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Le rêve américain vit encore… en Chine !

La rédaction
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Cette chronique fait suite à celle du 26 novembre : L’insupportable épidémie de pauvreté dans le ‘monde développé’.

Au milieu du désenchantement qui se répand actuellement aux États-Unis avec le dégonflage de l’euphorie boursière, un certain principe de réalité s’invite dans le débat. Le décor en carton-pâte de la prétendue « reprise » de l’économie américaine tombe pan après pan, laissant apparaître l’état de ruine dans lequel les quarante années de libre-marché débridé ont plongé les infrastructures et services publics américains, ainsi que la population elle-même.

L’édition dominicale du New York Times (NYT) a lancé le 18 novembre une série d’articles sur la Chine qui, dans une certaine mesure, va à contre-courant de la propagande anti-chinoise faisant rage aux États-Unis depuis quelques mois. Le journaliste Philip Pan, envoyé spécial du NYT en Asie, souligne l’erreur de jugement des Occidentaux, et en particulier des huit derniers présidents américains, tous persuadés que la Chine finirait par adopter nos préceptes démocratiques, sans quoi l’économie chinoise finirait fatalement par décliner, sous le poids d’un système autoritaire et bureaucratique. « L’Ouest était persuadé que l’approche chinoise ne marcherait pas, et que ce n’était qu’une question de temps. On attend toujours ».

Désormais, après plusieurs décennies de croissance ininterrompue, « la Chine est au premier rang mondial en terme du nombre de propriétaires de maisons, de l’accès à Internet, de diplômés universitaires, même du nombre de millionnaires, écrit Pan. L’extrême pauvreté a chuté à moins de 1 % de la population, et la Chine est devenu le rival le plus significatif des États-Unis depuis la chute de l’URSS ».

Tout en déplorant la pollution massive générée par l’utilisation des centrales à charbon, et critiquant l’Initiative de la ceinture et la route (ICR, ou les Nouvelles Routes de la soie), le NYT finit par lâcher cette évidence qui hante tellement les consciences de l’autre côté de l’Atlantique : « Le rêve américain vit encore. En Chine ». Imaginez deux jeunes de 19 ans – tous deux ayant grandi dans la pauvreté –, l’un vivant aux États-Unis et l’autre en Chine, suggère le quotidien. Lequel a « le plus de chance de bénéficier d’un ascenseur social ? » Autrefois, cela aurait clairement été l’Américain, en raison du « rêve américain ». Mais « la Chine s’est développée si rapidement que les possibilités d’y améliorer ses conditions de vie dépassent largement celles des États-Unis ». Et désormais, même si la Chine est toujours beaucoup plus pauvre dans l’ensemble que les États-Unis, « les Chinois sont devenus les chefs de file de l’indice économique le plus intangible mais également le plus précieux : l’optimisme ».

Ruines sociales

Dans ce pays qui a inscrit dans le marbre constitutionnel « la vie, la liberté et la recherche du bonheur » comme droits inaliénables de tout être humain, le niveau de pauvreté et de désespoir devient de plus en plus intolérable – surtout au fur et à mesure que se dissipe l’écran de fumée de la prétendue réussite de Wall Street.

Écrivant dans une tribune parue sur le blog The End of the American Dream (la fin du rêve américain), le chrétien conservateur Michael Snyder, qui constate le ralentissement de l’économie américaine, dresse le tableau de la situation sociale de la première économie mondiale. Il rapporte qu’un tiers des Américains ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois. 13 millions de foyers sont officiellement en situation d’insécurité alimentaire. En 2017, le Bureau de recensement établissait à 40 millions le nombre d’Américains vivant sous le seuil de pauvreté. « Le fossé entre les riches et les pauvres est le plus important depuis les années 1920 », écrit Snyder.

L’Américain moyen n’est pas en mesure de mettre de côté 500 dollars pour pouvoir pallier à une situation d’urgence. Plus d’un foyer avec enfant sur deux dépend des banques alimentaires. 52 % des sexagénaires (soit 17,4 millions de personnes) soutiennent financièrement leurs enfants ou petits-enfants, en progression de 45 % par rapport à 2005. De plus, comme le montre une récente étude Gallup, ceux qui vivent en situation de pauvreté sont deux fois plus exposés aux dépressions et autres problèmes de maladies chroniques.

Par ailleurs, Bloomberg rapporte le 20 novembre qu’une crise de SDF touche de nombreuses villes américaines, en particulier sur la côte ouest, où une dizaine de grandes villes ont été déclarées en état d’urgence ces dernières années (dont San Diego, Tacoma, Seattle, etc). Dans une étude du cabinet McKinsey, l’économiste William Yu souligne le cas préoccupant de la ville de Los Angeles : « Je n’ai jamais vu une situation aussi choquante », écrit-il. En effet, le nombre de SDF a augmenté de 47 % depuis 2012, dont 16 % depuis 2017.

Ce sinistre social et humanitaire est le résultat d’un processus enclenché en 1971-1973, avec l’abandon par le président Richard Nixon du système de Bretton Woods, établi par Franklin Roosevelt à la fin de la guerre, et l’adoption des postulats du libre-échange britannique, ouvrant les marchés des devises et des matières premières à des spéculateurs sans foi ni loi. À l’époque, l’économiste américain Lyndon LaRouche avait prévenu que la substitution du « libéralisme » de Wall Street et de la City de Londres au système américain d’économie politique d’Alexander Hamilton, Abraham Lincoln et Franklin Roosevelt, allait entraîner un véritable pillage de l’économie réelle, et conduirait à une dépression mondiale et à une logique de guerre.

La Chine suit le chemin exactement inverse, avec 700 millions de personnes sorties de l’extrême pauvreté en 30 ans, et une politique d’équipement de l’homme et de la nature bénéficiant à une part de plus en plus importante du territoire et de la population. L’ironie est que parmi ses sources d’inspiration on trouve le New Deal de Roosevelt, Friedrich List, le fondateur du Zollverein, ainsi que la planification gaulliste. Elle peut aussi les trouver dans des périodes de développement économique très importantes qu’elle a connu dans sa longue histoire.

Alors, au lieu de passer notre temps à projeter sur la Chine nos propres vices et manquements, nous devrions plutôt y voir un miroir de ce que nous avons été et que nous ne sommes plus. C’est le premier pas pour sortir de l’ornière dans laquelle nous nous sommes laissés enfermer.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

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