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FBI, Parti démocrate, LaRouche et Cheminade : toute une histoire

La rédaction
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Personne n’ignore désormais la lente décomposition du Parti socialiste français, au fil des trahisons vis-à-vis de sa base ouvrière et populaire, et des compromissions avec l’ordre transatlantique dominé par la finance anglo-saxonne et l’Otan. Du parti de Jaurès et de Mendès, il ne reste aujourd’hui que quelques petits aspirants roitelets occupés à s’entre-déchirer pour accéder à un trône en ruine, pendant que les plus arrivistes ont assuré leur place au chaud en macronie, comme Jean-Yves Le Drian qui perpétue la ligne néo-conservatrice de la politique étrangère de Sarkozy et Hollande, que le président Macron avait nommément promis d’abandonner dès son arrivée à l’Élysée.

Mais les Français connaissent moins bien l’histoire de la dérive du Parti démocrate américain, le parti de Franklin Roosevelt, des frères Kennedy et du Mouvement des droits civiques, devenu au fil du temps plus néocon que les néocons de l’ère Bush, et englouti dans une russophobie dépassant presque les outrances notoires de l’époque McCarthy et d’Edgar Hoover, toujours à l’œuvre au service de l’establishment politico-financier pour traquer y compris Albert Einstein [1] et Martin Luther King.

De la résistance à la collaboration

A cela s’ajoute que le temps semble avoir lavé la sale réputation du FBI. Un sondage réalisé mi-décembre par Gallup auprès des sympathisants démocrates montre qu’en 2017, 69 % d’entre eux pense que le FBI fait du « bon » ou même de l’« excellent » travail, ce qui représente une augmentation de 9 % par rapport à 2014. De même, l’approbation de la CIA, pourtant prise en flagrant délit de torture et au cœur de programme d’éliminations ciblées par drone, a augmenté de 10 %, atteignant aujourd’hui 60 %.

Mais ce qui est plus frappant encore, c’est que les Démocrates ont désormais une opinion majoritairement positive de George W. Bush ! En effet, un sondage dévoilé par CNN montre qu’alors que la popularité de l’ancien président républicain n’était que de 11 % parmi les Démocrates en 2009, 54 % en ont aujourd’hui « une image favorable ». La principale raison étant que l’ancien vice-président Dick Cheney a énergétiquement critiqué Donald Trump.

David Garrow, le célèbre biographe de Martin Luther King, et qui avait participé à la réalisation de la série documentaire « Eyes on the prize » sur le Mouvement des droits civiques diffusée en 1987 par CBS, n’a pas supporté de voir la défense apportée par les dirigeants démocrates du Congrès au FBI, suite à la publication du « mémo Nunes » mettant en lumière les graves violations de la loi perpétrées par les hauts responsables du FBI et du Département de la Justice, en vue de saboter la présidence Trump. Dans un article intitulé « Les Démocrates et les abus du FBI » et publié le 5 février par le Wall Street Journal, Garrow dénonce « l’empressement des législateurs démocrates à dissimuler, excuser et défendre un comportement du FBI que leurs prédécesseurs des années 1970 auraient vivement combattu. L’ironie ignominieuse est que la haine partisane qui brouille les jugements conduit de nombreux démocrates à ignorer et à oublier les leçons dont l’histoire du FBI est remplie ».

Garrow rappelle que jusqu’en 1974, le député démocrate John Rooney, qui dirigeait la Commission de la Chambre supervisant le FBI, approuvait tout ce que faisait J. Edgar Hoover, y compris les opérations contre Martin Luther King et autres dirigeants du Mouvement des droits civiques. C’est suite au départ que Rooney que les Démocrates se sont engagés dans la bataille contre les abus du FBI, notamment autour du député Frank Church.

« Quiconque voulant croire que le FBI actuel est une agence rigoureusement professionnelle et politiquement impartiale ignore tout simplement les faits », écrit-il. « Le FBI s’est sciemment appuyé sur le ‘dossier Steele’ [le dossier salace réunissant des ragots contre Donald Trump et les Russes, rédigé par un ‘ex’-agent du MI6, et payé par Hillary Clinton et la direction du Parti démocrate] pour obtenir une mandat d’écoute de la cour fédérale [FISA] afin de surveiller Carter Page, l’ancien conseiller de Trump (…). Pourtant, pour autant que nous sachions, M. Page n’est coupable de rien de plus que d’avoir cherché, en vain, à développer des relations d’affaires à Moscou, tout en proférant des platitudes naïves sur Vladimir Poutine ».

Garrow remarque ensuite que ce sont James Comey, l’ancien directeur du FBI, Andrew McCabe, l’ancien numéro deux, et Rod Rosenstein, procureur général adjoint, qui ont signé les mandats de la FISA, comme le révèle le mémo Nunes. « Pour quiconque a en tête ce qu’était le FBI d’Edgar Hoover, tout cela rappelle la surveillance du plus proche conseiller de [Martin Luther] King, Stanley Levison », soupçonné d’être un agent soviétique, et dont les écoutes téléphoniques se sont prolongées malgré le fait qu’aucun élément ne venait étayer cette hypothèse [2].

