Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

14 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 2] Lire 14 décembre - Non à la « normalisation » (comprenez braquage) de la Caisse des dépôts ! Lire 14 décembre - Vidéo : François Gervais - l’urgence climatique est un leurre Lire
AccueilDocument de fondEconomie
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

La planification économique en Chine, une idée neuve pour la France

JPEG - 65.7 ko
JPEG - 128.2 ko
Karel Vereycken.

Avec une croissance fulgurante de 10 % en moyenne de son PIB depuis 30 ans, 715 millions de personnes tirées de la pauvreté extrême, le plus grand réseau de trains rapides du monde, etc., la réussite manifeste de l’économie et de la société chinoise est un précédent historique.

Et son potentiel ne cesse de grandir. En 2016, la Chine a construit l’équivalent d’une université par semaine ! En nombre de diplômés, elle a dépassé l’Europe et les États-Unis. Si elle ne représente que 15 % du PIB mondial, ses chercheurs fournissent plus d’un tiers des articles parus dans les revues scientifiques à comité de lecture.

Et lorsque l’on compare l’évolution du PIB chinois, non pas avec celui des Etats-Unis, mais avec celui d’autres pays émergents (ci-dessus), on se rend bien compte qu’on est devant un phénomène hors du commun.

La question à laquelle on doit donc répondre est la suivante : comment ceci a-t-il été rendu possible ?

Constatons d’abord que les économistes occidentaux ont bien du mal à nous répondre et souvent ne décrivent que la couleur de leurs lunettes idéologiques. La Chine, disent-ils :

  • a attiré les investisseurs étrangers avec sa main d’œuvre bon marché ;
  • a privatisé son secteur public ;
  • a abandonné le collectivisme au bénéfice de la propriété privée ;
  • s’est ouverte au monde grâce à son adhésion à l’OMC en 2001.

En gros, poursuivent-ils, après le désastre de la période maoïste, c’est en assimilant les recettes néolibérales occidentales, codifiées par le « Consensus de Washington » et les critères monétaristes inhérents aux traités européens, que la Chine se serait redressée ! En adoptant la politique d’économie socialiste de marché élaborée par Deng Xiao Ping, la Chine aurait renoncé à partir de 1979 à la planification au bénéfice de notre main invisible du marché.

Or, rien n’est plus faux. Certes, la Chine dispose d’une économie où le marché joue un rôle majeur mais celui-ci reste encadré par des objectifs et des orientations définis par un gouvernement qui gouverne.

Rappelons ici que les « quatre modernisations » (agriculture, industrie, science & technologie et défense) promues par Zhou Enlai dès 1963 et mises en œuvre en 1979 par Deng Xiaoping posent déjà, par leurs objectifs et leurs méthodes, les bases du « rêve chinois » que nous propose aujourd’hui le président Xi Jinping.

Après un siècle d’humiliations, allant des Guerres de l’opium (1839) à la trahison occidentale lors du Traité de Versailles (1919), ce rêve veut simplement permettre à la Chine de retrouver sa place, d’abord, d’ici 2021, année centenaire de la fondation du Parti communiste, comme « puissance modérément prospère », puis d’ici 2049, année du centenaire de la fondation de la République populaire de Chine (RPC), comme une grande puissance économique belle et prospère, et pourquoi pas comme la plus grande – ce qu’elle fut d’ailleurs avant la révolution industrielle en Occident.

Les réformes de Deng Xiaoping

JPEG - 144.9 ko
Deng Xiaoping, le père des réformes chinoises.

Aujourd’hui, 40 ans après le lancement de la politique d’ouverture et de réforme de Deng Xiaoping, regardons à nouveau quelle fut cette politique. En 1978, la Chine avait à peine une agriculture de subsistance. La priorité de Deng était donc de nourrir 978 millions de personnes et de créer le surplus agricole nécessaire pour lancer l’industrialisation. Pour redynamiser une population abattue par la misère et les difficultés, Deng, reprenant certaines expérimentations, lance le Système de responsabilité des ménages (SRM).

Il s’agit d’abord de permettre aux agriculteurs, grâce à un système de baux, d’une durée initialement de 5, puis 10, 15 et enfin 30 ans, d’exploiter un lopin de terre. C’est le premier pas vers une forme embryonnaire de propriété privée.

Rappelons qu’avant, dans le système maoïste collectivisé traditionnel, l’Etat imposait aux agriculteurs un quota de production pour lequel ils étaient payés, la production supplémentaire n’étant quasiment pas rémunérée. Or, avec le nouveau système de responsabilité des ménages, se met en place un système à « double voie ». Les paysans se voient attribuer un quota de production moins élevé, production que l’Etat continue à leur acheter (la première voie). Cependant, ils peuvent disposer librement de toute la production au-delà du quota, y compris en la vendant sur le marché libre, à des prix environ 50 à 75 % plus élevés (la deuxième voie). Ainsi, la première voie fournit une sorte de « filet de sécurité sociale » (remplaçant le fameux « bol de riz en fer » sous Mao), tout en encourageant la prise de risque via la deuxième voie. « Certains doivent d’abord devenir riches », ironisa Deng.

Rapidement, une diversification de la production céréalière vers des produits plus rentables tels que les fruits, les fleurs, les légumes, la volaille et les porcs a suivi. Ce changement permit de doubler le revenu des paysans tout en offrant un plus grand choix pour les consommateurs. Ce système connut un succès instantané, avec l’augmentation d’un tiers de la production agricole. A partir de 1981, ce système de double voie servira de modèle à toutes les réformes, y compris celles des Entreprises communales et villageoises (ECV), des Zones économiques spéciales et des entreprises d’Etat.

Voici au niveau micro-économique un exemple parlant du « socialisme de marché » de Deng. On ajoute un marché bien domestiqué à un socialisme aux caractéristiques chinoises évoluant dans le temps et selon son propre rythme. Cette approche graduelle et pragmatique est à l’opposé totale de la « thérapie de choc » imposée à la Russie, où, en privatisant tout et n’importe quoi à grande vitesse, l’Occident a provoqué un recul démographique et la ruine de ce grand pays dès 1991. En Chine, il s’agissait, et il s’agit toujours, d’une politique pragmatique de transition, à tâtonnements, utilisant le cadre d’une planification centrale de moins en moins « impérative » et de plus en plus « indicative », c’est-à-dire servant de référentiel pour des ajustements constants.

Comme résultat, aujourd’hui, en Chine, 60 % de l’économie est aux mains d’un secteur privé qui apporte 70 % des recettes fiscales et 80 % de l’emploi. Mais ce secteur privé prospère dans le cadre d’objectifs obéissant à une vision à long terme fixée par la Commission nationale pour le développement et la réforme (NDRC), qui joue le rôle de ministère de l’Economie, bien qu’il n’existe aucun ministère de ce type en tant que tel. Ce vaste ministère est issu de la fusion de deux commissions : celle de la planification et celle de l’économie nationale.

En bref, le genre de Commissariat général au Plan dont rêvait chez nous Pierre Mendès France. Considérée en Chine comme le « ministère des ministères », sous le contrôle du Premier ministre, c’est cet organe qui s’occupe au quotidien de la coordination macro-économique des différents ministères.

JPEG - 123.7 ko
La créativité humaine est la clé du progrès. Car l’humanité ne progresse pas par petits pas mais par sauts de grenouilles (leapfrogging), c’est-à-dire par des sauts qualitatifs permettant de surmonter l’épuisement des ressources d’une technologie donnée.

Mais il y a plus encore. On oublie trop souvent que dès le début, les réformes de Deng Xiaoping mirent l’accent sur les infrastructures et le progrès scientifique. Comme pour l’humanité en général, les planificateurs chinois ont bien conscience que la seule manière de sortir du piège de l’épuisement des ressources qu’impose une technologie x à un moment z, c’est de passer rapidement à de nouvelles technologies plus performantes et moins gourmandes en énergie et en matière.

JPEG - 22.5 ko

Le fait que la Chine soit passée directement du papier monnaie au paiement par Smartphone, sans passer par Visa et American Express, donne des cauchemars à Washington.

Cette approche nous ramène directement aux apports de l’économiste américain Lyndon LaRouche dans la conceptualisation d’une métrique du leapfrogging (sauts de grenouille), ces bonds technologiques non-linéaires qui marquent les grands moments de progrès dans l’histoire.

Pour Joshua Cooper Ramo, vice-président de Kissinger Associates, auteur du livre Le consensus de Beijing (2004) et pas vraiment un ami de la Chine, « l’émergence de la Chine redessine l’ordre international en introduisant une nouvelle physique du développement et du pouvoir ».

L’auteur constate d’abord que l’héritage confucéen est l’une des sources d’inspiration des politiques chinoises, car il combine une forte autorité gouvernementale avec des droits de propriété de base et l’exigence de l’auto-perfectionnement.

Le consensus de Beijing, s’inquiète Ramo, est une affaire de changement économique autant que social. Il utilise l’économie et la gouvernance pour améliorer la société, un objectif original dans l’économie du développement qui avait été d’une certaine manière perdue depuis les années 1990 et l’avènement du consensus de Washington.

Au sujet de l’innovation, prenant l’exemple de la fibre optique, Ramo constate lui aussi que la force du modèle de développement chinois tient à sa capacité de ne pas vouloir systématiquement rattraper des filières obsolètes, mais d’en monter sans cesse de nouvelles. Toute réforme entraînant inévitablement des changements, la force du modèle chinois consiste :

à créer un changement qui aille plus vite que les problèmes créés par ce changement (car) le seul remède au changement est davantage de changement et davantage d’innovation. In fine, c’est l’intensité des innovations qui est salvatrice.

Quant à la planification chinoise, elle nous rappelle ce que nous avons fait de meilleur chez nous, le New Deal aux Etats-Unis et le Commissariat général au plan (CGP) sous De Gaulle et Jean Monnet dans l’après-guerre.

Or c’est précisément cette planification qui est évoquée pour justifier la guerre commerciale occidentale contre la Chine, comme cela ressort clairement de cet article de James McBride sur le Made in China 2025, publié le 2 août sur le site du Council on Foreign Relations (CFR), très influent cercle de réflexion des élites anglo-américaines :

Le programme ‘Made in China 2025’ accélère les efforts déjà existants en consacrant encore plus de moyens et en intensifiant la planification centrale transversale entre le gouvernement, les entreprises privées et le monde universitaire. Ce plan comprend aussi bien des politiques annoncées publiquement que des actions plus opaques que les analystes interprètent comme des manœuvres visant à soustraire la Chine à d’éventuelles sanctions pour non-respect de ses engagements envers l’OMC.

Dans un récit grotesque, l’article détaille ce que le CFR considère comme des distorsions à la règle du marché libre et non faussé, en se basant sur un rapport récent de la Chambre de Commerce de l’UE en Chine :

  • La Chine fixe des objectifs à atteindre et – quel crime ! – « encourage les entreprises privées et publiques à conformer leurs décisions aux priorités du plan ».
  • Celles qui adhèrent au plan profiteront – quelle horreur ! – de baisses d’impôt.
  • Pire encore, les entreprises chinoises sont incitées à acquérir – incroyable ! – les technologies dont la Chine a besoin pour atteindre ses objectifs.
  • Enfin, comble de l’infamie, la Chine continue à exiger des transferts de technologie de ceux qui viennent profiter de sa main d’œuvre qualifiée et bon marché. Jusqu’où ira-t-on ?

Or, en examinant le premier Plan de modernisation et d’équipement (LME), adopté en France en 1946, toute personne dotée d’un brin d’intelligence constatera de fortes similitudes avec ce qui fut fait chez nous :

Notre plan a pour objet :

  1. de développer la production nationale et les échanges extérieurs, en particulier dans les domaines où la position française est la plus favorable ;
  2. d’accroître le rendement du travail ;
  3. d’assurer le plein d’emploi de la main d’œuvre ;
  4. d’élever le niveau de vie de la population et d’améliorer les conditions de l’habitat et de la vie collective.

Le plan devait « permettre à la France, en utilisant à plein ses richesses en hommes et en ressources naturelles, de devenir un pays ‘moderne’ à niveau de vie élevé participant largement à la vie du monde, tout en assurant son indépendance par le développement de ses productions essentielles et l’abaissement de ses prix de revient ».

Ainsi, tout compte fait, on reproche à la Chine d’adopter une politique qui marche aussi bien chez elle qu’elle a fonctionné chez nous, puisque c’est grâce à cette approche économique que les Etats-Unis comme l’Europe ont pu se reconstruire.

Lancer une guerre commerciale contre la Chine reviendrait donc à déclarer la guerre à un principe qui a fait ses preuves en Chine et chez nous, pour la simple raison qu’il est en accord avec les lois de l’univers et de la raison humaine.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Henry Kissinger et Steve Bannon, un empire à deux têtes en croisade contre la Chine

17 octobre
Actualité
Henry Kissinger et Steve Bannon, un empire à deux têtes en croisade contre la Chine

Afrique-Chine : pourquoi la thèse de la « diplomatie de la dette » ne tient pas debout

8 septembre
Actualité
Afrique-Chine : pourquoi la thèse de la « diplomatie de la dette » ne tient pas debout

Chine : les élites françaises découvrent-elles enfin la lune ?

9 août
Chroniques stratégiques
Chine : les élites françaises découvrent-elles enfin la lune ?

Jacques Cheminade : L’esprit du Tianxia et la France

14 novembre
Actualité
Jacques Cheminade : L’esprit du Tianxia et la France

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard