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Du Russiagate au « Spygate » : tous les chemins mènent à Londres

La rédaction
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Nous vivons décidément une époque de bouleversements, qui ne sont pour l’instant qu’en gestation, en potentiel, mais dont les turbulences sont déjà titanesques. En Europe, les développements politiques en Italie laissent présager d’une crise pouvant achever définitivement cette fausse Europe qu’on a nommé l’Union Européenne et son euro, libérant enfin la place pour une Europe des patries et des peuples au service du progrès économique et de la justice sociale. De l’Asie vers l’Afrique, le vent des Nouvelles Routes de la soie, avec ses projets d’infrastructures de transports, d’eau et d’énergie, insuffle une nouvelle foi en l’avenir parmi les peuples et leurs dirigeants.

Aux États-Unis, la situation intérieure est en proie à des contractions dont l’ampleur annonce un accouchement imminent, bien qu’on ne puisse dire pour l’instant si le nouveau-né sera une Amérique libérée de ses démons ou un rejeton du complexe militaro-financier de Wall Street et de la City de Londres.

Qui sème le vent récolte la tempête

On pourrait se croire en plein film d’espionnage. Chaque jour ou presque apporte son lot de nouvelles révélations, exposant toujours plus le « cabinet noir » à l’oeuvre derrière le « Russiagate », c’est-à-dire cette tentative de putsch contre la présidence Trump menée à travers l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, et qui se retourne désormais contre ses auteurs (lire notre chronique du 29 sept 2017 les trois crimes du procureur très spécial Robert Mueller).

Vendredi 18 mai, le Washington Post et le New York Times ont révélé l’identité d’une source du FBI ayant infiltré l’équipe de campagne de Donald Trump. Il s’agit de Stefan Halper, un anglo-américain de 74 ans lié depuis longtemps à la famille Bush et aux réseaux ultra-corrompus de la CIA et du FBI ; on sait notamment qu’il avait joué un rôle similaire lors des élections présidentielles de 1980, espionnant l’équipe de campagne de Carter pour le compte de l’équipe Reagan-Bush.

Jolie cadeau aux étudiants ! Halper enseigne actuellement à l’Université de Cambridge, où il entretient des liens étroits avec Sir Richard Dearlove, l’ancien chef du MI6 (services secrets britanniques). Entre 2012 et 2018, le gouvernement américain lui a versé plus d’un million de dollars, dont 400 000 en 2016.

En 2016, Stefan Halper a cherché à entrer en contact avec des responsables subalternes de la campagne de Trump, comme Carter Page et George Papadopoulos, dans le but de récolter ou de créer des éléments dont le FBI pourrait ensuite se servir afin d’identifier des « traces » permettant de monter un dossier accusant l’équipe de Trump de collusion avec la Russie ; l’objectif étant d’empêcher son élection, puis de saboter sa présidence.

Cette révélation est dévastatrice pour les anciens patrons du renseignement américain de l’administration Obama, comme John Brennan (CIA) et James Comey (FBI), qui sont de plus en plus mis en cause ces derniers mois dans le montage du Russiagate, notamment pour avoir trompé la cour FISA délivrant les mandats pour la mise sous écoute de Trump. En effet, l’entrée en jeu de Halper remonte au moins à la mi- juillet 2016, moment où il a rencontré Carter Page pour la première fois lors d’un symposium à Cambridge (et où son ami Richard Dearlove était l’un des orateurs), ce qui contredit tout le narratif de Brennan, Comey et cie, prétendant que l’enquête du FBI n’a commencé qu’à la fin juillet.

Dimanche, Trump a annoncé son intention de demander au Département de la Justice (DOJ) d’ouvrir une enquête pour savoir « si oui ou non le FBI/DOJ a infiltré ou surveillé la campagne de Trump à des fins politiques », et si oui ou non l’administration Obama était dans le coup. Quelques heures plus tard, le procureur général adjoint Rod Rosenstein a chargé l’inspecteur général du DOJ d’ouvrir cette enquête, affirmant que si cela s’avérait vrai, ils prendraient « les dispositions nécessaires ».

Cela signifie que les personnes à haut niveau au sein des institutions américaines qui ont déployé Stefan Halper pourraient bientôt faire face à des poursuites pénales. Mercredi, Trump a tweeté : « Voyez comment les choses se retournent contre le Deep state criminel. Ils tentent de monter une fausse collusion avec la Russie (…), et finissent par se faire attraper dans un énorme scandale d’espionnage tel que notre pays n’en a peut-être jamais connu ».