Le FBI à la poursuite de LaRouche et Cheminade

Il n’est pas anodin que, dans l’ensemble de cette affaire du « Russiagate », le nom de l’économiste et homme politique américain Lyndon LaRouche semble planer dans l’air, tel la statue du Commandatore dans Don Giovanni, le célèbre opéra de Mozart. Le site Web d’information américain Daily Beast, dans un article du 30 janvier, constate cyniquement qu’en se laissant attirer dans des « fantasmes conspirationnistes » à propos du FBI, « le Parti de Lincoln se transforme en le Parti de LaRouche ». Remarquons également que le « dossier Steele » lui-même évoque l’implication du mouvement de LaRouche dans les liens avec la Russie, citant une visite d’une délégation larouchiste à Moscou, qui n’a d’ailleurs jamais eu lieu.

Le plus frappant est que Robert Mueller, le procureur spécial chargé d’enquêter sur « l’ingérence russe » dans les élections de 2016, est précisément celui qui avait mené la chasse aux sorcières contre LaRouche dans les années 1980. Le Comité d’action politique de LaRouche (LPAC) fait circuler depuis le mois de septembre un dossier exposant les crimes de Mueller, notamment le fait qu’il avait fait obstruction, alors qu’il était directeur du FBI, à l’enquête du Congrès sur les attentats du 11 septembre 2001, et rappelant aux Américains, et en particulier aux élus du Congrès, le rôle qu’il avait joué alors contre LaRouche (lire notre chronique du 29 septembre : Les trois crimes du procureur très spécial Robert Mueller).

Suite à l’assassinat de Martin Luther King, les opérations de basse-police politique du FBI se sont orientées contre le US Labor party, créé par l’économiste Lyndon LaRouche à la fin des années soixante, comme le montrent les documents déclassifiés à partir de 1992. Mais c’est à partir de 1983 qu’elles s’intensifient, suite à la décision de certains milieux financiers de s’en débarrasser définitivement, face à l’influence grandissante qu’exerçaient alors ses idées. En effet, le président Reagan avait adopté la proposition de LaRouche consistant à mettre en place, en coopération avec l’URSS, un bouclier de défense stratégique rendant obsolètes les armes nucléaires, que l’on connaît aujourd’hui sous le nom d’ « Initiative de défense stratégique » (IDS). De décembre 1981 à février 1983, LaRouche a été chargé par le Conseil de sécurité national de Ronald Reagan de conduire les négociations officieuses avec les représentants soviétiques.

De plus, certains dirigeants des « Pays non alignés », comme le président mexicain López Portillo et la Première ministre indienne Indira Gandhi, s’intéressaient de près au plan défendu par LaRouche consistant à ce que plusieurs pays brandissent la « bombe de la dette », c’est-à-dire refusent collectivement de payer la dette du FMI, et à créer une nouvelle architecture économique internationale plus juste.

Une véritable Get LaRouche Task Force (cabinet noir) a donc été établie contre LaRouche, se traduisant par une campagne intense de calomnies dans les médias américains et internationaux, et des poursuites pénales menées par le procureur de Boston — un certain Robert Mueller — aboutissant finalement à l’incarcération de l’économiste, en janvier 1989. En octobre 1986, un raid fut organisé avec 400 agents du FBI au siège du mouvement de LaRouche à Leesburg, en Virginie, à qui on avait fait croire que LaRouche disposait du « plus grand stock d’armes privé » des États-Unis. Son assassinat n’a sans doute pu être évité que grâce à l’intervention de la Maison-Blanche, suite à l’envoi d’un télégramme.

Les médias français, embarrassés par la candidature de Jacques Cheminade aux élections présidentielles, et cherchant n’importe quel ragot leur permettant de le discréditer, avaient rapporté qu’il était « fiché au FBI », ce qui, pour une fois, n’était pas faux, mais qui, sorti de son contexte, apparaissait comme une marque de la réputation « sulfureuse » qu’on voulait lui coller.

D’après les documents déclassifiés depuis, le FBI surveillait Cheminade en 1974, notant sa présence aux réunions du US Labor party ; il a même caressé l’espoir pendant un temps de faire de ce haut fonctionnaire du ministère des Finances et de l’Industrie – qui travaillait alors à New-York en tant qu’attaché commercial auprès du Consulat de France – un indic au sein du mouvement de LaRouche, avant d’y renoncer, constatant que Cheminade ne présente « aucun potentiel d’informateur ». Puis, dans le contexte de la chasse aux sorcières des années 1980, le FBI ordonna à ses agents dans les ambassades de Bonn, de Rome et de Paris de leur communiquer tous les éléments susceptibles de « ternir » davantage l’image de Lyndon LaRouche. Ceux qui voulaient tuer (politiquement) LaRouche, accusaient alors Cheminade d’avoir la rage…

Comme quoi le journalisme d’enquête (le vrai) a encore de beaux jours devant lui.


