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Journalistes russes traqués aux États-Unis : vous avez dit « guerre froide » ?

La rédaction
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Le niveau de tension est au plus haut entre les États-Unis et la Russie, et ceux qui considèrent qu’il n’y a pas de nouvelle guerre froide, et qu’il ne s’agit que des délires de quelques conspirationnistes, devraient ravaler leur chapeau. CNBC rapporte que les employés de l’antenne de RT (Ex-Russia Today) aux États-Unis sont mis sous pression par les autorités américaines. Le Département américain de la Justice exige désormais des employés de RT America, une chaîne financée par Moscou, de s’enregistrer auprès de l’administration comme « agent étranger ». Pour mémoire, le Foreign agent registration Act (FARA), voté en 1938, a pour objectif d’empêcher que toute propagande étrangère ne vienne influencer le public américain. Or, cette loi n’est traditionnellement pas appliquée à des entreprises de presse, selon CNN. La nouvelle a provoqué des démissions en série du personnel américain de RT America, certains craignant y compris pour leur sécurité personnelle ou celle de leurs proches.

La riposte ne s’est pas faite attendre. Le 19 octobre, des élus du Conseil de la Fédération (équivalent du Sénat en Russie) ont blacklisté au moins cinq médias américains, selon The Moscow Times. Parmi eux : Voice of America, Radio Liberty et la chaîne CNN.

D’après l’analyste Stephen Cohen, cité par le journal américain The Nation, « cette nouvelle guerre froide est beaucoup plus dangereuse aujourd’hui ». Car, tandis que l’épicentre de la Guerre froide se situait à l’époque à Berlin, c’est-à-dire à 1700 km de Moscou, il se situe aujourd’hui directement à la frontière russe, avec la présence de plus en plus pressante des forces de l’OTAN. Les Russes perçoivent de plus en plus cette présence comme « une agression croissante de la Russie » ; pour eux, « les États-Unis sont déjà en guerre contre la Russie ».

Les deux points de tensions sont bien entendu l’Ukraine et la Syrie. Le Congrès américain continue d’envoyer des armes létales en Ukraine, et le président Porochenko a assuré qu’il les utiliserait contre les « rebelles » du Dombass ; de plus, Porochenko a proclamé que les territoires du Dombass étaient sous « occupation russe », ce qui met par terre les accords de Minsk. La guerre peut donc repartir à tout instant. En Syrie, les autorités militaires russes se sont dites persuadées que les forces américaines étaient impliquées dans la mort de trois soldats russes, dont un général.

La diabolisation de Poutine est également un facteur très dangereux. Durant la Guerre froide, aucun dirigeant soviétique n’a été diabolisé de la sorte. Par-dessus tout, le prétendu « Russiagate » est sans précédent. La multiplication des enquêtes, les allégations de « collusion » et d’ « interférence » tournant en boucle depuis un an dans les grands médias américains, repris dans le monde entier, ont terriblement détérioré le climat et exacerbé cette nouvelle guerre froide. « Imaginez », dit Stephen Cohen, « que le président John Fitzgerald Kennedy, au moment de la crise des missiles de Cuba, ait été soupçonné d’être un agent à la solde du Kremlin : il aurait été incapable de mener les négociations et de résoudre la crise... »

C’en est arrivé à un point où toute personne suggérant une « coopération » avec la Russie est immédiatement soupçonnée de « collusion », comme le député républicain Dana Rohrabacher : en raison de ses sympathies avec la Russie, le Comité des Affaires étrangères de la Chambre – dont Rohrabacher est le président – refuse désormais de lui rembourser ses déplacements officiels.

Du point de vue des Russes, ceux qui alimentent le Russiagate aux États-Unis agissent consciemment dans le but de maintenir cette logique de guerre froide et d’empêcher que l’administration Trump ne puisse mettre en œuvre une politique de détente, comme promis au cours de la campagne présidentielle par le candidat républicain. Pour Stephen Cohen, il est clair que « ces gens ont plus peur de Trump que d’une guerre nucléaire », affirme Cohen.

Potentiel de renversement de la situation

La bonne nouvelle, c’est que la thèse du Russiagate est de plus en plus discréditée, d’autant plus qu’aucune preuve n’a été présentée pour la soutenir. Hier, un coup mortel lui a été porté : l’équipe de campagne d’Hillary Clinton et le Comité national du Parti démocrate (DNC) ont dû admettre qu’ils avaient financé le « dossier Steele », le fameux dossier produit par la société Fusion GPS et par l’ « ex »-agent du MI6 britannique Christopher Steele, et qui a constitué la base principale pour les allégations de collusion entre le président Trump et la Russie. C’est là l’un des principaux piliers du Russiagate qui s’effondre.

Dans le même temps, le Congrès mène l’enquête sur les conditions ayant conduit le directeur du FBI de l’époque James Comey à blanchir Hillary Clinton dans l’affaire des courriels envoyés depuis un serveur privé, alors qu’elle était Secrétaire d’Etat.

Tout cela crée des conditions dans lesquelles le prochain voyage du président Trump, qui doit s’envoler vers l’Asie dans une dizaine de jours, peut nous réserver de nombreuses surprises très positives. Des rencontres très importantes doivent y avoir lieu, avec les dirigeants du Japon, des Philippines, et du Vietnam, ainsi que la rencontre très attendue avec le président chinois Xi Jinping, qui doit avoir lieu le 8 novembre. On parle également d’une probable rencontre entre Poutine et Trump, en marge du sommet de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-pacifique), qui doit se dérouler au Vietnam du 6 au 11 novembre.

Dans le contexte de l’enthousiasme autour de l’ « Initiative une ceinture et une route » (BRI), renforcé par le XIXe Congrès du Parti communiste chinois qui vient de se terminer, les milieux impérialistes anglo-américains redoutent que l’inimaginable puisse arriver : voir les États-Unis se rapprocher de l’initiative chinoise. Il est d’ailleurs remarquable que Donald Trump ait été le premier dirigeant occidental à téléphoner à Xi Jinping pour le féliciter de sa reconduction à la Présidence de la République populaire de Chine.

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  • BONIN Stéphane • 30/10/2017 - 19:08

    Mais allons, vous le savez bien, les States sont la plus grande démocratie du monde ! Allez, mieux vaut rire que pleurer !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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