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« Je crois dans le marché, mais reconnaissons qu’il ne fonctionne pas ! »

La rédaction
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Infirmières, enseignants, maires, gilets jaunes. Le soulèvement populaire qui se manifeste aujourd’hui en France, et dans bien d’autres pays du « monde développé », exprime, au-delà de la taxe carbone sur les carburants, un rejet du modèle économique établi qui finit par empêcher les plus modestes de vivre dignement de leur travail.

Il s’agit d’un système en faillite, dans tous les sens du terme : faillite morale, parce que de par sa nature, il n’a fait qu’accroître le fossé entre des « winners » de moins en moins nombreux et des « losers » de plus en plus nombreux à qui on sert la facture ; faillite financière, parce que de par sa nature, il n’a fait que gonfler des bulles de capital fictif tout en atrophiant l’économie réelle et, tel un parasite qui a pompé tout le sang de son hôte, il finit par mourir.

Les arbres ne montent pas au ciel

Mardi dernier, la chute des trois principaux indices de Wall Street – Dow Jones, S&P 500 et Nasdaq – a effacé l’ensemble des gains de l’année 2018. Le Nasdaq, qui regroupe les valeurs technologiques, enregistre un recul de 15 % depuis son plus haut niveau de la fin août. La chute est vertigineuse surtout pour les fameuses GAFA, qui ont perdu près de 1000 milliards de dollars en capitalisation boursière depuis cet été. C’est-à-dire que l’équivalent de ce qui a été investi en cinq ans dans les Nouvelles Routes de la soie, pour construire des ponts, des routes, des voies ferrées, des centrales d’énergie, etc, est littéralement parti en fumée !

  • Apple, qui valait 1000 milliards de dollars cet été, a perdu un quart de sa valeur depuis le 3 octobre. La firme a annoncé qu’elle ne communiquerait plus les chiffres des ventes (en baisse) de ses iPhones.
  • Amazon, qui avait également dépassé les 1000 milliards de capitalisation, a fondu de 27 % depuis septembre.
  • La chute de Facebook, aggravée par le scandale des comptes manipulés pendant la campagne présidentielle de 2016, est de 40 % depuis juillet.
  • De son côté, Alphabet, la maison mère de Google, a perdu un cinquième de sa valeur.

Comme l’écrit Arnaud Leparmentier dans Le Monde, ce plongeon a ses causes macroéconomiques – la fin des programmes de renflouement et la baisse des taux par les banques centrales, la perspective de guerre commerciale avec la Chine –, mais « [les causes] sont le plus souvent microéconomiques, et c’est ce qui inquiète les investisseurs ». Ce que n’explique pas Leparmentier, c’est que les acteurs des marchés financiers réalisent ce que tout le monde savait pertinemment, mais que personne ne disait tout haut, c’est-à-dire que la hausse boursière de ces derniers mois est complètement artificielle. Les valeurs sont largement surévaluées, dopées par la « planche à billets » actionnée depuis 10 ans par les banques centrales afin de maintenir le système sous perfusion. À eux cinq, les FAANG (si on y ajoute Netflix aux GAFA) ont racheté pour 115 milliards de dollars de leurs propres actions entre janvier et septembre, mais c’est trop peu et trop tard !

Retour sur terre

Il y a eu pourtant une rafale d’alertes depuis cet été (si l’on omet les mises en garde de Jacques Cheminade contre le prochain « tsunami financier », lors des élections présidentielles de 2017) :

  • le rapport annuel de la Banque des règlements internationaux (la « banque centrale des banques centrales », ou BRI), publié en juillet, s’inquiétait d’une possible nouvelle crise financière ;
  • en octobre, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, prévenait qu’un « hard Brexit » risquait de déstabiliser le marché des produits dérivés financiers ;
  • le 25 octobre, l’ancienne présidente de la Réserve fédérale américaine Janet Yellen, avertissait que la détérioration du marché des prêts pourrait rapidement conduire à la faillite de nombreuses grandes entreprises ;
  • le 12 novembre, le FMI a publié un communiqué pointant à son tour la dégradation du marché de la dette des entreprises ; le 14 novembre, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren a écrit une lettre aux cinq principaux régulateurs américains pour leur faire part de son inquiétude sur le fait que « le marché des prêts [aux entreprises] à effet de levier présente les mêmes caractéristiques que ceux qui avaient précédé la crise des subprimes en 2008 ».

La bulle de la dette d’entreprise (corporate) atteint désormais 3500 milliards de dollars, et elle a augmenté de 1500 milliards en 2017-2018. Pendant longtemps, les régulateurs ont gardé le silence à ce sujet, mais depuis début octobre, cet état des choses se renverse, et le voile se lève sur ce qui apparaît comme une énorme pyramide de Ponzi.

« Je crois fondamentalement dans le marché, mais reconnaissons que le marché ne fonctionne pas », a lâché Tim Cook, le patron d’Apple, le 18 novembre, dans une phrase qui restera sans doute dans les annales. Tout en constatant que tôt ou tard, les États seront contraint de prendre les choses en main afin d’éviter un chaos planétaire, Cook se rend compte qu’il est au-dessus du vide mais se répète qu’il marche bien sur la terre ferme…

C’est la fin des haricots. L’oligarchie financière de Wall Street et de la City de Londres est d’autant plus paniquée que l’instabilité politique et sociale rend de plus en plus hypothétique la possibilité de maintenir son système par la force : « L’Allemagne pourrait très vite avoir un nouveau dirigeant, tandis que l’Union européenne tente d’imposer à l’Italie un budget anti-croissance, écrit le Wall Street Journal, le 16 novembre. À Londres, le gouvernement de la Première ministre Theresa May ne tient plus qu’à un fil ». La grande terreur est de voir Jeremy Corbyn accéder au pouvoir : « Vous verrez la livre s’effondrer si cela arrive ! »

Nous entrons dans la phase de désintégration du système dans laquelle l’oligarchie financière s’aperçoit qu’elle a scié la branche sur laquelle elle est assise. C’est le moment où elle devient très dangereuse ; mais c’est aussi un moment où elle apparaît pour ce qu’elle est réellement, c’est-à-dire un « géant aux pattes d’argile » (voir notre vidéo : L’oligarchie en faillite).

L’histoire nous tend un plat. Saisissons-le pour ramener dans le débat public l’urgence de la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires – qui avait été écartée après la crise de 2008 –, préalable pour ce Nouveau Bretton Woods que nous réclamons, c’est-à-dire un accord entre grandes puissances remettant les compteurs de la dette à zéro et permettant de refaire de l’argent un service public et relancer une politique de développement économique et d’équipement de l’homme et de la nature.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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