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Le Glass-Steagall pour désamorcer la bombe nucléaire financière !

La rédaction
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« Je ne veux pas effrayer le public, mais nous n’avons jamais eu de QE [« quantitative easing », ou programme de rachats d’actifs par les banques centrales] auparavant. Il n’y a pas de précédent d’inversion d’un tel processus. (…) Les gouvernements ont emprunté trop de dette, et les gens peuvent paniquer si les choses changent ». Celui qui parle ainsi est Jamie Dimon, le PDG de l’une des grosses banques du monde, la J.P Morgan, le 30 juillet sur CNBC.

L’air de rien, au milieu d’une interview décontractée sous le soleil californien, Dimon exprime là le sentiment de panique qui gagne actuellement la planète finance à l’idée que la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) mettent fin au programme de QE, ce qui menace de déclencher la bombe à retardement qu’est l’énorme bulle des produits dérivés financiers. Cette bulle, que les estimations basses chiffrent à 800 000 milliards de dollars, a en effet été constamment alimentée depuis dix ans par les perfusions monétaires de la Fed et de la BCE.

Car, en réalité, derrière l’endettement public — la cible favorite des néolibéraux —, l’un des points chauds de cette vaste pyramide de Ponzi est le niveau d’endettement des entreprises privées (« corporate debt »), qui représente aujourd’hui 500 % des bénéfices privés. Ce ratio est le même qu’avant le krach de 2008, comme le fait remarquer le site financier MarketWatch : « Comparé au produit intérieur brut ou aux bénéfices des entreprises, le niveau de l’encours de la dette des entreprises égale ou excède les niveaux d’avant la crise financière. Les entreprises vont avoir des difficultés pour refinancer cette dette au fur et à mesure que les taux d’intérêts augmenteront et que les dettes arriveront à maturité, ce qui augmente le risque de défauts ».

À la City de Londres, où la dette des entreprises atteint également des niveaux records, on sue à grosses gouttes à la perspective d’un « hard Brexit », qui mettrait en péril l’immense marché des produits dérivés proliférant sur la place financière britannique. Le fait que la Deutsche Bank ait déjà commencé à transférer ses opérations sur dérivés de Londres à Francfort force les Britanniques a proférer des menaces à peine voilées à l’encontre de l’Union européenne, prévenant que sans un accord autorisant les firmes londoniennes à vendre sans restrictions leurs dérivés dans l’UE, des milliers de fonds d’investissement pourraient faire faillite, ce qui provoquerait une crise systémique.

Pour le milliardaire britannique Lord Alan Sugar, le transfert de la Deutsche Bank signe « le début de la fin de la City en tant que fournisseuse de services financiers ». Rappelons que la City de Londres domine largement le marché mondial des produits dérivés, avec chaque jour environ 1000 milliards de dollars de transactions financières. Le London Stock Exchange, qui contrôle la chambre de compensation portant sur les produits dérivés, a prévenu que la perte d’accès à la zone euro pourrait coûter 100 000 emplois à la City.

Le pare-feu : Glass-Steagall

Si l’on ne peut que souhaiter voir disparaître de la surface de la Terre la City de Londres — qui a constitué jusqu’à présent le cœur d’une véritable entreprise criminelle œuvrant contre les intérêts de l’humanité – on n’a toutefois aucune raison de se réjouir à l’idée que le cancer financier soit transféré sur le continent européen.

Puisque le plus gros de la dette des entreprises correspond à des opérations spéculatives sur dérivés, il y a urgence à soumettre les établissements bancaires et financiers à la seule mesure préventive qui vaille : une procédure de réorganisation « Glass-Steagall » – séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires – qui placerait un mur de feu entre d’un côté les opérations traditionnelles de prêts et l’épargne populaire, et de l’autre les titres financiers spéculatifs. Cela nécessiterait la mise en place d’un audit public sur les avoirs financiers des banques, afin de déterminer s’il s’agit de prêts sains ou de paris spéculatifs. Ces derniers seront alors placés dans une structure à part, faisant ainsi assumer les risques aux seuls partenaires financiers concernés.

Cette séparation bancaire ouvrirait la voie au rétablissement d’un système de crédit public assurant que l’émission de crédit et de monnaie ne soit plus entre les mains de faux monnayeurs servant des intérêts financiers privés, et qu’elle soit vouée au développement de l’économie physique.

Le 30 juillet, nos amis militants du LPAC (Comité d’action politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche) ont accueilli le Premier ministre italien Giuseppe Conte, qui rendait visite au président Trump à la Maison-Blanche, avec une banderole proclamant « Benvenuto Prime minister Conte – Go Glass-Steagall ! ». Plusieurs médias italiens ont couvert cette manifestation, dont l’agence italienne Vista, qui a publié une vidéo sur son site internet.

Dans un article paru sur le blog Il Gionale, Cristiano Puglisi rappelle que le Glass-Steagall est inclus dans les programmes de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles (M5S), qui viennent de prendre le pouvoir en Italie, ainsi que dans le programme électoral de Donald Trump. « Adopté en 1933, le Glass-Steagall Act a permis de résoudre l’une des principales causes de l’effondrement financier de Wall Street en 1929, qui provoqua la Grande dépression et entraîna le monde vers la 2nde Guerre mondiale », écrit-il. Son abrogation en 1999 par l’administration Clinton « a été la cause de l’effondrement financier de 2008 ».

Jusqu’à présent, le président Trump laisse les loups de Wall Street lui dicter sa politique économique et financière, tout en lui faisant oublier le Glass-Steagall grâce à l’ivresse de la hausse aussi vertigineuse que virtuelle des valeurs boursières. En Italie, bien que Giuseppe Conte ait réaffirmé le 5 juin l’intention du nouveau gouvernement italien de séparer les banques lors de son discours de politique générale, le sujet n’a pas été remis à l’ordre du jour.

« Mais certains militants continuent de se battre », poursuit Puglisi. « C’est le cas par exemple du Movisol, la branche italienne de l’Institut Schiller et du LaRouchePAC, liés à l’économiste et homme politique américain Lyndon Hermyle LaRouche, Jr., qui nage à contre-courant et s’occupe de ces questions depuis de nombreuses années ».

Grâce à la mobilisation du Movisol, une résolution en faveur du Glass-Steagall a été introduite dans cinq régions italiennes, et environ 200 signatures d’élus ont été collectées. En France, notre mobilisation citoyenne pour la « loi de moralisation de la vie bancaire » se poursuit également. Près de 250 députés et sénateurs ont été rencontrés en rendez-vous, et plusieurs d’entre eux ont interpellé le gouvernement à ce sujet. À nous d’accroître l’effort pour que le débat sorte des coulisses du pouvoir et soit enfin ouvert sur la place publique !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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