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La culture classique, c’est ce qui est révolutionnaire !

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Rembrandt : Philosophe en méditation (Louvre)
Le défi pour les artistes d’aujourd’hui : une culture vraie, belle, qui fasse penser et sortir de la prison des sens et de l’éternel présent. (Crédit photo : RMN)

Ce qui convient à l’enfant, ce n’est pas lui [l’éducateur], mais bien la puissance accumulée de tout ce que les hommes ont jamais senti, éprouvé et pensé.

Du type d’économie que se donne une société humaine dépend l’asservissement physique ou non de ses membres.

De même, du type de culture dont elle se dote dépend l’asservissement moral ou non des personnes qui la constituent. L’histoire regorge ainsi d’exemples où des individus physiquement asservis mais possédant une haute culture ont conservé leur liberté morale, alors que d’autres formellement libres étaient moralement asservis.

Quand la culture apporte une identité morale et intellectuelle forte, on peut parier sur la capacité de cette société à vaincre toutes les formes d’oppression.

A l’inverse, la société formellement libre mais moralement asservie se condamne à l’autodestruction. Notre monde s’inscrit clairement dans la seconde hypothèse.

Dès lors, quel est le remède alors que la culture a été, pour l’essentiel, vampirisée par le système ultralibéral qui la régurgite sous forme de produits de consommation ? D’ailleurs, qui serait prêt à admettre, en écoutant son groupe favori, qu’il autorise son identité intime à être sous occupation et à être façonnée par un vulgaire produit de marketing ? Un tel produit peut se hisser au niveau de l’art, dira-t-on, mais tout être humain sait, au moins intuitivement, qu’une des caractéristiques de l’art est d’être l’expression par excellence d’une forme unique, légitime, de liberté et de gratuité. D’abord victime consentante, le consommateur de culture de marketing se fait relais actif. Que cette sous-culture ait été fabriquée sur mesure par les industries associées à l’oligarchie (Hollywood par exemple) lui traversera d’autant moins l’esprit que, justement, celui-ci a été calibré pour ne pas se poser ce type de questions.

L’oligarchie comprend infiniment mieux l’enjeu de la culture que nos concitoyens, qui la réduisent habituellement à « comment se faire plaisir » pendant son temps libre. En témoigne l’opération décisive menée dans l’après-guerre par le Congrès pour la liberté de la culture (opération anglo-américaine organisée par la CIA) qui, pour détourner les artistes et les intellectuels de leur fascination envers le marxisme, a créé une culture synthétique destinée à convertir à leur insu les populations occidentales à des valeurs préfigurant celles du « marché libre et non faussé ». A la culture soviétique glorifiant une conception mécaniste du travail s’en est opposée une autre, dissociée du travail et orientée vers l’entertainment (divertissement) avec promotion des jeux de hasard, sentiments irrationnels et fascination de l’image.

D’autre part, l’art et la culture ayant été habilement réduits à une simple question de goût, quoi de plus tentant pour ceux qui en monopolisent le marché que d’affirmer, sans aucun risque d’être contredits, que cette culture est celle que réclame le public. A partir de là, la nature du choix auquel est invité le consommateur culturel se rapproche de celui d’un enfant chez le marchand de glace : parfum cassis, citron ou plutôt café ? Il en faut pour tous les goûts : que ce soit dans le sentimentalisme le plus mièvre jusqu’à la violence sadique s’affichant sans complexe dans les films promouvant les actes de torture, cousins germains des reality shows qui mettent en scène la dégradation morale d’êtres humains. Avec les jeux vidéos, s’est ajouté un nouvel instrument de captation des esprits. Le jeu commence avec l’abandon de son identité par le joueur, qui la troque contre celle du personnage qu’il doit incarner. Là où il pense maîtriser son destin, c’est le jeu – dont les règles ont été fixées par un tiers – qui le joue, lui, comme un pion. Là où il s’imagine dans une dimension sociale, il n’est plus qu’un pantin désocialisé ayant déserté la vie réelle.

La culture promue par l’oligarchie vise à saper le moral, dans tous les sens du terme, du peuple et à le maintenir sous l’emprise des sens et du présent. C’est en réalité une culture de l’enfermement, et le discours sur le « multiculturalisme » ou – version alternative – sur le retour aux cultures dites « traditionnelles » n’en est qu’un autre angle. Ne devrait-il pas être suffisamment clair aujourd’hui que l’insistance avec laquelle on a fait la leçon aux citoyens sur une culture prétendument « d’ouverture » ne visait qu’à garantir une fermeture à tout ce qui n’est pas la culture oligarchique ?

Hégémonique, cette culture ne supporte aucune remise en cause tout en sachant, en tant que de besoin, procéder comme l’Empire romain qui intégrait dans son Panthéon les dieux de toutes les croyances, pourvu que la puissance de Rome demeure incontestée.

Alors, esclaves ou citoyens ? Eternel présent ou futur ?

Johann F. Herbart, philosophe et pédagogue allemand, pensait que l’un des premiers soucis de l’éducateur, c’est « la manière dont s’établit chez l’élève le cercle des idées : car ce sont les idées qui engendrent les sentiments ». Dans le même texte, il faisait part à ses lecteurs que « ce qui convient à l’enfant, ce n’est pas lui [l’éducateur], mais bien la puissance accumulée de tout ce que les hommes ont jamais senti, éprouvé et pensé (…) C’est là le maximum de ce que peut faire l’humanité à chaque moment de sa durée : présenter à la génération qui grandit tout le bénéfice de ses essais antérieurs, soit sous forme d’enseignement, soit sous forme d’avertissement ».

Cette « puissance accumulée » sur des milliers d’années, c’est elle qui ouvre les horizons, fait entrevoir que la destinée humaine ne se réduit pas à notre existence transitoire, que, tout comme ceux qui ont pensé à nous bien avant que nous n’existions, il nous faut penser à ceux qui existeront après notre mort. Elle définit une identité plus grande, plus généreuse, développe une conscience historique et politique. Elle constitue bien sûr un terreau particulièrement propice à l’émergence d’idées, donc de sentiments, qui, de par leur nature, ne pourront être enfermés dans un éternel présent ou dans des particularismes dont la fonction est de dissoudre toute possibilité de penser en termes universels.

Cette conception trouve-t-elle un écho dans l’art ? Déjà, existe-t-il un art qui puisse être autre chose qu’un produit commercial, une expression de l’arbitraire ou de pulsions égotistes, une rébellion à deux sous ou de la provocation infantile ? Y a-t-il un art qui veuille du bien aux gens, qui soit capable de les considérer comme des êtres qui pensent, dont les sentiments peuvent être ennoblis, aspirant à une représentation légitime de la beauté et à des principes universels tels que tout un chacun, où que ce soit, puisse s’y reconnaître ?

Il existe ; c’est l’art classique, celui qui a produit les plus grands sommets de la pensée humaine. Pour la majorité de nos concitoyens, il s’agit d’un continent inconnu, peu attractif car stigmatisé comme ringard et élitiste. Toutefois, ce continent occupant une surface rien moins que centrale dans l’histoire de la pensée humaine et dans les cœurs, il ne se laisse pas si facilement mettre au placard ou reléguer au musée. La culture oligarchique l’a donc intégré à son Panthéon : puisque le caractère enthousiasmant et intrinsèquement révolutionnaire d’un Beethoven ne peut être extirpé, tentons de le dissoudre dans la multitude infinie des musiques. Comprendre ce que recouvre ce relativisme est essentiel dans un pays où la culture est depuis toujours un enjeu de pouvoir, car les classes privilégiées, ayant eu la chance d’accéder à une culture classique et humaniste qu’elles apprécient pour elles-mêmes, sont les premières à défendre une sous-culture pour le peuple qu’elles méprisent.

C’est bien là le drame des partis de gauche, se revendiquant progressistes et prônant l’émancipation des peuples et des individus, mais ayant abandonné aux nantis un art qu’ils ont également stigmatisé, cette fois-ci comme « bourgeois » voire « anti-démocratique », avant de plonger tête la première dans la culture-prison des sens et de l’instant de l’oligarchie, trompeusement présentée comme « populaire ». D’où une forme inédite de double langage, avec un discours politique que vient contredire la culture adoptée par ces partis.

Vaincre le fascisme financier sans changer de culture est illusoire, celle-ci ayant été l’outil qui a permis d’abrutir les citoyens et de les rendre politiquement stupides. L’art, aujourd’hui dévoyé et utilisé contre le peuple, doit redevenir le lieu d’une création authentique à même d’enrichir et d’inspirer la société. Cette tâche n’incombe pas uniquement aux artistes, mais il leur revient en propre de reprendre le flambeau d’un art qui continue à nous parler par delà le temps et de le porter dans notre monde moderne, comme il nous revient à tous de tout mettre en œuvre pour reconquérir notre liberté.

Pour approfondir : L’éducation sans principes d’une éducation sans dessein.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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