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Réforme de l’assurance-chômage de Macron : le darwinisme au beau sourire

La rédaction
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Le président Macron est pris dans le piège qu’il s’est lui-même dressé en parvenant au pouvoir grâce aux milieux d’argent. Ainsi, il s’en prend aux chômeurs, faute de s’attaquer à un système qui détourne l’argent du travail humain et de l’économie réelle et le pompe dans la sphère financière – ne serait-ce que par l’évasion et la fraude fiscales, qui représentent chaque année une perte de 80 milliards d’euros pour la France.

La carotte

L’emballage du produit était parfait. Le futur président du nouveau monde avait promis que l’assurance-chômage allait devenir universelle et qu’elle allait couvrir « tous les actifs » – salariés, artisans, commerçants indépendants, entrepreneurs, professions libérales, agriculteurs. Emmanuel Macron avait également annoncé en grande pompe qu’il ouvrirait les droits aux démissionnaires.

Au final, l’ « universalité » a été passée au rabot : le chômage ne sera étendu qu’aux indépendants en situation de liquidation judiciaire, et seuls 20 000 à 30 000 démissionnaires pourront bénéficier chaque année du dispositif, c’est-à-dire 3 % d’entre eux.

Le bâton

Présenté comme la « contrepartie » (sic !) de l’extension des droits aux démissionnaires et indépendants, un arsenal de sanctions a été prévu contre les chômeurs ne remplissant pas leurs obligations, avec en partie un renforcement des sanctions existantes. Les contrôles vont être intensifiés, avec un « journal de bord » numérique où les demandeurs d’emploi renseigneront tous les mois leurs actes de recherche d’emploi. Les équipes chargées de vérifier si les recherches sont bien actives seront portées de 200 à 600 agents d’ici à la fin de l’année. [1]

Le demandeur d’emploi ne pourra plus refuser plus d’une fois une « offre raisonnable d’emploi », sous peine de radiation. De plus, la définition de cette offre raisonnable ne sera plus basée sur le Code du travail — emploi dont la nature, le salaire et la zone géographique correspondent en tous points aux attentes du demandeur d’emploi —, mais elle sera déterminée en « concertation » entre le demandeur d’emploi et son conseiller.

Les insuffisances de recherche d’emploi seront passibles de sanctions graduelles : allocations suspendues pendant un mois la première fois, pendant deux mois la seconde et pendant quatre mois la troisième. Ces suppressions de droits seront décidées directement par Pôle-emploi, alors que l’aval du préfet était jusque là nécessaire.

L’enfer « Daniel Blake » d’Emmanuel Macron

L’argument est toujours le même, tournant en boucle depuis des années : la France est en retard ; tous les autres pays ont fait des réformes allant dans le sens de la « carotte-bâton » – pardon, de la « flexisécurité » ; nous sommes un pays de conservateurs et de fainéants s’accrochant à leurs privilèges, etc. Et d’invoquer les modèles danois, anglais ou allemands…

Qu’en est-il en réalité ? Certes, les chiffres du chômage ont bien baissé dans les 28 pays de l’Union européenne, de 7,3 % en janvier 2018 contre 8 % un an auparavant, faisant sonner à cœur joie les trompettes de la « reprise ». Mais, en « contrepartie », la part des travailleurs et des chômeurs pauvres ne cesse d’augmenter depuis plus de dix ans. En zone euro, les travailleurs pauvres représentaient 9,5% en 2016, contre 7,3% en 2006. Dans l’ensemble de l’UE, ce taux est passé de 8,3% en 2010 (première année disponible) à 9,6% en 2016. Un salarié européen sur dix est un travailleur pauvre !

