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États-Unis : vers une coopération bipartisane sur les infrastructures ?

La rédaction
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Conséquence inespérée des élections de mi-mandat américaines du 6 novembre, alors que les Démocrates anti-Trump et les Républicains pro-Trump ont passé l’ensemble de la campagne électorale à s’étriper, une coopération bipartisane semble désormais possible dans plusieurs domaines, notamment celui – crucial – des infrastructures.

Au soir des élections, Trump a appelé Nancy Pelosi, la dirigeante de la minorité démocrate à la Chambre et candidate pour en devenir le « Speaker » (la présidente), afin de la féliciter et lui faire une proposition. « J’ai eu hier soir une conversation avec le président Trump sur la possibilité de travailler ensemble, a déclaré la députée le lendemain. L’un des sujets qui est apparu est la construction d’infrastructures pour l’Amérique, et j’espère que nous y parviendrons. Il en avait parlé pendant sa campagne, mais n’a pas fait grand chose pour cela au cours des premières années de son mandat ».

Nancy Pelosi a souligné que de nombreux emplois pourraient être générés dans les transports, l’aménagement de l’eau, les écoles, le logement, etc. « Ces initiatives créerons des emplois bien rémunérés et apporteront une croissance économique dans les régions. Espérons que nous parvenions à travailler de façon bipartisane », a-t-elle ajouté.

Comme nous l’avons dit précédemment (lire notre chronique Les « Midterms » et la trahison de l’héritage démocrate de Roosevelt), le Parti démocrate se trouve dos au mur, suite à l’échec de sa stratégie électorale, qui a consisté en un anti-trumpisme primaire et un racolage de ce qu’on appelle en France « l’électorat Terra Nova », c’est-à-dire les classes moyennes supérieures ainsi que les minorités ethniques et sexuelles. Soit le parti persiste dans ce sens et sombre, soit il renoue avec l’héritage de Franklin Roosevelt en défense des « hommes et des femmes oubliés » contre la dictature des banques casino de Wall Street.

La question de la coopération sur les infrastructures constitue ainsi un véritable test ; ce qui n’échappe pas à l’oligarchie en place, pour qui les clivages et la stratégie du chaos sont toujours préférables. Dans son édition du 12 novembre, le Washington Post, l’un des organes centraux de la cabale contre la présidence Trump, estime que la priorité des Démocrates devrait être de sauver à tout prix le soldat Mueller (le procureur spécial) et son enquête sur la collusion supposée de l’équipe Trump avec la Russie. « Les Démocrates de la Chambre doivent considérer cette victoire électorale comme un mandat visant à mettre sous contrôle l’action de la branche exécutive, même s’ils risquent de s’aliéner les électeurs de Trump », affirme le quotidien américain.

Dans le même temps, face à la volonté affichée de Pelosi et de Trump d’engager un travail bipartisan, une faction du Parti démocrate s’est mise en branle, avec l’aide de la presse, afin de court-circuiter la candidature de la députée démocrate à la présidence de la Chambre, en faisant circuler l’idée qu’elle ne réussirait pas à obtenir la majorité des votes du groupe démocrate. La bataille fait rage.

Infrastructures : re-moraliser la « majorité épuisée »

La reconstruction des infrastructures de base aux États-Unis, comme dans l’ensemble du monde « développé », est la clé pour enrayer la gangrène de la destruction économique et de la désintégration sociale, dans un pays où les ponts s’effondrent plus vite qu’en Europe et où les vétérans des guerres d’Afghanistan et d’Irak morts par suicide sont désormais plus nombreux que ceux morts au combat.

Pour l’American Society for Civil Engeneers, c’est 4500 milliards de dollars qu’il faut investir, rien que pour simplement remettre à niveau les infrastructures existantes. Une somme clairement introuvable au sein du système actuel et rien que trois fois supérieure aux 1500 milliards évoqués par Trump en février 2018.

Dans une tribune, le député démocrate du Maryland John Delaney, l’un des promoteurs de la création d’une banque pour les infrastructures, s’enthousiasme pour le nouveau pont Hong Kong-Zhuhai-Macao que la Chine vient de construire, avec ses 55 kilomètres de long et sa durée de vie de 120 ans. « Et nous ne construisons plus rien ! » se lamente Delaney.

Les infrastructures américaines – ponts, routes, voies ferrées, hôpitaux, etc – tombent en ruine. « On ne peut plus prendre le métro ou le train sans qu’il ne tombe en panne ou déraille », écrit Paul Gallagher, membre du Comité d’action politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche, dans son éditorial du 12 novembre. « Nous n’avons pas de trains à grande vitesse. Nous ne savons plus construire des centrales nucléaires, et l’électricité est de plus en plus chère pour les Américains. Nous ne sommes plus capables d’envoyer des hommes en orbite terrestre et de les ramener sains et saufs ».

« Est-ce parce que les États-Unis n’ont plus de bons ingénieurs et scientifiques ? demande Gallagher. Non, c’est parce que depuis la Guerre du Vietnam et la destruction par les Britanniques du système monétaire mis en place par Franklin Roosevelt à Bretton Woods, les dirigeants politiques américains n’ont plus apporté le crédit nécessaire pour la construction des infrastructures de base, sauf quand il s’agissait d’un porte-avion, d’un bombardier ou d’un nouveau tank ».

Dans une interview au Figaro, Tim Dixon, cofondateur de l’organisation More in Common, affirme que la majorité des Américains seraient enclins à soutenir une politique de coopération bipartisane. Ils ne supportent plus la polarisation surmédiatisée de ces derniers mois, qui repose en réalité sur les franges extrêmes des deux partis – les « progressistes militants » côté démocrate et les « conservateurs fervents » côté républicain. Ces deux groupes « exercent une influence considérable dans le débat public et au sein des partis politiques », explique Dixon, et ils entretiennent le clivage en réduisant tous les sujets à un affrontement entre un « nous » et un « eux ». « Mais ils ne représentent qu’un tiers de l’opinion ! Les 67 % restants forment ce que nous avons appelé une ’majorité épuisée’, éreintée par ces divisions ».

Aux États-Unis, comme chez nous en France, les infrastructures constituent le socle sur lequel repose la prospérité économique et la solidarité sociale, et sur lequel il sera possible de re-moraliser ces « majorités épuisées ». Elles établissent un « pont » entre les hommes et, dans leur extension au travers des continents (les Nouvelles Routes de la soie), entre les peuples.

Mais un « New Deal » à la Roosevelt ne sera possible qu’avec une refonte globale du système monétaire international, de façon à mettre un terme au système parasitaire de Wall Street et de la City de Londres, qui détourne l’argent de l’économie réelle et induit partout une logique de pillage.

Il faut un nouveau Bretton Woods, initié avant tout par un accord entre les quatre grandes puissances – États-Unis, Chine, Inde et Russie –, c’est-à-dire un système monétaire permettant aux nations de générer du crédit public à l’échelle de milliers de milliards de dollars ou d’euros consacrés exclusivement au développement de l’économie physique.

S&P se mobilise chaque jour pour cela.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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