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Les États-désunis d’Amérique mettent le monde au bord du gouffre

La rédaction
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Il y a le chiffon rouge agité par les médias, focalisant l’attention du public sur la personne du « fou » Donald Trump. Et il y a la réalité d’une situation interne américaine tiraillée en tous sens.

L’administration Trump, qui a été portée au pouvoir pour sortir de la logique de confrontation vis-à-vis de la Russie et de la Chine, ne dispose malheureusement pas des « hommes de caractère » (ou des femmes de caractère), pour reprendre l’expression du général de Gaulle, capables de faire front aux puissances d’argent et aux va-t-en guerres néo-conservateurs.

Le comportement presque schizophrénique du Secrétaire d’État Rex Tillerson, la semaine dernière, est emblématique de cette division, et du danger que cela pose pour le monde. Lors d’une conférence organisée par le Hoover Institute mercredi, Tillerson a tenu un discours très provocateur à propos de la Syrie, sur une ligne tout à fait néo-conservatrice, accusant même Bashar el-Assad de soutenir en sous-main Al Qaida, et affirmant que les troupes américaines resteraient là-bas pour une période « indéfinie ». Ce qui, soit dit en passant, est illégal, tant du point de vue du droit international que de la loi américaine.

Puis, dans l’avion qui le ramenait ensuite à Washington, Tillerson a fait, aux journalistes qui l’accompagnaient, des remarques tout à fait différentes. Questionné sur la Russie, il a déclaré : « Nous souhaitons voir une Syrie entière et unifiée. Même si les Russes prétendent parfois que nous tentons de diviser la Syrie, ce n’est pas le cas. Nous voulons une Syrie entière et unifiée. Nous voulons une Syrie stable, libérée du terrorisme, et la Russie a le même objectif ». Quant à savoir si les États-Unis s’engageront dans une politique de « changement de régime », il a assuré que « non, nous avons été très clairs sur le fait que nous n’étions pas là pour confronter de quelque façon que ce soit le régime. Nous ne sommes pas là non plus pour confronter l’Iran. Nous sommes là pour vaincre Daech ». Le Secrétaire d’État a même démenti l’intention de former une force armée de 30.000 hommes dans le Nord-Est de la Syrie, s’inscrivant ouvertement en faux par rapport aux commandants militaires qui en avaient fait l’annonce depuis Bagdad.

De son côté, le Secrétaire de la Défense James Mattis a bel et bien désigné la Russie et la Chine comme les principales menaces stratégiques pour les États-Unis. Devant le John Hopkins SAIS Institute à Washington, il a déclaré : « Nous allons poursuivre notre effort contre les terroristes, mais c’est la compétition entre les grandes puissances – et non le terrorisme – qui est désormais l’objectif principal de la sécurité nationale des États-Unis. Nous sommes confrontés à la menace croissante de puissances révisionnistes aussi différentes que la Chine et la Russie, des nations qui cherchent à créer un monde conforme à leur modèles autoritaires, à exercer leur droit de veto sur les décisions économiques, diplomatiques et sécuritaires d’autres nations ». Vous avez dit « faites ce que je dis, pas ce que je fais » ?

Le choix d’une frappe nucléaire contre la Corée du Nord a-t-il été pris ?

Le journal chinois Global Times fait remarquer que, dans le contexte du « frémissement » de réduction des tensions dans la péninsule coréenne, suite à la reprise du dialogue entre les deux Corées, la fausse alerte nucléaire survenue à Hawaï le 13 janvier pourrait avoir des implications dépassant la simple erreur humaine : « Pour certains observateurs, cela peut même être interprété comme un signal montrant que les États-Unis sont prêts au pire scénario : une véritable guerre contre la Corée du Nord », écrit le journaliste Liu Lulu.

L’article évoque ensuite un certain nombre d’autres signes, comme un exercice militaire américano-japonais en cours en Californie, et surtout la réunion du 16 janvier à Vancouver, sur la crise coréenne, qui a réuni les ministres des Affaires étrangères des pays qui avaient fait partie de l’alliance avec les États-Unis au cours de la guerre de Corée de 1950-1953. « Tous ces événements suggèrent que les États-Unis ont peut-être déjà élaboré un plan militaire complet pour la Corée du Nord ». La solution au problème est de garantir à Pyongyang un sentiment de sécurité. « Mais rien n’indique que les États-Unis soient prêts à diminuer leur pression militaire sur la Corée du Nord », écrit Lulu.

Stephen Cohen : « les Démocrates devraient soutenir les instincts pro-détente de Trump »

Le professeur Stephen Cohen, universitaire américain spécialiste de la Russie soviétique, a écrit une tribune, publiée par le journal américain progressiste The Nation, ainsi que par RT, dans laquelle il pointe du doigt le jeu dangereux des Démocrates, avec ce titre sentencieux : « Les Démocrates répudient l’héritage de Franklin Roosevelt de détente avec la Russie ». « Considérez… le danger existentiel et réel que représente la guerre nucléaire ; comme Reagan l’avait sagement compris, elle ne peut être gagnée et ne doit donc jamais être engagée. Et songez aux fausses alertes de missiles nucléaires récemment lancés à Hawaï et au Japon. Face à cela, tout Parti démocrate digne de ce nom devrait apporter son soutien aux instincts pro-détente de Trump ».

Cohen estime qu’en qualifiant tout contact supposé avec le Kremlin de crime contre les États-Unis, et en diabolisant la Russie elle-même ; les Démocrates actuels se font les vecteurs d’une nouvelle guerre froide, plus périlleuse que la précédente. « Roosevelt était le père de la détente », écrit-t-il. Selon lui, Eisenhower, Nixon et Reagan avaient en leurs temps tenté de poursuivre cet effort de détente. Mais la guerre froide actuelle a été « provoquée en grande mesure par le Parti démocrate », depuis la politique du « winner takes all » — le gagnant prend tout — de l’administration Clinton jusqu’au refus du président Obama de coopérer avec la Russie dans la lutte contre le terrorisme, en passant par son rôle dans le coup d’État de 2014 en Ukraine, et « le rôle encore obscur des responsables du renseignement d’Obama, et pas seulement ceux du FBI, dans l’instigation du ‘Russiagate’ contre Donald Trump dès le début de l’année 2016 ».

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  • BONIN Stéphane • 23/01/2018 - 13:18

    Les USA, un pays de près de 250 ans d’ histoire...............de guerres permanentes

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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