Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Système financier : les fous ont pris la direction de l’asile !

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne
JPEG - 158.9 ko

Un aveu surprenant est apparu lundi 2 juillet parmi les principaux titres de la chaîne de télévision américaine pro-Wall Street CNBC : « Les entreprises qui rachètent leurs propres actions sont l’unique chose qui maintient le marché boursier à flot à l’heure actuelle ». Quand le drogué admet lui-même qu’il est au bord de l’overdose, c’est que la fin est proche !

Et en effet, le second trimestre 2018 a vu s’établir un nouveau record en terme de rachat d’actions, avec 433,6 milliards de dollars (!) contre 242,1 milliards au 1er trimestre. En tête des entreprises concernées, on trouve par exemple Nike et le groupe pharmaceutique Walgreens Books Alliance, qui ont respectivement racheté pour 15 et 10 milliards de dollars de leurs propres actions au 2nd trimestre. « les actions sont actuellement suspendues à un fil, stimulées par une pléthore d’acquisitions sans précédent dans l’histoire du marché et freinées par une explosion des ventes par les investisseurs qui a également établi un nouveau record », écrit CNBC.

Cette logique folle a été d’autant plus alimentée par les baisses d’impôts massives mises en œuvre par l’administration Trump le 1er janvier, qui ont « libéré » des masses de cash. « Les liquidités des entreprises vont trouver un lieu où se loger, et il s’agira soit de rachats d’actions, de dividendes ou de fusions-acquisitions. Par contre, elles n’iront pas dans des investissements », reconnaît Art Hogan, stratège en chef des marchés à B. Riley FBR, cité par CNBC. « Les gens prennent conscience qu’il y a cette année des turbulences que nous n’avions pas l’année dernière. Cela constitue une sorte de signal pour les investisseurs ».

Vous n’y comprenez rien, Madame Michu ? Relisez donc L’argent d’Emile Zola, qui s’était inspiré du krach de l’Union générale en 1881-1882, où le banquier Eugène Bontoux avait ruiné des milliers de petits et moyens épargnants en les entraînant dans un montage construit sur du sable mouvant, et s’était mis à racheter ses propres actions pour maintenir leur valeur à un cours élevé.

La différence aujourd’hui est qu’il ne s’agit pas d’un phénomène relativement isolé mais de la logique de tout le système, une logique d’autant plus folle que les entreprises côtées en bourse, qui se financent de plus en plus non pas par des crédits bancaires mais par l’émission de titres, s’endettent désormais pour racheter leurs propres actions, encouragées par les programmes de « quantitative easing » (assouplissement quantitatif) des banques centrales, et avant tout de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne.

Le cabinet de conseil McKinsey Global Institute vient de publier un rapport sur l’augmentation gigantesque de la bulle de la dette des entreprises non financières (que les spécialistes qualifient de « corporate debt ») depuis le crash de 2008. En dix ans, cette dette a presque doublé, passant de 37 000 à 66 000 milliards de dollars, c’est-à-dire 92 % du PIB, qui est actuellement de près de 80 000 milliards. Cela représente quasiment autant que la dette publique globale, bien qu’on en parle beaucoup moins.

Comme le montre McKinsey, plus de la moitié de cette bulle de la dette concerne les États-Unis et l’Europe, et seulement ensuite la Chine. Soulignons au passage le fait que si l’endettement des entreprises chinoises est important, il est associé à une politique de développement intérieur et extérieur de l’économie réelle, ce qui n’est pas le cas dans la région transatlantique. Aux États-Unis, 22 % de la dette des entreprises non financières se compose d’obligations « pourries » qui concernent des émetteurs de catégorie spéculative.

Le célèbre journaliste Matt Taibbi a saisi cette occasion pour publier le 2 juillet dans le magazine Rolling Stone une tribune appelant à mettre en place une taxe sur les transactions financières et à rétablir le Glass-Steagall Act. « Depuis plus d’un an », écrit Taibbi, « l’envolée du marché — et en particulier les cours insoutenables des valeurs technologiques — a fait courir le bruit de l’existence d’une nouvelle bulle spéculative. (…) Il serait grand temps, par exemple, de rétablir l’ancienne loi Glass-Steagall, dont le 85e anniversaire est passé dans le silence le mois dernier. Cette loi a permis de contenir la spéculation pendant des générations entières en séparant les banques de dépôt des banques d’investissement ».

La question de la séparation bancaire est d’une urgence absolue. C’est le seul moyen de mettre un pare-feu entre les bulles spéculatives (si possible avant qu’elles n’éclatent) et les fonctions de la banque liées à l’économie réelle, et avant tout l’épargne. Cela constituera la première étape d’une mise en faillite ordonnée du système financier, devant aboutir à un nouveau système de crédit public, refaisant de l’argent un service public, pour financer l’école, l’hôpital, le laboratoire, la PME, etc.

Depuis la crise de 2008, Les milieux de l’oligarchie financière et leurs serviteurs politiques à Washington, Paris, Londres, Berlin et Bruxelles sont parvenus à mettre cette question sous le boisseau. Mais l’imminence d’un nouveau « tsunami financier », comme l’avait prévenu Jacques Cheminade pendant la présidentielle, change la donne.

La mesure de séparation bancaire figurait sur les programmes des deux mouvements (Ligue et M5S) qui viennent de prendre le pouvoir en Italien, et le Premier ministre Giuseppe Conte a réitéré cette intention lors de son discours de politique générale. En France, la campagne que mène Solidarité & Progrès depuis un an pour la proposition de loi de « moralisation de la vie bancaire », rencontrant plus de 250 députés et sénateurs, a contribué à ouvrir un débat qui, s’il se déroule pour l’instant principalement en coulisses, peut très vite surgir sur la place publique.

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Krach financier
Coupons les banques en deux !

25 août 2015
Krach financier,
coupons les banques en deux
Krach financier<br>Coupons les banques en deux !

La séparation bancaire en France, éléments historiques et arguments

17 octobre 2017
Economie
La séparation bancaire en France, éléments historiques et arguments

Deutsche Bank : la BCE prise de panique

15 mai
Actualité
Deutsche Bank : la BCE prise de panique

Les banques centrales, instruments du prochain désastre financier

9 mai
Chroniques stratégiques
Les banques centrales, instruments du prochain désastre financier

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard