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Gladiateurs « nationalistes » vs « mondialistes » ? Non merci !

La rédaction
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Des deux côtés de l’Atlantique, entre l’affaire Kavanaugh et l’hystérie anti ou pro-populistes de gauche ou de droite en Europe, nous sommes en plein cirque romain. Et comme dans tout spectacle de ce type, on encourage les passions les plus basses des êtres humains, les poussant à rejoindre le camp de tel gladiateur contre celui de tel autre, réduisant leur capacité de penser et d’agir à un pouce levé ou baissé.

Et, bien entendu, les événements et enjeux fondamentaux se déroulent précisément à l’extérieur du stade.

En arrière-plan : la crise financière systémique

Deux mois après la fin du troisième plan de « sauvetage » de la Grèce, le pays est déjà dans la tourmente. La semaine dernière, les banques grecques ont dévissé en bourse, enregistrant le mercredi 4 octobre une baisse de 30 %. Comme l’écrit Martine Orange dans Médiapart, « elles ne sont plus, selon le jargon boursier, que des ‘pennies stocks’, le cours de leurs actions dépassant à peine la barre de 1 euro ». En dépit des différentes recapitalisations, elles ont perdu 99 % de leur valeur depuis 2015, et 50 % de leurs créances sont « douteuses », c’est-à-dire in-remboursables. Bref, ce sont des banques zombies.

L’économie grecque a été amputée d’un quart de son PIB en dix ans. Et les plans d’aide européens n’ont fait qu’aggraver le processus. Mais du côté de l’UE, on ne veut plus en entendre parler. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a même publié un communiqué démentant l’existence d’une quelconque intention d’intervenir. Rallumez votre télé, vous allez manquer le programme !

Bien sûr, le problème n’est pas grec. C’est l’ensemble du système financier transatlantique qui est gangrené, et rien n’a été fait pour agir sur ce qui a causé la tempête financière de 2008. Même le FMI, dans son rapport annuel publié ce mercredi 10 octobre, admet que nous faisons face à un danger de « seconde Grande dépression ».

Dans un article publié le 5 octobre et intitulé ’La malédiction de la finance’ étouffe l’économie, le journal Le Monde découvre (enfin) que le secteur financier n’apporte aucun bénéfice à l’économie réelle. Au contraire. En s’appuyant sur le nouveau livre de Nicholas Shaxson et sur une récente étude de quatre chercheurs d’universités britanniques et américaines, l’article précise que le Royaume-Uni a perdu en dix ans l’équivalent de deux ans de PIB à cause du poids excessif de la finance, qui représente 6,5 % de l’économie britannique (4 % en France).

La finance parasite l’économie réelle, la vidant de sa substance. Les cerveaux, au lieu d’être employés dans les secteurs technologiques et scientifiques à forte valeur productive pour la société, finissent dans les salles des marchés, à inventer de nouveaux algorithmes. Plus le secteur financier est gros – et il n’a cessé de grossir sous l’effet des plans de renflouement des banques centrales – plus les flux financiers se dirigent vers des activités peu productives. « Au Royaume-Uni, seuls 3,5 % des prêts vont à l’industrie », s’inquiète Andrew Baker, de l’université britannique de Sheffield.

« Les politiciens qui se lèchent les babines à l’idée d’attirer de nombreux banquiers à Paris grâce au Brexit feraient bien de faire attention à ce qu’ils souhaitent. Économiquement, cela pourrait se retourner contre eux », prévient Nicholas Shaxson.

La Chine, bouc émissaire commun des nationalistes et des mondialistes

Dans ce contexte, les tenants du système et leurs acolytes de Bruxelles, Paris et Berlin se démènent comme des diables pour détourner l’attention de la question financière, et pour façonner un débat stérile montant les uns contre les autres. La tentation est d’autant plus grande que des dirigeants très affaiblis comme Macron et Merkel sont amenés à penser que leur survie politique dépend du fait de se présenter en rempart contre les populismes.

