Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

14 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 2] Lire 14 décembre - Non à la « normalisation » (comprenez braquage) de la Caisse des dépôts ! Lire 14 décembre - Vidéo : François Gervais - l’urgence climatique est un leurre Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Accusations de cyberattaques russes : cent ans après 1918, on cherche de nouveau un prétexte ?

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne
JPEG - 68.6 ko

Jeudi dernier, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, appuyés par l’Australie, et ensuite les États-Unis, le Canada, l’UE et l’OTAN, ont accusé le renseignement militaire russe (GRU) d’avoir mené une série d’attaques et de piratages cybernétiques contre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), l’Agence mondiale antidopage, le Parti démocrate américain, etc.

Bien qu’il soit impossible d’affirmer si ces accusations sont fondées ou non, il est évident qu’il s’agit là d’une action concertée de guerre psychologique, dont le but est de nourrir le sentiment russophobe parmi les populations occidentales, et surtout américaine, afin d’accroitre le climat d’hystérie dans la campagne des élections de mi-mandat. Car personne n’ignore que la NSA américaine et son homologue britannique le GCHQ (« les grandes oreilles » de la couronne) pratiquent le cyberespionnage et les cyberattaques partout sur la planète, dans des proportions pharaoniques que rien ni personne ne saurait égaler.

Aux États-Unis, comme nous l’avons rapporté dans notre précédente chronique, une véritable démence s’empare d’une partie de la classe politique et de la population, exacerbée par une machine médiatique s’emballant dans la démesure et la bêtise.

Sur Fox News, l’animateur-vedette Tucker Carlson, horrifié par cette hystérie, rappelle qu’il a grandi dans un milieu libéral sur la côte Ouest, en Californie, puis à Washington D.C, où les gens étaient attachés à liberté d’expression, aux procédures judiciaires équitables et aux valeurs libérales fondamentales ; aujourd’hui, les mêmes personnes s’opposent à la liberté d’expression et accusent à tort et à travers, considérant que tout accusé est coupable tant qu’il n’a pas prouvé son innocence.

Pour Alan Dershowitz, célèbre professeur de droit, les accusations contre le juge Kavanaugh (qui vient d’être confirmé par le Sénat à la Cour suprême), constituent un précédent très dangereux de « maccarthysme sexuel ». Désormais, n’importe qui peut accuser n’importe qui de l’avoir violé cinquante ans auparavant, sans présenter aucune preuve, rendant coupable cette personne dans un environnement complètement malsain de lynchage populaire et médiatique.

Les élections de mi-mandat, un enjeu stratégique

Comme nous l’avons dit, les élections du 6 novembre aux États-Unis représentent un enjeu dont la portée stratégique sera mondiale. Un basculement du Congrès du côté des Démocrates redonnerait la main aux milieux néoconservateurs, qui engageraient rapidement une procédure de destitution contre le président. Et, quoi que l’on pense de Trump, cela aurait pour effet immédiat de miner les efforts laborieux de détente et d’entente entamés ces derniers mois entre la Russie et les États-Unis, notamment avec le sommet d’Helsinki, et de mettre le monde sur le chemin de la guerre.

Comme bien souvent, les développements décisifs ne se déroulent pas sous les feux des projecteurs médiatiques. En effet, l’ensemble du montage accusant la Russie de collusion et d’interférence dans les élections américaines de 2016 — le soi-disant « Russiagate » –, est en cours d’effondrement, et c’est un véritable compte-à-rebours qui se joue d’ici au 6 novembre.

Rod Rosenstein, numéro deux du Département de la Justice (DOJ), qui se trouve au cœur de la cabale cherchant à défaire la présidence Trump, sera entendu le jeudi 11 octobre par le Congrès, dans les Commissions de la Chambre menant la contre-enquête du Russiagate. Le 3 octobre, James Baker, ancien conseiller général du FBI, a admis devant les élus du Congrès qu’il avait reçu des documents de la part de Perkins Coie, le cabinet d’avocats du Comité national du Parti démocrate (DNC) et d’Hillary Clinton – documents qui ont ensuite été utilisés par le FBI et le DOJ pour mettre illégalement sous écoute des membres de l’équipe de campagne de Trump.

Dans le même temps, la pression se fait de plus en plus grande pour que soient déclassifiés tous les documents concernant le Russiagate, comme Trump l’a promis le 17 septembre. S’il est donné au public américain de voir ces documents, et que l’affaire du Russiagate apparaît pour ce qu’elle est vraiment — c’est-à-dire une interférence dans les élections de 2016 par le FBI, le DOJ, la machine Clinton et les services britanniques (lire à ce sujet notre article du 6 juin 2018) — alors le président américain sera libre de mener la politique qu’il entend dans la seconde partie de son mandat. Et surtout de remettre les relations américano-russes sur de bons rails.

Mais rien n’est joué, et le pire peut arriver.

L’OTAN roule des mécaniques

Du 25 octobre au 24 novembre, c’est-à-dire avant et après les élections américaines, l’OTAN dirigera l’opération Trident Juncture 2018. Il s’agit des exercices militaires les plus importants depuis la fin de la Guerre froide, qui se dérouleront en Norvège, en mer du Nord et en mer Baltique, avec la participation de 45 000 soldats, dont 10 000 Allemands ! Pour la première fois depuis la seconde Guerre mondiale, l’Allemagne se retrouvera en première ligne d’une attitude belligérante vis-à-vis de la Russie.

Ces dernières semaines, les provocations se sont multipliées à l’égard de la Russie, ainsi que de la Chine (lire notre chronique La géopolitique souffle sur les braises entre l’oncle Sam et le dragon chinois). Le 2 octobre, l’ambassadrice américaine à l’OTAN Kay Bailey Hutchison a accusé la Russie de violer le Traité de non-prolifération d’armes nucléaires à portée intermédiaire (INF), en affirmant que les États-Unis pourraient « s’emparer » de ces armes. Face à cette menace à peine voilée d’attaque préemptive, les médias se sont emballés, forçant Hutchison à revenir sur ces déclarations.

« On a l’impression que les personnes qui font de telles déclarations n’ont pas conscience du niveau de leur responsabilité et du risque que représente une telle rhétorique agressive, a déclaré Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. Qui a habilité cette dame à faire de telles déclarations ? Le peuple américain ? Les citoyens américains savent-ils que de prétendus diplomates payés par leurs impôts se comportent de manière agressive et destructive ? »

Par la suite, ce fut au tour de Curtis Scaparrotti, commandant des forces armées américaines en Europe, de surenchérir en déclarant que l’OTAN était déjà en guerre avec la Russie, même s’il n’y a pour l’instant pas d’affrontement direct.

La réalité, aussi peu rassurante qu’elle puisse être, est que le président Trump représente aujourd’hui la dernière digue empêchant les États-Unis de se jeter des deux pieds dans une logique de guerre avec la Russie et la Chine, comme l’a récemment dit Willy Wimmer, un ancien responsable du ministère allemand de la Défense...

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Derrière le « Deep State », c’est Londres qui veut destituer Donald Trump

3 février
Actualité
Derrière le « Deep State », c’est Londres qui veut destituer Donald Trump

Russiagate : le FBI, arroseur arrosé !

2 février
Communiqué de presse de S&P
Russiagate : le FBI, arroseur arrosé !

« Russiagate » : Trump veut marcher sur la queue du diable britannique

21 septembre
Chroniques stratégiques
« Russiagate » : Trump veut marcher sur la queue du diable britannique

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard