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Nouvelle stratégie sécuritaire des États-Unis : un relent de géopolitique du XXe siècle

La rédaction
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Malgré l’échec patent de la tentative de faire tomber la présidence Trump avec l’ « affaire russe », les milieux néoconservateurs ont encore quelques cordes à leur arc. Preuve en est la nouvelle Stratégie de sécurité nationale (NSS), qui s’inscrit en contradiction avec la politique de détente vis-à-vis de la Russie et de la Chine mise en œuvre tant bien que mal depuis le début de son mandat.

Le président Trump, qui présentait lundi sa nouvelle stratégie devant la presse, a déclaré dans un langage aux accents néocons que nous vivons dans « une nouvelle ère de compétition entre les nations », où il faut faire face à des « États voyous », des organisations terroristes internationales et des groupes criminels transnationaux, ainsi qu’aux puissances rivales que sont la Russie et la Chine. « J’annonce que nous sommes dans la course pour la gagner. (…) Avec cette stratégie, j’appelle à un réveil de l’Amérique », a-t-il lancé.

Les quatre piliers de la nouvelle doctrine sont : la protection du territoire, la prospérité des États-Unis, « la paix par la force » et le renforcement de leur influence. La logique de confrontation est exprimée dès les premiers paragraphes du rapport sur la NSS : « La Chine et la Russie représentent un défi pour la puissance, l’influence et les intérêts américains, par leur tentative d’éroder notre sécurité et notre prospérité. Elles sont déterminées à rendre les économies moins libres et moins équitables, à accroître leurs forces armées et à contrôler l’information et les données dans le but de réprimer leurs sociétés et d’étendre leur influence ».

Le troisième pilier du rapport, « la paix par la force », décrit la Chine et la Russie comme « des puissances révisionnistes », c’est-à-dire remettant en cause le système international actuel. Ces pays chercheraient toujours, selon le document, à « former un monde antithétique aux intérêts et aux valeurs [des États-Unis] ».

Le général McMaster, conseiller à la Sécurité nationale de Trump, l’un des auteurs du rapport, est même allé jusqu’à adopter la ligne des pourfendeurs du « Russiagate », disant sur la BBC : « je pense que la Russie est engagée dans une campagne très sophistiquée de subversion visant à affecter notre confiance dans les institutions démocratiques, dans les processus démocratiques, y compris les élections... »

Il serait temps de grandir

Les Russes et les Chinois n’ont pas tardé à réagir. « Le caractère impérialiste de ce document est évident, tout comme le refus [de Washington] de renoncer à un monde unipolaire, un refus obstiné », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a rejeté « le caractère confrontationnel » de la nouvelle stratégie, affirmant que « son message principal – la paix par la force – est axé non pas sur une coopération constructive et équitable avec les autres pays, dans l’intérêt d’une résolution commune des problèmes existants, mais sur la confrontation… [La Chine et la Russie] sont accusées de porter atteinte à l’ordre mondial, qui est évidemment interprété comme un monde unipolaire réduit aux seuls intérêts et besoins de l’Amérique ».

Le 19 décembre, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a réaffirmé le fait que « le peuple chinois est plein de confiance » dans le développement de sa nation, et que « les résultats obtenus par la Chine en matière de développement sont universellement reconnus ». Si les États-Unis continuent de « déformer délibérément les intentions stratégiques de la Chine et refusent d’abandonner des concepts désuets comme la mentalité de la guerre froide et le jeu à somme nulle... ils ne feront que se nuire à eux-mêmes et aux autres. Nous gardons l’espoir que les États-Unis parviendront à s’accorder à la tendance de l’époque et à la volonté des peuples... et à unir leurs efforts à ceux de la Chine afin d’établir une relation saine et soutenue entre nos deux pays ».

Cette persistance dans les modes de pensée géopolitiques du XXe siècle est en effet en décalage complet avec le paradigme nouveau qui se manifeste aujourd’hui dans le monde. Comme le fait remarquer un éditorial paru le 19 décembre dans le Global Times, la région du Pacifique occidental « a adopté un scénario de coopération dynamique », et même les relations entre Beijing et Toyko s’améliorent ; l’élargissement de la coopération en matière de développement économique est en train de se substituer à l’insécurité stratégique, qui a longtemps prédominé dans la région. « Tous les déploiements stratégiques des États-Unis pour le contenir seront vains. Persister à nier cette réalité ne fera que les conduire dans le mur ».

À Washington, la porte-parole de l’Ambassade chinoise a relevé la nature contradictoire de la politique de la Maison-Blanche, en référence implicite au récent voyage de Trump en Chine, début novembre : « D’une part, le gouvernement américain affirme qu’il tente d’établir un grand partenariat avec la Chine. D’un autre côté, il qualifie la Chine de rivale. Cette rhétorique contradictoire des États-Unis va à l’encontre du fait que la Chine et les États-Unis deviennent de plus en plus interdépendants et ont des intérêts de plus en plus imbriqués. Elle va également à l’encontre des efforts de coopération de la Chine avec les États-Unis sur les questions bilatérales et mondiales. Seule une coopération gagnant-gagnant entre la Chine et les États-Unis est viable ; la confrontation ne peut conduire qu’à une situation perdant-perdant. Il s’agit une vérité simple et immuable, quelles que soient les opinions de chacun ».

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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