Il n’est donc pas anodin que Steve Bannon, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de l’administration Trump, apparaisse partout dans les médias européens. Le tribun de la droite « alternative » américaine, qui n’a pas hésité à mettre une chemise noire lors de sa rencontre avec les nostalgiques de Mussolini au sein de l’extrême-droite italienne, s’affiche en défenseur de la « civilisation judéo-chrétienne » contre les élites du mondialisme financier. Mais à défaut de désigner la mécanique infernale de Wall Street et de la City comme l’ennemi à combattre, Bannon montre son vrai visage en désignant ce qu’il affirme être les coupables : « Les Chinois sont la plus grande menace pour l’ordre international, affirme-t-il dans Le Figaro. Ils ont un régime totalitaire et un modèle financier qui va nous mener à une nouvelle débâcle bien pire que 2008 ».

Oublié le fait que la crise de 2008 a été provoquée par les pratiques criminelles et spéculatives des banques transatlantiques ; oubliée la bombe à retardement d’un système – transatlantique toujours – hypertrophié de dettes et de produits spéculatifs du fait des facilités de renflouement offertes par les banques centrales américaines et européennes… Le bouc émissaire est tout trouvé : le grand ogre chinois !

Ne cherchez pas plus loin pourquoi on accorde une large tribune médiatique à un personnage comme Bannon. Car, dans la perspective des élections européennes de juin 2019, on préfère exacerber le nationalisme étriqué contre le mondialisme techno illuminé, en vous trompant dans les deux cas sur la nature de l’ennemi. Du pain bénis pour l’oligarchie de la City, qui a toujours joué sur ce type de profils pour préserver ses privilèges et ses intérêts. Des agitateurs d’émotions sans cervelle qui, comme le candidat de l’extrême-droite brésilienne, Jaïr Bolsonaro, ne comprennent rien à l’économie et se font conseiller leur programme économique par les « Chicago boys » ultralibéraux, comme au bon vieux temps du régime de Pinochet au Chili.

La réalité est qu’un nouveau paradigme de coopération et de développement économique, porté par la Chine mais réunissant désormais plus d’une centaine de pays en Amérique latine, en Afrique et en Asie, se substitue progressivement et pacifiquement à l’ancien paradigme. C’est cette réalité que les intérêts de la City cherchent par tous les moyens d’arrêter, pour l’instant en vain. Face au fait que de plus en plus de pays de la périphérie de l’Europe – les pays du groupe de Visegrad, la Grèce, le Portugal, et dernièrement l’Italie — se tournent vers l’Initiative chinoise une ceinture, une route (ICR, ou les Nouvelles Routes de la soie), l’UE s’est même sentie obligée de mettre de l’avant un « plan » de connectivité pour des infrastructures destinées à ces pays. Ce plan, présenté par les médias européens comme explicitement destiné à contrer les investissements chinois, est d’autant plus risible que les pays concernés se sont tournés vers la Chine justement parce que l’UE a été incapable de réaliser les projets d’infrastructures promis il y a 25 ans...

Si rien n’est fait, la chute de l’Union européenne s’annonce. Son destin a été scellé à partir du moment où, depuis l’Acte unique et le Traité de Maastricht, elle s’est faite la courroie de transmission du système financier de la City et de Wall Street.

À nous de nous battre pour une véritable Europe des nations, organisée autour d’un développement économique mutuel et d’un dialogue des cultures, et s’intégrant dans le monde à travers les objectifs communs de l’humanité : l’accès à l’eau, l’énergie, la santé pour tous, et l’exploration de l’espace, de la mer, et de tous les domaines encore inconnus de la connaissance.

L’idée d’une Europe organisée autour d’un nouveau « plan Fouchet », comme l’avait évoqué Jacques Cheminade pendant la campagne présidentielle de 2017, réapparaît aujourd’hui, notamment par la voix de Coralie Delaume, qui publie un nouveau livre sur l’effondrement de l’UE.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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