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Avant-propos de Jacques Cheminade

La rédaction
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Jacques Cheminade

Mon ami Lyndon LaRouche est l’homme politique américain le plus controversé et le plus diffamé de notre temps et, sans doute, de tous les temps : ceux qui ne l’ont ni lu, ni entendu, ni connu ne sont pas les moins acharnés. Ils répètent le plus souvent des segments de phrase colportés par ses ennemis ou le contenu de rapports qui leur ont été fournis par des « experts » toujours intéressés.

Notre objectif, ici, est de permettre aux lecteurs de langue française de juger sur pièces. En même temps, ils se familiariseront avec une conception de l’économie qui permet de faire face à l’horreur financière, par des actes et un engagement politiques, non par des mots demeurant nécessairement vains.

Il est en effet particulièrement important qu’un homme prenne le parti de dénoncer toute conception de la valeur fondée sur des critères étrangers à l’homme – terre, profit financier ou marché, travail brut, information, etc. – et refonde du même élan les éléments d’une économie physique basée, elle, sur les pouvoirs créateurs propres aux êtres humains.

Alors, vous voulez tout savoir sur l’économie ? nous interpelle à l’américaine, sans façons ni manières inutiles. Celui qui vous parle a payé de cinq ans de prison sa hardiesse qui le fit défier, aux Etats-Unis, les modernes « dieux de l’Olympe ». Ces tristes dieux, au moment où ce livre a été écrit, se nommaient Margaret Thatcher, François Mitterrand, et George Bush. L’Olympe était – et demeure – la grande maison de l’oligarchie financière.

Il s’agit donc ici d’un effort pour faire face, au nom de la passion de comprendre, de créer et d’entreprendre, et de la volonté de faire partager ce qu’elle permet de découvrir.

Encore un mot. Une immense majorité de Français tiennent leur formation « économique » du manuel de Raymond Barre. Certes, chacun affirme ses positions de « droite » ou de « gauche », mais le plus grand nombre, dans notre nomenklatura, admet les principes de base dont part ce manuel, auxquels il a été soumis et qu’il a dû répéter pour réussir ses examens et ses concours, c’est-à-dire sa carrière.

Or M. Barre, qui n’est pas une exception mais a le mérite d’être le plus cohérent de son espèce, part d’une conception selon laquelle « l’activité humaine présente un aspect économique lorsqu’il y a lutte contre la rareté ». Dans L’objet de la science économique, il décrit l’homme comme une somme algébrique de plaisirs et de douleurs : « Tout homme a des besoins, c’est-à-dire des désirs de disposer de moyens capables de prévenir ou de faire cesser des sensations de peine ou d’insatisfaction, ou de moyens aptes à provoquer et à accroître des sensations agréables. »

Dans cet univers fragmenté en individus hétérogènes (« le besoin varie d’un individu à l’autre »), les « désirs » précèdent la raison, les connaissances humaines et leurs créations. L’homme se trouve ainsi réduit à un animal domestiqué qui ne respecte les règles de la vie sociale que par intérêt. Les ressources, n’étant que celles de l’univers matériel, sont nécessairement rares et la « science économique » est donc la science de l’administration de cette rareté. Cette science est ainsi par définition amorale : « La science économique étudie les relations entre les fins de l’activité humaine et les moyens utilisés, mais elle est neutre à l’égard des fins. »

Tout LaRouche est une insurrection contre cette conception pessimiste de l’homme qui, en ne partant pas de ses pouvoirs créateurs, le réduit à un pion comptable.

La conception du Barre et de ses épigones – de « droite » ou de « gauche » – ne peut pas rendre compte de l’histoire de l’homme, marquée d’inventions, de percées technologiques qui lui ont toujours permis de briser les limites d’un « état de choses » existant et d’accroître son potentiel de densité démographique, de croître et de se multiplier.

Pire encore, cette conception est en accord avec un monde de ressources fixes, limitées, que les hommes se disputent, et conduit donc fatalement au chaos ou à la lutte de tous contre tous, à l’effondrement et, finalement, aux crimes des idéologies du sol, du sang et de la race.

Certes, M. Barre ne peut en aucun cas être soupçonné de le vouloir, mais force est de reconnaître que sa conception du monde et de l’économie n’est pas de nature à l’empêcher. Hélas, cette conception du monde rencontre l’adhésion, consciente ou inconsciente, de l’immense majorité de nos élites et de celles qui partout promeuvent la mondialisation, à Davos ou ailleurs.

Alors, vous voulez tout savoir sur l’économie ? nous pose sa question insistante et irritante. Il est temps de commencer, de partir du bon pas de la création humaine partagée, en sachant que lire ce texte, c’est prendre le risque de changer, de se transformer, de passer à un autre ordre de compréhension. C’est-à-dire de faire quelque chose d’interdit et d’impossible dans l’univers de M. Barre ou de tous ceux qui portent aujourd’hui livrée d’« économistes ».

Lisez, circulez, il y a quelque chose à voir.

Jacques Cheminade
Paris, le 25 juin 1998

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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