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En bref, au sujet de l’inflation

La rédaction
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Au premier abord, il existe deux types d’inflation : l’inflation par les coûts et l’inflation monétaire. La première est l’inflation considérée comme une augmentation des coûts au sein du processus de production des biens physiques ; la seconde comme une hausse des prix sans rapport avec les changements des coûts de production de ces biens.

Dans l’hypothèse de notre entreprise agro-industrielle consolidée, l’inflation monétaire se produirait lorsque les prix des biens physiques augmentent sans que change la répartition entre les différentes activités professionnelles des membres de la population active. Si la hausse des prix n’excède pas l’augmentation des coûts unitaires déterminée par un changement de la composition de la force de travail, cette hausse des prix est censée être causée par celle des coûts et l’on se trouverait alors face à une inflation par les coûts.

En fait, de tels « cas d’école », survenant indépendamment l’un de l’autre, n’existent pas dans le monde réel. Dans le monde réel, ce qui tend par nature vers l’inflation monétaire cause une inflation par les coûts, et ce qui tend naturellement vers l’inflation par les coûts cause l’inflation monétaire, ou un choc déflationniste. [C’est précisément le cas de la situation actuelle en Europe, où il se produit une déflation depuis le début des années 80, bien que le prix des valeurs mobilières et des titres financiers s’accroisse, faute d’investissement et de consommation de biens physiques, NdT]

Ce point crucial constitue une question que nous avons déjà abordée. Nous l’examinons ici sous un nouvel éclairage.

L’argent mis en circulation ou ses substituts (tels que les effets négociables ou le crédit mobilisable sous forme de titres de paiement ou de créances convertibles), va bien quelque part, et apparaît au bout du compte comme une créance sur une richesse tangible ou du travail. Par exemple, le paiement en monnaie de gains obtenus par l’usure financière ou provenant de la rente foncière, rentre dans la catégorie des Gaspillages au sein des Frais Généraux. Il va dans les mains du bénéficiaire, en échange de rien. Il n’y a pas d’« échange » ; il y a simplement une prise. L’obligation de payer de telles créances, par la production et la distribution de biens physiques, par du travail payé ou par d’autres moyens, constitue une taxe implicitement ajoutée au prix de tous les biens. Les coûts augmentent en conséquence ; cette pression mise sur les coûts pousse les prix à la hausse. L’économie paye plus pour sa production totale, et ne reçoit rien en échange. C’est l’inflation. Cependant, quelqu’un reçoit cet argent et le présente, quelque part, sous forme de créance sur une richesse tangible ou un travail.

Pire encore, il est probable que cet argent sera remis en circulation et servira de base à de nouvelles opérations usurières, à de nouveaux paiements de rentes foncières, et ainsi de suite. Comme un cancer, l’usure occupe une place de plus en plus grande au sein de l’économie et pompe des parts croissantes du revenu monétaire que l’économie engendre. Ceci fait chuter les achats de biens physiques et de services : ce type de cancer, si on le laisse se développer, tend à mener vers une stagnation combinée avec de l’inflation. Il y a quelques années, quelques petits malins ont forgé le mot « stagflation » pour désigner ce processus. Aujourd’hui, les sommes d’argent détenues par les usuriers s’accroissent toujours davantage, et la croissance de la part qu’ils extorquent augmente de plus en plus rapidement par rapport au flux monétaire total de l’économie. L’inflation s’accroît.

Une bulle est alimentée par les usuriers spéculant sur la rente foncière. Les loyers augmentent, reflétant l’accroissement de la part de la rente foncière. Le marché immobilier, gouverné par les rendements, fait grimper le prix des terrains à bâtir. L’industrie, incapable de supporter ces augmentations du coût de la rente foncière, déménage. Les ménages à revenus moyens déménagent également, laissant la place aux très pauvres et aux très riches. Le coût des salaires explose dans la région touchée, le coût de la rente foncière à couvrir devenant de plus en plus lourd par rapport au loyer d’origine. Les industries et leurs employés partent alors encore plus rapidement. Les seules qui restent sont celles qui font des profits élevées en sous-payant les pauvres.

L’argent de l’usure rachète des pans toujours plus grands de l’économie, pendant que les ménages employés dans l’usure et les entreprises de l’usure, consomment de plus grandes quantités de biens physiques et des portions Economiques des Frais Généraux. Ainsi, la structure des processus sociaux et productifs de l’économie se trouvent bouleversées. Les parts relatives des diverses composantes du Revenu National changent du tout au tout. L’inflation prend la forme d’une inflation par les coûts.

Quelqu’un répand alors la rumeur selon laquelle « un taux de croissance trop rapide provoque l’inflation ». Il pourra même produire des tableaux et des graphiques pour étayer son argumentation. C’est une totale ineptie. Naturellement, si le cancer de l’usure (et tout ce qui constitue du Gaspillage dans les Frais Généraux) a atteint le niveau à partir duquel sa part dans la croissance de la masse monétaire augmente par rapport à celle du reste de l’économie, l’expansion monétaire alimentera les Gaspillages plus rapidement que les autres aspects de l’économie. Dans ces conditions, les efforts mis à stimuler la croissance réelle correspondront fatalement à une augmentation du taux d’inflation.

Imaginez maintenant qu’une bande d’assassins se cache le long d’une route entre deux villes, attaquant et tuant nombre de voyageurs sur cette route. Dans de telles conditions, que dirait-on de l’expert qui se vanterait d’avoir la preuve statistique que l’accroissement du taux de mortalité dans les deux villes est dû aux déplacements entre l’une et l’autre ?

Les méthodes pour traiter l’inflation sont :

1. promouvoir un taux élevé de progrès technologique dans une production de biens physiques en accroissement ;

2. n’autoriser l’accroissement d’émission monétaire que pour des prêts aux catégories d’investissements appropriées, telles que nous l’avons indiqué plus haut ;

3. taxer les revenus de l’usure et les postes de Gaspillage dans les Frais Généraux, jusqu’à provoquer leur disparition.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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