous le contrôle du gouvernement », a déclaré Lavrentyev devant les journalistes.

Aoun, dont le pays accueille plus d’un million de Syriens, a apporté tout son soutien au plan russe, et plusieurs centaines de réfugiés ont d’ores et déjà pu retourner dans leur pays grâce à des convois de bus organisés par les gouvernements syrien et libanais. Le chef de la sécurité libanaise, Abbas Ibrahim, estime que « dans les prochains jours nous allons assister au retour de centaines de milliers de réfugiés depuis le Liban ». D’après le ministère russe de la Défense, plus de 100 000 réfugiés syriens sont déjà retournés chez eux depuis le début de l’année.

La reconstruction économique est également à l’ordre du jour, activement encouragée par la Russie et la Chine. Le gouvernement syrien vient notamment de lancer un programme pour la reconstruction de la province d’Alep, impliquant le rétablissement d’infrastructures publiques et la construction de logements.

Rideau sur la « fin de l’histoire »

Ce dénouement met non seulement fin à un processus qui menaçait de détruire l’un des berceaux de la civilisation humaine, modèle de pays multiconfessionnel et facteur de stabilité pour tout le Moyen-Orient, mais il met surtout un coup d’arrêt au cycle infernal de guerre enclenché par les néo-cons à la fin de la guerre froide, qui visait à imposer au monde l’hégémonie incontestée du capital financier et criminel de la City de Londres et de Wall Street.

La stratégie de changement de régime, qui a été suivie en Afghanistan, en Irak et en Libye, sous la bannière hypocrite de la « responsabilité de protéger » les populations promue par Tony Blair, apparaît désormais pour ce qu’elle est : une politique néo-coloniale brutale et cynique, dans laquelle les pays de l’Otan n’ont pas hésité soit à coopérer directement avec les groupes djihadistes, soit à favoriser leur progression, comme l’avait dénoncé à propos de Daesh le général Michael Flynn en 2015, avant de démissionner de son poste de directeur du renseignement militaire américain.

Les responsables de cette ignominie devront rendre des comptes devant la justice, à commencer par notre ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui avait déclaré fin 2012 que Jabhat al-Nosra (Al Qaïda) faisait « du bon boulot » en Syrie.

Le fantasme de la « fin de l’histoire » des élites mondialistes, théorisé en 1990 par Francis Fukuyama, où la disparition des État-nations et l’avènement des marchés globalisés était censé mettre fin aux conflits et établir une paix universelle, a produit l’exact contraire, et il est en passe de se dissiper comme un mauvais rêve. Les alliances et coopérations qui s’établissent et se consolident entre les différents pays et organisations régionales ou mondiales comme les « BRICS-Plus », l’Initiative chinoise de la ceinture et la route, l’Organisation de la coopération de Shanghai, etc, sont en train de définir un nouvel ordre mondial où les nations parviennent à mettre de côté les motifs de conflits et envisagent une coexistence pacifique autour de projets de développement économique mutuels.

La rencontre d’Helsinki entre Poutine et Trump, en dépit des réactions hystériques et des tentatives de sabotage des deux côtés de l’Atlantique, s’inscrit dans ce processus, et en représente même potentiellement un point d’inflexion. Car le rétablissement du dialogue entre la Russie et les États-Unis va être déterminant pour résoudre les points chauds restant dans le monde. Depuis le mois de juin, les deux chefs d’État-major Joseph Dunford et Valery Gerasimov entretiennent désormais des contacts réguliers, en particulier sur la Syrie. On rapporte d’ailleurs que lors de leur rencontre à Helsinki, en marge du sommet entre les deux chefs d’État, Dunford et Gerasimov ont discuté de la coordination de leurs actions militaires respectives à l’approche de l’attaque de l’armée syrienne à Idlib.

Le gouvernement français, quant à lui, se trouve à l’heure des choix, car il ne sera pas tenable de rétablir des relations de détente et même de coopération avec la Russie – comme on l’a vu avec l’opération humanitaire conjointe en Syrie – tout en préservant nos relations avec les responsables de cette politique de guerres impériales comme l’Arabie Saoudite, auprès de qui la ministre de la Défense, Florence Parly, vient de réaffirmer le soutien de la France dans sa guerre au Yémen.

Il est donc temps que les Français remontent sur la scène de l’histoire !

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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