Les commanditaires britanniques en ligne de mire

Une question brûle toutes les lèvres : « Qui a demandé à M. Halper de garder l’oeil sur des responsables de la campagne de Trump, et quand et pourquoi ? » comme le demande le Wall Street Journal du 22 mai. Le journaliste George Neumayr écrit dans The Spectator : « Il reste de nombreuses questions sans réponses sur le déploiement de Halper, sur ce qui l’a amené à être impliqué, l’étendue des informations fournies, et si son interaction en juillet 2016 a été commanditée par le FBI ou par une autre agence de renseignement ».

Stefan Halper, précisons-le, a fait savoir qu’il redoutait une présidence Trump car « cela pourrait porter préjudice à la relation spéciale entre les États-Unis et la Grande-Bretagne ». L’implication de ce personnage évoluant dans des milieux très proches des services secrets britanniques ne peut que renforcer le soupçon de l’ingérence britannique, déjà fortement suggéré par l’implication de l’ancien agent du MI6 Christopher Steele, l’homme qui a monté le « dossier Steele » contre Trump et les Russes pour le compte du clan Obama-Clinton, du FBI et du DOJ.

Le sénateur républicain Rand Paul a de son côté publiquement mis en cause la nouvelle directrice de la CIA, Gina Haspel, qui a nié que la CIA ait travaillé avec les renseignements britanniques : « Gina Haspel dément catégoriquement le fait que la CIA ait obtenu des informations de la part des services britanniques », a-t-il écrit sur son compte twitter le 20 mai, ajoutant : « Je ne suis pas sûr d’y croire ». Paul dit s’attendre à ce que pour défendre son prédécesseur John Brennan et les autres personnalités impliquées, Gina Haspel ne finisse par admettre que des informations ont bien été communiquées par les services britanniques mais que cela est arrivé « par accident ».

« Gina Haspel est une acolyte de John Brennan », a déclaré Doug Stafford, le conseiller stratégique de Rand Paul au média Gateway Pundit. « Brennan est un opposant déclaré du président Trump. Il fait partie du Deep State qui s’oppose au président et œuvre contre lui. Elle ne devrait pas être en charge de la CIA ». Ajoutons que Haspel était justement à la tête de la section de la CIA à Londres en 2016, c’est-à-dire à l’époque où cette opération d’espionnage a été lancée.

Dans une tribune publiée sur le site antiwar.com, Justin Raimondo écrit : « la tromperie du Russiagate compte de nombreux acteurs, jouant des rôles de provocateurs et d’informateurs, mais il s’agit à l’origine d’une production britannique, Halper et Steele se trouvant au centre de cela. Les fidèles d’Obama au sein du FBI, du Département de la Justice et de la CIA, ont été de connivence avec les Britanniques afin de faire passer le nouveau président pour un agent russe ».

« Les Britanniques, en particulier, n’ont jamais hésité à interférer dans notre politique intérieure dès qu’ils estimaient que cela pouvait servir leurs intérêts », conclu Raimondo. « C’est ce qui s’est passé lors des deux guerres mondiales, et c’est ce qui se passe aujourd’hui. Si nous remontons la piste de la fraude du Russiagate et de la campagne visant à détrôner Donald J. Trump, tous les chemins mènent à Londres ».

L’affaire est à suivre. Il est certain que de nouvelles révélations vont apparaître très vite à la lumière. Michael Caputo, l’un des anciens dirigeants de la campagne de Trump, a affirmé dans The American Thinker : « [Stefan Halper] n’est pas la seule personne qui s’est immiscée dans la campagne. Je le sais car ils sont venus vers moi, et je suis en train de voir avec mon avocat pour révéler cela au public. Ce n’est que le début ».

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  • BONIN Stéphane • 30/05/2018 - 19:54

    Nouvelles révélations....................que nos merdias à nous ne révèleront surtout pas, comme par hasard ! Etrange que personne ne comprennent que les accusations récurrentes contre Trump sont bidons...................vu qu’ un tel dossier, s’ il était vrai, aurait déjà du le faire tomber depuis longtemps ! C’ est pourtant facile de comprendre ça................sauf pour un peuple décervelé !

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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