Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

14 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 2] Lire 14 décembre - Non à la « normalisation » (comprenez braquage) de la Caisse des dépôts ! Lire 14 décembre - Vidéo : François Gervais - l’urgence climatique est un leurre Lire
AccueilDocument de fondEconomie
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Les leçons du Wirtshaftswunder allemand

La rédaction
PNG - 1.8 Mo

Par Kasia Kruczkowski

La reconstruction allemande entreprise après-guerre est la preuve empirique qu’un système de crédit productif public permet à une nation ruinée de se relever rapidement, à l’opposé d’un système monétariste. Les principes sous-jacents sont aujourd’hui tout à fait applicables aux pays méditerranéens.

La prospérité et la solidité économique de l’Allemagne furent érigées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans des conditions très difficiles. Minimisant ce qui est aujourd’hui connu comme le « miracle économique allemand » (wirtshaftswunder), les élites du système actuel prétendent que c’est la conjoncture qui l’a voulu, qu’il fallait bien reconstruire. On avait touché le fond, on ne pouvait que remonter...

De tels arguments sont bien utiles pour éviter de réfléchir aux principes économiques appliqués à l’époque, et ils ont bien souvent été invoqués afin d’empêcher la mise en œuvre de changements systémiques nécessaires - pour le plus grand plaisir des principaux acteurs de la mondialisation financière.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la situation de l’Allemagne était catastrophique : la plupart des infrastructures étaient détruites ; la fourniture d’électricité et de chauffage pour l’industrie et pour la population s’était effondrée ; les rationnements alimentaires étaient très bas et des millions de réfugiés venus de l’Est se trouvaient dans les villes bombardées, où près d’un quart des logements étaient inhabitables. La situation financière n’était pas meilleure.

L’Allemagne n’était pas considérée comme solvable, ce qui l’empêchait de s’appuyer sur l’émission d’obligations souveraines pour lever des fonds sur les marchés financiers internationaux. Soumettre la population à une politique d’austérité - comme on le fait stupidement aujourd’hui - était impossible, pour des raisons évidentes.

Dans un tel état, comment l’Allemagne était-elle supposée regagner la « confiance des marchés » ? Et, plus important encore, comment allait-elle redonner à la population l’espoir d’un futur meilleur pour son pays et pour l’Europe ?

Néanmoins, à la fin des années 1950, l’Allemagne est redevenue une grande puissance économique et un partenaire convoité sur le marché des exportations. A partir d’une situation de chômage de masse au sortir de la guerre, le pays réussit à rétablir le plein emploi au cours des années 1960 (sept millions d’emplois créés en 7 ans !). La dette extérieure est payée avant même les délais prévus, pendant qu’augmentent les investissements et le niveau de vie.

La survie n’était pas le seul moteur de la reconstruction, mais bien plutôt la passion déterminée de la population, couplée à une politique de reconstruction dirigiste et soutenue par les fonds du Plan Marshall.

Entre 1948 et 1952, près d’1,6 milliard de dollars (environ 4 milliards de Deutschemarks) sont octroyés à l’Allemagne. Ces aides étaient mises à la disposition des entreprises et des collectivités locales, principalement sous la forme de crédit des Etats-Unis pour l’achat de biens (alimentaires et matières premières).

La Reconstruction Finance Corporation de Franklin Roosevelt

Le succès du modèle américain eut une grande influence pour la reconstruction allemande, notamment la Reconstruction Finance Corporation (RFC), créée en 1932, et dont le président Franklin Roosevelt s’est servi pour sortir de la Grande Dépression en forçant les banques-casino à servir l’économie productive.

En 1948, le banquier allemand Hermann Josef Abs fut, parmi d’autres, à l’origine de la création d’une institution modelée sur la RFC : le Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW/Organisme de crédit pour la Reconstruction). [1]

Une valeur équivalente aux importations américaines était payée sous forme d’acomptes de contrepartie (dans le cadre du Programme de reprise européen/ERP). A partir de ces acomptes, les autorités américaines libéraient des fonds destinés à d’importants projets du Plan Marshall (ECA).
Le KfW recevait du capital à partir des acomptes de contrepartie de l’ERP et pouvait ainsi financer l’amorce des projets de reconstruction.

Pour cela, le KfW dressait une liste des investissements prioritaires, de l’ensemble des équipements et des machines nécessaires, et chargeait les entreprises adéquates de les produire. Les entreprises devaient soumettre au KfW une demande de prêt en présentant l’ensemble des investissements et leur correspondance avec le projet concerné.

Mais le KfW ne devenait le prêteur que lorsque les institutions de crédit privées considéraient le prêt trop risqué ; ce qui était le cas en particulier pour les secteurs du charbon, du gaz, de l’eau, de l’électricité et des transports. Ces investissements publics ont suscité un nombre considérable d’investissements privés, que le gouvernement aidait par ailleurs.

Contrairement à d’autres pays européens ayant bénéficié des fonds du Plan Marshall, tous les crédits alloués à Allemagne ont été payés en retour à travers ces acomptes de contrepartie qui ont vu ainsi leur capital s’accroître, leur permettant de continuer à financer les grands projets, longtemps après l’expiration du Plan Marshall.

