Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

14 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 2] Lire 14 décembre - Non à la « normalisation » (comprenez braquage) de la Caisse des dépôts ! Lire 14 décembre - Vidéo : François Gervais - l’urgence climatique est un leurre Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Affaire Skripal : la responsabilité britannique, une explication très "plausible"

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Nous assistons à une dangereuse escalade de la Grande-Bretagne contre la Russie, accusée sans preuves d’avoir essayé d’assassiner l’ex-espion russe Sergueï Skripal à Salisbury le 4 mars. Theresa May tente de mobiliser ses alliés, mettant la pression sur les gouvernements européens, sur les États-Unis et sur les pays du Commonwealth, en reprenant pour cela la rhétorique de la défense de « nos valeurs », utilisée contre le terrorisme djihadiste. Depuis quand défend-on « nos valeurs » en créant les conditions de la troisième guerre mondiale, se demande-t-on ?

Le front désuni de Theresa May

En dépit du fort appui médiatique dont bénéficie cette opération depuis deux semaines, l’hystérie britannique est loin d’emporter l’unanimité. En Europe, si la majorité des pays se sont pliés en renvoyant des diplomates russes, les dissonances sont nombreuses : le chancelier autrichien Sébastian Kurz a exclu toute expulsion et exprimé sa volonté de maintenir le dialogue avec la Russie. « Des expulsions seraient contraires à la tradition de pays neutre et de ‘pont entre l’Est et l’Ouest’ de l’Autriche », a-t-il déclaré aux médias le 27 mars.

La Grèce, la Slovaquie, le Luxembourg, Chypre, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie et Malte ont annoncé leur intention de ne pas expulser de diplomates. La Suisse et le Portugal n’ont toujours pas pris de décision. L’Italie a expulsé deux diplomates russes, mais le Premier ministre Paolo Gentiloni est sur le départ, et la coalition gouvernementale qui s’apprête à prendre le pouvoir sera sans doute bien plus réticente à persister dans cette logique anti-russe. Mercredi, l’Allemagne a pris soin de mettre de l’eau dans son vin, en déclarant que les quatre diplomates sommés de quitter le pays pourront être remplacés.

La Turquie et le Japon rejettent toute expulsion. Israël a choisi de prendre ses distances avec cette opération afin de préserver la coopération bilatérale en matière de sécurité nationale, comme l’a expliqué à Sputnik l’ex-ambassadeur israélien à Moscou Zvi Magen. La Nouvelle-Zélande, qui fait pourtant partie des « Five Eyes » (l’alliance des services de renseignement des États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie, le Canada et la Nouvelle Zélande), a déclaré qu’elle n’avait pas trouvé d’espions russes à expulser, démontrant ainsi que tout le Commonwealth britannique n’a pas perdu le sens de l’humour...

La Chine, par la voix du ministère des Affaires étrangères, a déclaré qu’elle « s’oppose fermement à toute utilisation d’armes chimiques », mais qu’elle estime que dans ce cas « il faudrait agir sur la base des faits et à travers un dialogue entre la Russie et le Royaume-Uni » . « Nous pensons que les pays concernés devraient abandonner la mentalité de guerre froide et sortir de cette logique de confrontation, afin de garantir la paix globale et la stabilité », a affirmé la porte-parole du ministère.

Les faucons montent le ton

Publié mercredi, le nouveau mémorandum pour la stratégie de sécurité nationale britannique représente un appel quasi-explicite à une nouvelle guerre froide contre la Russie : « Au cours de l’année écoulée au Royaume-Uni, nous avons été témoins d’attentats terroristes épouvantables à Londres et à Manchester », écrit Theresa May dans l’introduction ; « mais aussi d’un acte d’agression effronté dans les rues de Salisbury : une tentative de meurtre avec une arme chimique illégale, ce qui équivaut à un usage illégal de la force contre le Royaume-Uni ».

« L’utilisation aveugle et téméraire d’un agent neurotoxique de qualité militaire sur le sol britannique est un cas d’usage illégal de la force par l’État russe », lit-on ensuite dans le corps du mémorandum. « Cette action s’inscrit dans un modèle bien défini d’agression de l’État russe. Avec l’annexion illégale de la Crimée par la Russie, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale une nation souveraine s’est emparée par la force d’un territoire d’une autre nation en Europe. La Russie a fomenté le conflit dans le Donbass et soutenu le régime d’Assad, y compris lorsque le régime a délibérément ignoré son obligation de cesser d’utiliser des armes chimiques. La Russie a également violé l’espace aérien national des pays européens et a organisé une campagne soutenue de cyberespionnage et de perturbation, y compris l’ingérence dans les élections ».

De son côté, le chef du Pentagone Jim Mattis n’a pas hésité à attribuer l’entière responsabilité de la « tentative de meurtre » contre Skripal au président russe Valdimir Poutine. Mattis a déclaré mardi qu’il pense que « l’objectif de la Russie est de briser l’OTAN et d’interférer avec les démocraties occidentales, y compris par l’ingérence dans les élections ».

La Russie riposte

Face à cette escalade, le ministère des Affaires étrangères russe a publié mercredi un communiqué soulignant — non sans ironie –, que « les autorités britanniques démontrent systématiquement leur incapacité à assurer la sécurité des citoyens russes sur leur territoire », en citant pour exemples l’ex-agent russe Litvinenko, mort empoisonné en 2006, le décès inexpliqué des hommes d’affaires Badri Patarkatsichvili et Alexandre Perepelitchny, le « suicide » mystérieux de Boris Berezovski, la strangulation de son partenaire d’affaires Nikolaï Glouchkov et enfin l’attentat qui vient de viser Sergueï et Ioulia Skripal.

« Dans ce dernier cas, Londres a négligé toutes les normes du droit international, de l’éthique et simplement du bon sens », affirme le communiqué. « Nous attendons de Londres une coopération concrète (…). Le comportement des autorités britanniques suscite bien des questions. La population britannique elle-même est tenue dans l’ignorance concernant les éléments-clés de cet incident (…) ».

Et de conclure : « L’analyse de toutes les circonstances témoigne de la réticence des autorités britanniques à découvrir les véritables motifs et à identifier les coupables du crime de Salisbury, et prête à penser à une éventuelle implication des renseignements britanniques. Si la Russie ne recevait pas de preuves tangibles du contraire, nous estimerions avoir affaire à une tentative d’homicide contre nos concitoyens suite à la plus grande provocation politique de l’histoire récente ».

Enfin, la cerise sur le gâteau : en réponse au ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, qui a récemment comparé la Coupe du Monde 2018 en Russie avec les Jeux olympiques de 1936 de Berlin, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a présenté jeudi la liste des hauts fonctionnaires et autres Lords britanniques qui avaient assisté aux Jeux olympiques en question, entretenant ainsi des contacts avec les officiels du régime nazi.

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Skripal & Novichok : après le Fake news, le Fake gaz ?

18 mars
Actualité
Skripal & Novichok : après le Fake news, le Fake gaz ?

Ancien ambassadeur britannique : la prétendue attaque russe au « Novichok » est une fraude

16 mars
Actualité
Ancien ambassadeur britannique : la prétendue attaque russe au « Novichok » est une fraude

Skripal, l’ex-agent russe empoisonné : à qui profite le crime ?

16 mars
Chroniques stratégiques
Skripal, l’ex-agent russe empoisonné : à qui profite le crime ?

Empoisonné de Salisbury : un scénario James Bond made in England ?

15 mars
Chroniques stratégiques
Empoisonné de Salisbury : un scénario James Bond made in England ?

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard