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Alors, messieurs les experts, l’économie chinoise va mal, vraiment ?

La rédaction
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Combien de fois a-t-on entendu le refrain du déclin annoncé de l’économie chinoise ? A force de le répéter, il est devenu une musique de fond permanente exerçant un effet de berceuse sur les esprits, tant il est accommodant, dans le pessimisme ambiant actuel, de se dire que ça ne marche pas non plus pour les autres, là-bas. Pas besoin de réfléchir, de se remettre en question, puisqu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil... Et de toutes façons, nos experts sont là pour expliquer pourquoi la croissance de la Chine, qui est certes six ou sept supérieure à la nôtre, touche des limites ; pourquoi, avec les investissements colossaux dans les infrastructures, notamment à travers le projet de Nouvelle Route de la soie, sa dette privée est un trop lourd fardeau et finira bien par lui faire manger la poussière ; pourquoi le shadow banking qui prolifère représente le talon d’Achille de ce pays, etc. De plus, les agences de notation comme Fitch ou Moody’s continuent d’attribuer à la Chine une note relativement médiocre (A+). Moody’s l’a même abaissé au mois de mai dernier.

Il faut tout de même que l’anesthésiant soit sacrément puissant pour que l’on continue à accorder du crédit aux mêmes analystes qui avaient été incapables de prévoir le krach de 2008, ou aux mêmes agences de notations qui accordaient à la banque Lehman Brothers la note maximale (AAA), à la veille de sa faillite !

Alors, qu’en est-il, vraiment ?

Les résultats du troisième trimestre 2017 viennent d’être publiés, établissant que la croissance chinoise est actuellement de 6,9 %, ce qui est supérieur à l’objectif de 6,5 % fixé par le gouvernement chinois pour 2017. Précisons ici que la croissance est calculée à partir du PIB (produit intérieur brut), qui est lui-même mesuré en termes monétaristes, c’est-à-dire qu’il inclut autant les secteurs non-productifs que les secteurs productifs.

Soulignons cependant qu’en Chine, ces chiffres suivent de près les processus de l’économie physique. On sait que 10 000 milliards de dollars ont été investis en dix ans dans des projets d’infrastructures (trains, barrages, ponts, logements, etc.). A contrario, chez nous, dans la zone transatlantique, les chiffres de la croissance sont trompeurs car « dopés » (si tant est qu’on peut utiliser ce terme pour des chiffres dépassant difficilement les 1%) par les services, la spéculation, et autres activités ne créant aucune richesse. Depuis la crise de 2008, les banques centrales (principalement la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne) ont injecté environ 15 000 milliards de dollars dans le système financier, la quasi totalité étant restée cantonnée dans la sphère financière.

Il est intéressant de regarder cette croissance chinoise dans le détail : pour les trois premiers trimestres de 2017, les secteurs de la haute technologie et de la fabrication d’équipements affichent une croissance vigoureuse avec une production en hausse de 13,4 % et de 11,6 % respectivement. Les investissements dans les technologies de pointe ont augmenté de façon encore plus spectaculaire, soit de 18,4 %, comparativement à 11,7 % pour la même période en 2016. (source : Xinhua)

La création d’emplois est également très élevée : près de 11 millions d’emplois ont été créés en Chine depuis le début de l’année, soit 300 000 de plus qu’à la même période l’an dernier. Il s’agit des meilleurs chiffres de l’emploi depuis 2001. Le taux de chômage officiel s’élève à 3,95 %, le plus bas niveau depuis 2008. Là aussi, les chiffres expriment une réalité bien différente selon les pays. En Allemagne ou aux États-Unis, le chômage a baissé ces dernières années, atteignant des niveaux relativement similaires à ceux de la Chine, mais au prix d’une progression importante des emplois dits « atypiques » (pour ne pas dire précaires), c’est-à-dire mini-jobs, emplois intérimaires, contrats à durée déterminée ou encore emplois à temps partiel de moins de 20h par semaine... Au contraire, la politique chinoise d’investissements massifs dans les infrastructures et dans l’aménagement du territoire a sorti 700 millions de Chinois de la pauvreté la plus extrême, les faisant accéder à un niveau de vie de classe moyenne basse, et à des emplois de plus en plus qualifiés.

En ce qui concerne le secteur financier, le gouvernement chinois mène une politique active afin de contenir les risques, bien réels, liés à la dette, au shadow banking et aux bulles spéculatives. Même l’agence Moody’s a récemment dû reconnaître que « la politique forte de régulation du secteur financier de la Chine devrait continuer de freiner la croissance du shadow banking, contribuer à atténuer l’ampleur des actifs risqués des banques et remédier à certains déséquilibres importants du système financier » (source : Reuters). Lors du XIXe Congrès du Parti communiste chinois (PCC), Xi Jinping a annoncé la création d’une super-agence de régulation financière surplombant toutes les agences de régulation existantes, avec pour objectif de « coordonner la politique financière, fiscale et industrielle », comme le stipule le mandat de la nouvelle agence.

Rappelons que les banques chinoises sont soumises depuis 1995 à une loi de séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires, un cadre protecteur abrogé chez nous dans l’UE en 1984 et aux États-Unis en 1999. Et, pour ce qui est du shadow banking, le journal Libération écrivait en août dernier : « avec 30 000 milliards d’euros échangés en 2015, les virtuoses du shadow banking sont européens. Les États-Unis (26 000 milliards de dollars) leur emboîtent le pas, suivis du Royaume-Uni. »

Déjà en 2012, Jacques Cheminade dénonçait le fait qu’en Europe un texte a été adopté en 2004, la directive MIF (marché d’instruments financiers), et appliqué en France en novembre 2007, après validation par le Conseil des ministres le 11 avril 2007, dix jours avant l’élection présidentielle. « Cette directive, au nom de la libre concurrence, a permis de créer chez nous des places boursières privées, sans régulation, sans contrôle et absolument opaques, ce qui a donné lieu, comme partout ailleurs, à tous les excès », affirmait le candidat.

La réalité, c’est que le modèle économique chinois marche ; et si tout n’est pas résolu, la dynamique de progrès et de développement est telle que les problèmes se résolvent petit à petit. Il réussit parce qu’il ne repose pas sur une conception monétariste de l’économie – où le travail humain est considéré comme une variable d’ajustement au sein d’un système dominé par la loi du marché – mais sur le développement du capital humain. Ce qui est d’autant plus provocateur pour nous, Français, Européens et Américains, car c’est peu ou prou la politique économique que nous avons suivie jusque dans les années 1970, avant que l’on laisse les loups de la finance pénétrer dans le poulailler. Les Chinois ne se sont d’ailleurs pas cachés de s’inspirer de la planification française des Trente glorieuses.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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