Selon Eurostat, le bureau des statistiques basé au Luxembourg, les 18 millions de chômeurs européens sont de plus en plus en situation de pauvreté et d’exclusion, avec un risque de pauvreté pour les chômeurs de l’UE passé de 40 % en 2005 à 48,7 % fin 2016. Le fameux « modèle allemand », l’un des premiers à avoir adopté la « flexisécurité » avec les réformes « Hartz » du chancelier Schroeder au début des années 2000, est le pire pays avec plus de 70 % de chômeurs en situation de pauvreté. [2]

La situation française, tout en étant mauvaise (en 2017, on compte 6,5 millions de demandeurs d’emplois et de travailleurs précaires, c’est-à-dire plus de 20 % de la population active), reste relativement moins pire : 38,4% des chômeurs étaient en 2016 en risque de pauvreté, donc près de deux fois moins qu’en Allemagne.

Au Royaume-Uni, le système de contrôle des chômeurs établi en 2012 par le gouvernement Cameron a des conséquences désastreuses, comme l’a dénoncé le film de Ken Loach Moi, Daniel Blake (2016). Les conditions d’accès aux allocations de chômage et d’invalidité de travail sont devenues beaucoup plus strictes. Des sanctions sont également infligées, parfois sans avertissement, aux personnes ne respectant pas les critères. Un véritable système de cruauté consciente à l’égard des personnes vulnérables s’est mis en place, avec toute la froideur bureaucratique – tout en marginalisant ou écartant les agents du « job center » qui feraient des cas de conscience.

D’après le chercheur Paul Laverty, dont une étude sur les centres de recherche d’emploi a servi de base à Ken Loach pour son film, « une décision administrative peut condamner une personne et sa famille à la faim. Certaines personnes doivent du coup choisir entre se nourrir et se chauffer. Les sanctions n’aident pas les personnes à trouver un travail, elles augmentent juste le chaos dans leur vie ». En effet, le nombre de personnes ayant recours aux banques alimentaires a presque triplé en 2014. Selon des statistiques du service de santé britannique, le nombre de personnes hospitalisées souffrant de malnutrition a plus que doublé entre 2011 et 2015. [3]

Sortir de l’engrenage

Comme l’ancien Premier ministre anglais David Cameron, ou encore le maire droitier d’Anvers Bart de Wever, Macron et ses conseillers semblent s’inspirer des théories de l’ancien psychiatre de prison, l’écrivain britannique Théodore Dalrymple, surnommé le père du « conservatisme compatissant ». L’idée de départ est que depuis les années soixante, le « relativisme moral » a amené les progressistes à penser qu’il est bon d’aider la population. Selon Dalrymple, au contraire, couper les subventions de l’État pour les chômeurs et l’alimentation des plus pauvres est l’attitude qui exprime le plus « l’amour de son prochain », car elle pousse les plus démunis à mobiliser leurs propres ressources pour subvenir à leurs besoins.

Dans les faits, il s’agit d’un véritable système de darwinisme social avec tout qu’il y a de plus cynique : le chômeur est désigné comme le responsable de sa situation, tandis qu’on déresponsabilise les patrons qui licencient, précarisent et délocalisent pour augmenter les profits de leurs actionnaires, et qu’on détourne l’attention de la véritable pompe à fric qu’est devenu le système financier transatlantique.

Disons-le franchement : cette logique de « rationalisation » de l’exclusion des plus vulnérables n’est rien d’autre qu’une étape menant au fascisme financier. Nous devons combattre cela de toutes nos forces. Jamais aucune « reprise » n’a pu se faire à la carotte et au bâton. Le travail est la dignité de l’homme. Les punitions ou sanctions ne sont que les instruments de barbares qui considèrent le travail et les travailleurs comme des marchandises et qui, bien souvent, appliquent aux autres ce qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes.

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  • BONIN Stéphane • 26/03/2018 - 19:31

    oui, si j’ ai bonne mémoire : "moi, Daniel BLAKE" . Un film que je n’ ai pas eu l’ occasion de voir, mais que tous mes amis qui l’ ont vu n’ en disent que du bien (!!!!!!!!!!!!!!) et qui est particulièrement émouvant semble t’ il !

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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