[1Pendant vingt-deux ans, le FBI s’est démené pour prouver qu’Einstein était un espion de Staline, en espérant le faire arrêter ou déporter. Et ce, dans le plus grand secret, le savant allemand réfugié aux États-Unis étant très populaire. Pourquoi le redoutable Edgar Hoover s’est-il juré d’avoir sa peau ? Jusqu’en 1939, le patron du FBI entretient des relations amicales avec les dirigeants nazis, mais, surtout, Einstein est très engagé en politique. Jusqu’à la fin de sa vie, il milite pour le désarmement, adhère à des organisations pacifistes – certaines liées à l’URSS, même s’il n’est pas communiste –, se bat contre les arrestations de communistes en plein maccarthysme, appelle à la clémence pour les Rosenberg, condamnés à mort pour espionnage... Hoover, qui considère le savant comme un « rouge » dangereux, constitue sur lui un dossier qui atteindra 1 800 pages. Selon Fred Jerome, auteur d’Einstein, un traître pour le FBI (Frison-Roche), beaucoup de documents proviendraient de groupes d’extrême droite américains récoltés auprès de sources nazies. Quand, en 1941, les Américains lancent le Projet Manhattan afin de développer la bombe atomique – à l’instigation d’Einstein, qui a envoyé une lettre au président Roosevelt -, l’armée s’oppose à la participation du savant. Ironie de l’histoire, pendant qu’il surveille Einstein, le FBI « rate » les vrais espions qui transmettent les secrets de la bombe aux Russes... À partir de 1950, la guerre froide et les critiques d’Einstein sur la course à l’armement poussent Hoover à approfondir son enquête. Il interroge les réfugiés allemands, fait fouiller les poubelles de la maison du physicien à Princeton, place ses communications sur écoute. Les accusations sont multiples, mais, chaque fois, les sources –une malade psychiatrique, des agents doubles douteux... – se révèlent peu fiables. Le dossier est truffé d’erreurs : le FBI se trompe sur le nom de son fils, croit qu’Einstein est allé en URSS alors qu’il n’y a jamais mis les pieds, ignore qu’il a eu pour maîtresse une Russe pourtant soupçonnée d’être une espionne, ne prend pas en compte sa détestation pour l’antisémitisme de Staline. Et, surtout, méconnaît sa nature de franc-tireur. Finalement, Hoover n’a rien trouvé. Quelques jours après la mort du savant, le 18 avril 1955, le dossier Einstein est classé. (Source : Le Point, 23 août 2016.)

[2Sous la direction de J. Edgar Hoover (directeur du FBI de 1921 à 1972), le FBI et le ministère de la Justice lancent dès la fin des années 1950 (face à la montée en puissance du mouvement des Droits civiques de Martin Luther King) des centaines d’opérations de pots-de-vin visant de façon totalement illégale des élus et des responsables issus des minorités ethniques. Entre eux, les agents du FBI parlent de l’« Operation Frühmenschen » (ou « Opération Homme Primitif »). C’est le 27 janvier 1988 que cette stratégie raciste est publiquement dénoncée pour la première fois par Mervyn Dymally, un député démocrate de Californie. Alors président du groupe des afro-américains à la Chambre, (Black Caucus), il fait insérer dans le Journal officiel du Congrès une déclaration sous serment, déposée devant une Cour fédérale d’Atlanta par l’ancien agent spécial du FBI Hirsch Friedman. En voici un extrait : « Cette politique consistait à lancer des enquêtes routinières sans motifs apparents contre d’importants représentants noirs, élus ou nommés à leur poste, dans de grandes zones métropolitaines des Etats-Unis. Au cours de conversations avec des agents spéciaux du FBI, j’appris que cette politique reposait sur l’hypothèse selon laquelle les responsables noirs étaient intellectuellement et socialement incapables d’assumer des postes à responsabilité au sein d’organisations et d’institutions gouvernementales ».

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  • BONIN Stéphane • 12/02/2018 - 19:14

    Quel dommage que nos mé(r)dias ne s’ intéressent pas à ça ! Et lorsqu’ on essaye de le faire découvrir à de "simples quidams", c’ est soit leur ahurissement complet (et pas toujours débouchant sur "de la réflexion"), soit leur réaction "de complotisme" envers nous - faut croire que une non-remise en question de la propagande qu’ on ingurgite depuis des décennies est plus douce qu’ une véritable remise en cause . Ah, si un VRAI journaliste osait en direct tout déballer (est ce déjà possible de le faire ?) !

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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