Ce principe de réinvestissement des crédits revenus dans le Fond originel correspond aux pratiques d’une entreprise moyenne réinvestissant ses bénéfices dans la société, de manière à la porter vers de plus hautes densité de flux énergétique, ce qui implique un progrès collatéral dans la qualité des produits et la qualification des employés.

En Angleterre et en Norvège, par exemple, les fonds furent utilisés pour payer la dette publique - ou, comme on le dit communément, pour équilibrer le budget - ce qui ne fit qu’empirer leur situation. Seule l’Allemagne et la France ont tenu à investir ces fonds de contrepartie exclusivement dans la production. Les dettes étrangères furent payées par la suite, grâce aux revenus fiscaux, de telle manière que ce « fond d’investissement » est resté disponible pour plusieurs prêts.

Posons-nous les bonnes questions

Ce type d’investissement peut et doit être réalisé grâce à l’émission de crédit public, en permettant au KfW de jouer à nouveau son rôle historique.
L’on ne devrait pas considérer une situation d’endettement comme un obstacle à l’émission raisonnable de nouvelles dettes, l’essentiel étant d’éviter la spirale infinie de l’endettement, conséquence de la politique de renflouements comme nous la menons depuis 2007 principalement, et de d’organiser la faillite contrôlée des titres toxiques. Pour cela, il est nécessaire que les fonds publics initiaux encouragent les investissements privés ; ceux-ci seront alors remboursés grâce à l’augmentation de la production.

Au lieu de tout ramener aux éternelles questions de coûts, qui ne mènent nulle part, posons-nous les bonnes questions : quels travailleurs, avec quelles qualifications, ont besoin de tels emplois, et de quelles capacités de production disposons-nous ? Quels projets d’infrastructures sont nécessaires, et quels investissements peuvent être réalisés en vue de créer des capacités supplémentaires ?

On en vient rapidement à la conclusion qu’un tel programme d’investissement requiert en parallèle un programme massif de formation, car la réalisation de ce type de projets implique la participation de nouveaux ingénieurs, techniciens et employés qualifiés, dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie.

Nous devons bien sûr garder à l’esprit le fait que la crise actuelle n’est pas causée par le surendettement ou la destruction de l’économie réelle d’un seul pays, mais qu’il s’agit de l’effondrement de l’ensemble du système financier transatlantique. La faillite des politiques du FMI et de l’UE, en raison de leur persistance à suivre les théories monétaristes, est flagrante au regard de la situation de la Grèce.

Mais les conditions de nombreux pays dans le monde entier sont aussi graves, voire davantage, qu’en Allemagne à la fin de la guerre. L’ampleur des « aides » accordées par le FMI ou par des organisations similaires n’est pas le facteur décisif, comme le montrent le manque de développement en Afrique ainsi que dans la plupart des pays d’Asie.

L’approche politique sous-jacente au « miracle économique » - investissements publics dans les infrastructures, politique de crédit dirigiste et régulation - qui a longtemps été admirée et étudiée, en France, en Allemagne ou ailleurs, est absolument incompatible avec la dégénérescence de l’Union Européenne ces vingt dernières années qui violerait plusieurs des statuts et articles établis par le Traité de Maastricht, le Pacte de Stabilité, etc. Le problème est précisément là : le diktat libéral endémique des marchés, avec son lot d’axiomes et de traités, de Maastricht au Mécanisme Européen de Stabilité (MES), est un échec cuisant et sans appel et tous ces arrangements devraient immédiatement être annulés !

En réalité, le miracle économique ne fut pas miraculeux, mais résultat plutôt d’une vision de l’économie imprégnée d’humanisme, où le principal objectif était le développement du potentiel créateur d’une population, et le bien-être des générations futures.



[1En France il serait urgent de s’inspirer du Crédit National pour faciliter les réparations des dommages causés par la Guerre fondé le 10 octobre 1919.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Bernard • 04/10/2017 - 18:42

    Intéressant, cependant vous ne dites rien sur les suites et les conséquences de ces différences de modalités de financement de la reconstruction entre Allemagne et la France.
    En particulier, et pour rapidement en venir à la raison de mon commentaire, j’ai cru comprendre que contrairement à la France, les allemands (jusqu’à maintenant ?) étaient plus "locataires" que propriétaires et surtout dans les zones reconstruites (Berlin, par exemple). Certainement qu’outre Rhin, les immeubles reconstruits sont restés la propriété "d’organismes" plus ou moins étatiques.... alors qu’en France (bon on n’a pas eu les mêmes destructions !) les gouvernements ont laissés les bailleurs privés se dém....daient, n’est-ce-pas ?... et après (mais c’est une autre histoire) un gouvernement demandent à ces mêmes bailleurs privés de.... réduire le loyer demandé au prétexte qu’il (le gouvernement).... baisse les APL.
    Cela serait instructif que vous développiez cet aspect pour comprendre comment aujourd’hui on est arrivé à de telles différences sur la situation du logement entre l’Allemagne et la France.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Un plan de relance par le crédit productif public

12 février 2010
Economie
Un plan de relance par le crédit productif public

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard