X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégique

Pourquoi la City et Wall Street sont nos ennemis

Un krach financier plus destructeur que celui de 2008, des actes de guerre et de terrorisme d’une violence sans précédent... Quelle est la véritable nature de cet ennemi que Jacques Cheminade et notre ami américain Lyndon LaRouche combattent depuis longtemps ? C’est à cette question que ce dossier s’efforce de répondre.

JPEG - 195 ko
Armoiries de la City de Londres : « Seigneur, guidez-nous ».

Pourquoi la City et Wall Street sont nos ennemis

Depuis la fin des années 90, notre monde connaît une situation hors du commun. Elle a été minutieusement décrite par l’économiste François Morin dans son livre L’hydre mondiale, l’oligopole bancaire (Lux Editeur, 2015). Car si, par le passé, le banquier de tel ou tel roi, empereur, président ou pape a joué un rôle important dans l’histoire, aujourd’hui c’est un véritable « oligopole bancaire » de vingt-huit banques qui impose sa loi, non pas à quelques-uns, mais à l’immense majorité des gouvernements occidentaux. Comme l’écrivait le quotidien britannique The Guardian :

L’industrie de la finance n’est plus une perversion du système, elle est le système.

Histoire d’un oligopole

Après la libéralisation de la sphère financière amorcée dans les années 70, ayant ouvert les mouvements de capitaux et confié aux marchés – et non plus aux États – le rôle de déterminer les taux de change ou d’intérêts, la globalisation des marchés se généralise vers le milieu des années 90. Les plus grandes banques s’adaptent alors à ce nouvel espace d’échanges, en fusionnant et en se restructurant.

JPEG - 38.7 ko
Exemple de la concentration bancaire aux Etats-Unis. En trois décennies, depuis l’abrogation de Glass-Steagall, ce qui était à l’origine 37 banques, a fusionné pour devenir 4 mastodontes trop gros pour faire faillite. Libéralisme ?
Crédit : Realities Watch

Les conditions d’émergence d’un oligopole à l’échelle mondiale sont ainsi réunies. Celui-ci va très vite se coordonner à l’échelle internationale et devenir gigantesque : bien que l’on compte toujours 40 000 banques dans le monde, au sommet, seules 28 mènent la danse (0,0007 %) ! En 2012, la somme de leurs bilans (50 341 milliards de dollars) était supérieure à la dette publique mondiale (48 957 milliards de dollars pour 200 États) !

Reconnaissant qu’elles pourraient provoquer une nouvelle crise, le G20 de Cannes de 2011 déclare ces 28 banques, ainsi que 9 assureurs [1], « systémiques ». Car, autant par leur taille que par l’étendue des liens entre elles, la faillite d’une seule d’entre elles peut entraîner la chute de toutes ! Sans être complotiste, Morin constate que cette position oligopolistique leur confère de fait le pouvoir politique exubérant d’un gouvernement mondial non élu.

L’escroquerie des produits financiers dérivés

Et elles en abusent. Avec la dérégulation financière, ces banques obtiennent le droit d’inventer et de vendre des « dérivés » : en résumé, il s’agit de produits d’assurance dont certains sont très spéculatifs. Déjà lors des élections présidentielles de 1995, Jacques Cheminade avait averti qu’il s’agissait là d’une « bombe H financière ». [2]

PNG - 41.8 ko

En 2007, ce sont les dérivés qui sont à l’origine de la crise dont nous subissons encore les conséquences à ce jour. Or, sur les 28 banques systémiques, seules 14 fabriquent ces produits dont l’encours notionnel (le montant des valeurs assurées) atteint... 710 000 milliards de dollars, soit un peu plus de 10 fois le PIB mondial, alors que 10 d’entre elles gèrent 80 % des transactions de change !

A cela s’ajoute, comme les enquêtes le démontrent, que 11 d’entre elles (Bank of America, BNP-Paribas, Barclays, Citigroup, Crédit suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, JP Morgan Chase, Royal Bank of Scotland et UBS) ont arrangé systématiquement des « ententes en bande organisée » pour manipuler le marché des changes ou le Libor (taux d’intérêt interbancaire de référence établi à Londres).

Pourquoi la City de Londres et Wall Street ?

JPEG - 17.8 ko
Vieille bourse d’Amsterdam au XVIIe siècle.

L’oligopole bancaire incarne-t-il la « finance anglo-saxonne » ? Pas tout à fait, puisque parmi ces 28 banques, 16 sont européennes, 8 américaines, 3 japonaises et 1 chinoise.

Et si elles ont élu domicile à la City de Londres et Wall Street, c’est avant tout pour des raisons stratégiques.

Bien plus vieux que nos Etats, les centres décisionnels des empires financiers et les bourses ont su se métamorphoser en se portant là où ils avaient décidé d’écrire l’histoire. En se déplaçant de Babylone à la City de Londres, en passant par Delphes, Rome, Venise, Gênes, Bruges, Anvers, Lyon, Genève et Amsterdam, l’oligarchie financière a su s’imposer à toute l’Europe à travers son histoire, avant de s’implanter à Wall Street, aux États-Unis. Si au Moyen-âge, Venise était le centre du monde, Londres, situé géographiquement entre l’ancien et le Nouveau monde, prendra cette place.

L’oligopole bancaire d’aujourd’hui vit des incomparables avantages de la City de Londres. Véritable État dans l’État, disposant d’un maire élu par les banques et d’un représentant non élu au Parlement, la City of London Corporation est elle-même un paradis fiscal et la maison mère des paradis fiscaux créés à la fin des années 50 par Londres, sur les innombrables îles de l’Empire britannique (îles anglo-normandes, Caïman, îles vierges britanniques, etc.).

JPEG - 103.7 ko
Le Lord Mayor de la City. A ne pas confondre avec le maire de Londres...

Disposant d’une juridiction du secret, ils permettent, en toute légalité bien que hors de la loi des États, une « optimisation » (évasion) fiscale évaluée à au moins 3100 milliards de dollars par an. A cela s’ajoutent 1000 milliards de dollars en contrats d’armes et de drogue, sans oublier le terrorisme.

Alors que l’UE, au nom de l’ordo-libéralisme, fustige les positions monopolistiques des cartels et prétend œuvrer pour une concurrence « libre » et « non-faussée », la Commission européenne, infiltrée de haut en bas par des hauts fonctionnaires du Commonwealth et vivant en symbiose avec près de 50 000 lobbyistes installés à Bruxelles, s’est toujours refusée à s’attaquer à la City. Pour peser face à la Chine et aux États-Unis, mieux vaut avoir les Anglais avec nous, dit-on aux naïfs.

La succursale américaine

JPEG - 18.7 ko
25 €, 362 pages, l’Harmattan
2012. Frais d’envoi : 5 € (+ 3 € par
exemplaire supplémentaire). Pour
commander, cliquer ICI ou tél : 01 76 69 14 50

Toute l’histoire des Etats-Unis se résume à une confrontation brutale entre une jeune nation et Wall Street, où les intérêts esclavagistes pro-britanniques ont élu domicile et finissent par triompher. Ils obtiennent même la suppression de la Banque nationale américaine, à laquelle ils substituent en 1912 un syndicat de banques privées, la Réserve fédérale, modelé sur la banque d’Angleterre, elle-même modelée sur la Banque d’Amsterdam… Plus british que les British, Wall Street, qui dispose de ses propres paradis fiscaux (Panama, Etat du Delaware, etc.) siphonnera les capitaux du monde entier.

Le cabinet d’avocats Sullivan & Cromwell (S&C), bras juridique des familles Morgan et Rockefeller, inventera et généralisera le concept des « sociétés holdings » si précieux à l’évasion fiscale et se spécialisera dans les fusions-acquisitions.

Deux de ses avocats, les frères Allen et John Foster Dulles, le premier à la tête de la CIA, le second comme ministre des Affaires étrangères d’Eisenhower, feront des États-Unis la plus grande machine militaire du monde, mise au service de l’oligopole bancaire.

Et lorsqu’en 2008, la faillite de Lehman Brothers menace de précipiter le géant américain AIG, un assureur « systémique », vers la faillite, Alan Greenspan, le patron de la Fed, décroche son téléphone pour appeler Henry Rodgin Cohen, le président de S&C. Nul autre que lui ne peut mieux « dénouer » les géants bancaires en difficulté. Et pour cause, il en a été l’architecte !

Servitude volontaire

Certains nous disent qu’il suffirait de sortir de l’OTAN, de l’euro et de l’Union européenne pour retrouver des lendemains qui chantent.

Ils oublient de préciser que la « servitude volontaire » de la France à ces trois entités ne fut autre qu’une servitude à cet oligopole bancaire installé à Londres et à Wall Street, une soumission que le candidat Jacques Cheminade fut le seul à dénoncer, notamment lors de sa campagne présidentielle de 2012. A vous de vous engager aujourd’hui à ses côtés !

Bibliographie :


[1Il s’agit de : Allianz, AIG, Aviva, AXA, Generali, MetLife, Ping An, Prudential Financial et Prudential plc.

[2Voir 1995-2012 : le combat de Jacques Cheminade contre le péril financier, vidéo, jacquescheminade.fr

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard